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	<title>partage Archives - KLAC Kaléidoscope laboratoire Culturel</title>
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	<description>Incubateur de projets culturels à Bordeaux</description>
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	<title>partage Archives - KLAC Kaléidoscope laboratoire Culturel</title>
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		<title>Les tiers-lieux, nouveaux espaces dans nos quartiers</title>
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		<dc:creator><![CDATA[KLAC]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Jan 2019 08:42:35 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Article écrit par Agnès Wahl de l&#8217;association Alt- &#160; Les habitant·e·s des villes françaises, métropoles et capitale comme villes moyennes et villages, voient se développer dans leurs quartiers de nouveaux types d’espaces qu’on désigne souvent sous le terme de “tiers-lieux”. Ce développement remarquable s’inscrit dans un contexte d’intérêt et de<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/les-tiers-lieux/"> Read more</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Article écrit par Agnès Wahl de l&#8217;association <a href="https://www.facebook.com/altpessac/" target="_blank" rel="noopener">Alt-</a></p>
<p><img decoding="async" fetchpriority="high" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2019/01/Cowork-1024x684.jpg" alt="Coworking" width="750" height="501" class="aligncenter wp-image-354 size-large" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2019/01/Cowork-1024x684.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2019/01/Cowork-300x201.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2019/01/Cowork-768x513.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2019/01/Cowork-500x334.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2019/01/Cowork-800x535.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2019/01/Cowork-360x240.jpg 360w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2019/01/Cowork.jpg 1200w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<p style="text-align: justify;">Les habitant·e·s des villes françaises, métropoles et capitale comme villes moyennes et villages, voient se développer dans leurs quartiers de nouveaux types d’espaces qu’on désigne souvent sous le terme de “<strong>tiers-lieux</strong>”. Ce développement remarquable s’inscrit dans un contexte d’intérêt et de soutien de plus en plus forts de l’Etat, des collectivités territoriales et de certaines structures privées : enveloppe de 110 millions d’euros annoncés par le gouvernement en septembre 2018, appel à projet Open Gare avec la SNCF, appel à manifestation d’intérêt de la <a href="https://www.nouvelle-aquitaine.fr/" target="_blank" rel="noopener">Région Nouvelle-Aquitaine</a> pour un plan de coopération avec l’<a href="https://europa.eu/european-union/index_fr" target="_blank" rel="noopener">Europe</a> et la Coopérative des Tiers-Lieux d’1,02 millions d’euros, par exemple. Petit tour d’horizon pour comprendre ce mouvement, ses origines et ses enjeux pour l’action culturelle, artistique et sociale.</p>



<h2 style="text-align: justify;">“Tiers-lieux”, ça signifie quoi ?<strong></strong></h2>



<p style="text-align: justify;">Régulièrement dans l’environnement des professionnels de la culture apparaissent de nouveaux termes ou notions qui inondent alors les discours et structurent les actions. C’est le cas de la notion de tiers-lieux depuis quelques années, dont la définition recouvre aujourd’hui un très grand nombre d’objets divers.</p>



<p style="text-align: justify;">“<strong><a href="https://coop.tierslieux.net/tiers-lieux/typologies-definition/" target="_blank" rel="noopener">Tiers-lieux</a></strong>” est emprunté et traduit du sociologue américain <a href="https://en.wikipedia.org/wiki/Ray_Oldenburg" target="_blank" rel="noopener">Ray Oldenburg</a> spécialisé dans les questions urbaines et qui, dans son ouvrage <em>The Great Good Place </em>de 1989, décrivait “the third place” : ces espaces fréquentés quotidiennement mais qui ne sont ni le lieu du travail, ni le domicile. Ce sont donc des espaces <em>tiers</em> au bureau et à la maison : des “tiers-lieux”.</p>



<p style="text-align: justify;">Il n’y a pas aujourd’hui de définition officielle de cette notion, mais on peut retrouver un certain nombre de caractéristiques sur laquelle la plupart s’accordent. Il s’agit en général d’espaces physiques ou virtuels ouverts, modulables et le plus souvent connectés et équipés, permettant la rencontre entre des personnes et des compétences qui n’avaient pas forcément vocation à se croiser. Ce sont des lieux de production autres que les lieux professionnels, et des lieux de sociabilité autres que ceux du cadre intime. On l’aperçoit déjà, de très nombreux types d’espaces peuvent rentrer dans le cadre de cette définition.</p>



<p style="text-align: justify;">Ces types de lieux existent depuis longtemps, sous des formes plus ou moins différentes, ce qui change aujourd’hui c’est qu’on les regroupe sous cette notion commune, ce qui permet de faire apparaître leur dénominateur commun. Cette nouvelle visibilité est aussi la source de leur démocratisation et du soutien des pouvoirs publics qui en voient l’impact économique, social et territorial.</p>



<p style="text-align: justify;">Les contours de la notion présentés jusqu’ici demeurent théoriques et elle est en réalité utilisée principalement aujourd’hui dans le domaine précis des pratiques professionnelles, c’est-à-dire du travail.</p>



<h2 style="text-align: left;"><img decoding="async" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2019/01/aerial-background-beverage-blog-blogger-browsing-1434235-pxhere.com-1.jpg" alt="Ordinateur et café" width="360" height="250" class="alignleft wp-image-360 size-full" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2019/01/aerial-background-beverage-blog-blogger-browsing-1434235-pxhere.com-1.jpg 360w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2019/01/aerial-background-beverage-blog-blogger-browsing-1434235-pxhere.com-1-300x208.jpg 300w" sizes="(max-width: 360px) 100vw, 360px" />Les tiers-lieux aujourd’hui : de nouveaux espaces de travail<strong></strong></h2>



<p style="text-align: justify;">Cette notion a émergé et rencontré son succès en raison des mutations d’usage dans la vie professionnelle qu’on peut observer depuis le début du XXI<sup>ème</sup> siècle : avec l’arrivée du numérique dans le travail notamment et sa “flexibilisation”, de plus en plus de travaill·eurs·euses n’exercent plus leur emploi dans un lieu professionnel dédié mais dans d’autres lieux, notamment le domicile. Pourtant, comme le souligne Philippe Gargov dans un article intitulé <em>Le tiers état des tiers-lieux</em>(1) : « Contrairement à une idée relativement répandue dans l’inconscient collectif, le télétravail ne se limite pas au travail à domicile. Les cafés et restaurants, par exemple, sont devenus en quelques années les lieux pivots de ces nouvelles formes de travail “hors-sol”. Un siège, un café / sandwich et une connexion wi-fi, le tour est joué. »</p>



<p style="text-align: justify;">Suivant la mutation de ces usages, les entreprises se sont adaptées, mais également ces mêmes lieux qui accueillent les travaill·eurs·euses : cafés, bibliothèques, fast-food sont devenus autant de nouveaux lieux de travail. Le président de Starbucks lui-même utilise cette notion pour promouvoir sa vision de son entreprise. Aujourd’hui, ce sont aussi les travaill·eurs·euses eux-mêmes qui s’associent, souvent dans des coopératives, pour construire leurs tiers-lieux, et les politiques publiques suivent et soutiennent ce mouvement comme en témoignent les dispositifs évoqués en introduction.</p>



<p style="text-align: justify;">Comme l’écrit Philippe Gargov, il s’agit de « garantir la continuité des usages professionnels à distance, dans un cadre toutefois plus ludique que le domicile ». En réalité, quand on parle de tiers-lieux, on parle peut-être plus d’usages que d’espaces et une maxime circule dans le milieu des tiers-lieux qui dénote bien de cette idée : « ce n’est pas le lieu qui fait le tiers-lieux mais l’usage qu’on en fait ». On comprend donc que n’importe quel type d’espaces peut devenir un tiers-lieux et les nouvelles dénominations fleurissent pour coller à la diversité de ces nouveaux espaces, comme en témoigne la typologie dressée par la Coopérative des Tiers-Lieux(2) : elle distingue des lieux d’activités et de services (coworking, cafés associatifs,&#8230;), des lieux artisanaux (fablab, hacker- ou makerspace, garages solidaires, laboratoires textiles, repair cafés,&#8230;) des lieux agricoles (zones de production mutualisées, espaces de vente directe,&#8230;) et des lieux d’innovation pédagogique qui connectent le monde éducatif et le marché de l’activité.</p>



<p style="text-align: justify;">La notion est donc entrée dans le secteur professionnel de la culture et des arts par la porte de l’entrepreneuriat culturel et créatif : dans ce secteur en particulier, nombreux sont les travaill·eurs·euses indépendant·e·s qui ont besoin de trouver de trouver des espaces professionnels ouverts et ludiques, mais également de se mettre en réseau avec leurs pairs, et donc de les rencontrer.</p>



<p style="text-align: justify;">En investissant les tiers-lieux, ces travaill·eurs·euses apportent aussi avec eux certaines considérations pleinement compatibles avec l’esprit qui sous-tend le mouvement des tiers-lieux : sur les questions de la gouvernance, de l’impact local et social, de la médiation et de l’éducation populaire, etc.</p>



<h2 style="text-align: justify;">Les tiers-lieux demain : de nouveaux espaces culturels, sociaux et civiques ?<strong></strong></h2>



<p style="text-align: justify;">Le développement des tiers-lieux semble aller pour une partie aujourd’hui dans le sens du dépassement de la simple question du travail, pour déborder sur celles du développement territorial notamment, dans la veine de la notion d’innovation sociale.</p>



<p style="text-align: justify;">Ce développement n’est pas étonnant si on en revient à la première utilisation du terme par Ray Oldenburg. En effet, l’ouvrage de 1989 était sous-titrée « Cafes, Coffee Shops, Community centers, General Stores, Bars, Hangouts, and How They Get You through the Day », et sa réédition en 1997 « Cafés, Coffee Shops, Bookstores, Bars, Hair Salons and Other Hangouts at the Heart of a Community », ce qu’on pourrait traduire par « cafés, comptoirs, librairies, bars, salons de coiffure et autres lieux de rencontre au coeur des communautés ».Quand on parle de tiers-lieux, on parle donc originellement de lieux où les personnes peuvent se rencontrer, se réunir et échanger de manière informelle, et ces lieux de rassemblement informels sont précisément l’objet d’étude du sociologue.</p>



<p style="text-align: justify;">Il y a donc un aspect très clairement social au fondement de l’idée de tiers-lieux, de même qu’un aspect territorial lié à l’idée de “communautés” : les tiers-lieux sont avant-tout des lieux ouverts sur leur quartier, qui suscitent un fort sentiment d’appartenance et permettent à un groupe de personnes de partager une expérience et un vécu communs. On peut penser par exemple aux friches artistiques qui se sont déployées à la fin de la Guerre Froide en Europe : il s’agissait de lieux désertés (notamment dans les villes anciennement soviétiques) qui ont été réinvestis par des collectifs d’artistes en recherche d’espaces de travail, et qui ont fédéré autour d’eux toute une vie de quartier. Les exemples français du Lieu Unique à Nantes, ou de la Belle de Mai à Marseille montrent l’impact que peuvent avoir ces lieux sur le développement social, économique, et donc territorial des quartiers où ils émergent. Les pouvoirs publics l’ont bien compris, qui soutiennent particulièrement le déploiement de tiers-lieux dans des zones désertées, qu’elles soient urbaines ou rurales.</p>



<p style="text-align: justify;">D’autre part, l’autre innovation qui ressort de l’étude de ces lieux de rassemblement informels et du mouvement de développement des tiers-lieux, c’est celle de la gouvernance. En effet comme dit précédemment, c’est l’usage qui crée le tiers-lieux et qui amène donc l’offre privée mais aussi publique à s’adapter. Il y a donc une dimension dite “bottom-up” : là où traditionnellement l’impulsion du changement est donné par “le haut”, c’est-à-dire par les investisseurs privés ou les décideurs publics, ce sont ici les usagers qui portent l’expérimentation du changement des politiques publiques et de l’offre privée. En s’associant pour combler leurs propres besoins, les communautés (de travaill·eurs·euses, d’artistes, d’habitant·e·s d’un quartier,&#8230;) dessinent une nouvelle manière d’agir sur son environnement professionnel, social, civique,&#8230; On pourrait considérer que cette initiative elle-même est “tiers” : à l’initiative privée, et à l’initiative publique. Il s’agirait en somme d’une initiative “en commun”, dans la veine de la notion des communs qui consiste pour un groupe de personnes à gérer, préserver, améliorer et transmettre une <a href="https://kaleidoscopelab.fr/le-crowdfunding/" target="_blank" rel="noopener">ressource commune</a> dont le groupe bénéficie.</p>



<p style="text-align: justify;">On peut donc espérer que le mouvement de développement des tiers-lieux s’oriente dans le sens d’en faire des <a href="https://kaleidoscopelab.fr/a-propos/" target="_blank" rel="noopener">laboratoires</a> d’une nouvelle manière de travailler et de produire certes, mais aussi d’évoluer dans son environnement social, de valoriser sa culture, de prendre part à la décision publique, etc. : autant de questions chères aux professionnels du secteur culturel et créatif. C’est un mouvement qui commence à émerger en Nouvelle-Aquitaine et qui fera l’objet d’un nouvel article pour en dresser l’état des lieux.</p>
<h3>L&#8217;auteur </h3>
<p style="text-align: justify;"><span>Agnès Wahl est membre du conseil d’administration du label indépendant bordelais <a href="https://www.banzailab.com/" target="_blank" rel="noopener">Banzaï Lab</a> et diplômée en <a href="http://www.masteripci.fr/" target="_blank" rel="noopener">ingénierie de projets culturels et interculturels</a> de <a href="https://www.u-bordeaux-montaigne.fr/fr/index.html" target="_blank" rel="noopener">l’Université Bordeaux Montaigne</a>. Après un parcours riche entre langues, droit, sciences politiques, humaines et sociales, elle se passionne pour la théorie des communs et la question des espaces comme leviers de développement économique pour le secteur culturel et social. Habitante de Pessac depuis 2014, elle y préside l’association <a href="https://www.facebook.com/altpessac/" target="_blank" rel="noopener">Alt-</a> qu’elle a co-fondé en 2017. Cette association de préfiguration oeuvre pour la création d’un lieu de quartier coopératif dans le secteur Pessac Campus : un lieu de restauration, de loisirs et de rencontre pour les habitants du quartier et les universitaires du campus.</span></p>
<p><span style="font-weight: 400;">(1) </span><i><span style="font-weight: 400;">Le tiers état des tiers-lieux,</span></i><span style="font-weight: 400;"> 2011, Philippe Gargov pour le site OWNI.fr http://owni.fr/2011/02/28/urban-after-all-s01e06-le-tiers-etat-des-tiers-lieux/</span></p>
<p>(2) https://coop.tierslieux.net/tiers-lieux/typologies-definition/</p>
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		<title>Le Crowdfunding &#8211; comment ça marche ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[KLAC]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 15 Oct 2018 19:28:39 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Ce n’est pas un secret que le crowdfunding s’inscrit aujourd’hui comme une tendance majeure du financement de projets de natures très différentes :  projets culturels, artistiques et créatifs, mais aussi projets solidaires et socialement engagés ou encore projets entrepreneuriaux innovants. On ne peut pas dire que cette idée du financement participatif soit<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/le-crowdfunding/"> Read more</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;">Ce n’est pas un secret que le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Financement_participatif" target="_blank" rel="noopener">crowdfunding</a> s’inscrit aujourd’hui comme une tendance majeure du financement de projets de natures très différentes :  projets culturels, artistiques et créatifs, mais aussi projets solidaires et socialement engagés ou encore projets entrepreneuriaux innovants.</p>
<p style="text-align: justify;">On ne peut pas dire que cette idée du financement participatif soit nouvelle. Depuis des siècles les créateurs ont utilisé leurs réseaux familiaux, amicaux et professionnels pour trouver l’argent pour financer leurs projets. Cette idée de financement participatif est aussi à la base du don et du mécénat : quelqu’un qui aime un projet créatif le finance directement ou aide à le financer.</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, l’apparition et la popularisation de l’internet et des réseaux sociaux a révolutionné la notion de participation (thème pour un prochain post !). De plus, avec la baisse des aides de l’Etat pour la culture et les arts et la difficulté d’accès aux prêts bancaires pour les créateurs, le crowdfunding est devenu une solution pour lancer une activité et/ou pour tester la réception d’une idée de la part du public. On peut dire que le financement participatif est une nouvelle forme de solidarité, une forme de démocratisation du mécénat où tout le monde peut contribuer, même avec peu, à la réalisation d’un projet qui lui tient à cœur. Et on voit que même l’Etat ou les administrations font appel au crowfounding pour certains projets : le renouvellement du <a href="https://www.sudouest.fr/2017/03/31/bordeaux-un-appel-aux-dons-pour-sauver-le-pont-de-pierre-3326539-2780.php" target="_blank" rel="noopener">Pont de Pierre</a> ou le Cénotaphe de Montaigne à Bordeaux.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/10/Capture-d-cran-2018-10-11-17.57.22-ConvertImage.png" alt="Crowdfunding " width="791" height="373" class="aligncenter wp-image-322 size-full" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/10/Capture-d-cran-2018-10-11-17.57.22-ConvertImage.png 791w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/10/Capture-d-cran-2018-10-11-17.57.22-ConvertImage-300x141.png 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/10/Capture-d-cran-2018-10-11-17.57.22-ConvertImage-768x362.png 768w" sizes="(max-width: 791px) 100vw, 791px" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h2 style="text-align: left;"><strong>Mais clairement c’est quoi un crowdfunding ?  </strong></h2>
<p style="text-align: justify;">Pour commencer il faut préciser qu’il existe deux concepts différents, parfois confondus et tous deux très intéressants : le crowdfounding et le <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Production_participative" target="_blank" rel="noopener">crowdsourcing</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">Et c’est quoi le crowdsourcing ? Composé de deux mots « crowd » (la foule) et « sourcing » (l’approvisionnement), ce néologisme désigne une façon de faire appel à la « foule », souvent de façon intellectuelle, pour développer une idée.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon Jean-Fabrice <a href="https://www.cairn.info/revue-systemes-d-information-et-management-2015-1-page-99.htm" target="_blank" rel="noopener">Lebraty</a>, l’un des chercheurs qui a étudié ce phénomène, nous dit que le crowdsourcing peut se définir comme le partage par une organisation, notamment via un site web, d’une activité auprès d’un grand nombre d’individus pour récolter des idées et/ou tester des projets. Il s’agit d’externaliser vers un très grand nombre de personnes des activités confiées traditionnellement à un petit nombre d’individus ou d’entités préalablement identifiés et ciblés (comme cela se fait souvent dans les campagnes de marketing). La « foule » constitue alors un vivier d’idées, de compétences et de ressources culturelles qui peuvent être mobilisées pour aider une entreprise, une association ou le développement d’un projet spécifique.</p>
<p style="text-align: justify;">Il y a plusieurs formes de crowdsourcing mais les deux qui me semblent les plus intéressantes à détailler ici sont :</p>
<ul style="text-align: justify;">
<li>le crowd voting : il s’agit de demander l’avis de la foule. Par exemple, faire voter des utilisateurs ou adhérents pour prendre des décisions pour le futur concernant la réalisation d’une exposition ou le choix d’un lieu pour un événement, etc. Plusieurs utilisateurs d’Instagram utilisent ce concept à travers l’outil de vote dans les <em>stories</em> de leurs pages.</li>
<li>le crowd wisdom ou « sagesse de la foule », marche très bien dans les communautés de spécialistes ou de fans qui sont sources d’information. Les forums d’informatique en sont un bon exemple.</li>
</ul>
<p style="text-align: justify;">De l’autre côté, avec le crowdfunding il s’agit de faire appel au portefeuille collectif, permettant à un large éventail d’individus de remplacer les banques et autres institutions comme source de financement, à travers des plateformes web.</p>
<p style="text-align: justify;">Donc, dans le cas du crowdsourcing il s’agit de trouver des sources d’inspiration et/ou des conseils alors que le CF consiste à convaincre le public de l’intérêt de son projet pour obtenir une source de financement. L’argent est la ressource principale qui est attendue de ce public.</p>
<h2 style="text-align: left;"><strong>Et comment ça marche le crowdfunding ?</strong></h2>
<p style="text-align: justify;"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/10/Capture-décran-2018-10-15-10.11.42.png" alt="Crowdfunding" width="530" height="388" class="wp-image-325 alignleft" /></p>
<p style="text-align: justify;">Le fonctionnement du crowdfunding est très simple. Il existe des plateformes web qui se chargent de la collecte. Le public est appelé à faire un don selon ses envies et possibilités. Ce don peut se faire pour le pur désir de soutenir un projet mais il peut aussi avoir une contrepartie (dans ce cas, il ne s’agit plus vraiment d’un « don », même si on l’appelle encore comme ça dans le jargon du crowdfunding).</p>
<p style="text-align: justify;">Néanmoins, sur plusieurs plateformes (surtout les plus intéressantes), il faut soumettre le projet que l’on veut financer : les spécialistes de la plateforme vérifient la faisabilité du financement, et acceptent ou non de monter le projet sur la plateforme. Pourquoi font-ils cela ? Parce que leur modèle économique implique que la plateforme gagnera une commission sur le total d’argent collecté. En plus, pour la plupart de plateformes, la collecte fonctionne selon la règle du « tout ou rien » : les sommes ne seront collectées que si l’objectif fixé par le porteur de projet est atteint. Il existe aussi des plateformes qui ont un modèle <strong>« flexible »</strong> permettant de récolter l’argent, peu importe que l’objectif soit atteint ou non, comme par exemple <a href="https://www.helloasso.com" target="_blank" rel="noopener">Hello Asso</a>.</p>
<p style="text-align: justify;">On arrive alors à la question du choix de la plateforme pour son projet. Cela fera l’objet d’un autre post car il y a plusieurs éléments à considérer. Mais les deux plateformes les plus connues en France (au moins celles dont j’ai le plus souvent entendu parler) sont <a href="https://www.kisskissbankbank.com/fr" target="_blank" rel="noopener">KissKissBankBank</a> et <a href="https://fr.ulule.com/" target="_blank" rel="noopener">Ulule</a>. Ce sont des plateformes très interactives qui marchent très bien pour les projets innovants et créatifs. Comme il existe plusieurs plateformes, le choix devra se faire par rapport aux objectifs que l’on s’est fixés et à l’intérêt que le projet peut susciter pour un secteur spécifique (le secteur associatif, le secteur de l’agriculture etc).</p>
<p style="text-align: justify;">Dans tous les cas il faut savoir que la réussite du crowdfunding dépend en grande partie de la capacité du porteur de projet à mobiliser son entourage, sa famille et ses proches. Cette mobilisation doit fonctionner comme une caisse de résonance pour trouver plus de public pour le projet. Dans ce cadre, les réseaux sociaux vont avoir un rôle très important comme moyen de communication.</p>
<p style="text-align: justify;">On continuera à parler de crowdfunding par la suite. En attendant, si vous voulez discuter de la possibilité de faire un crowdfunding pour votre projet, n’hésitez pas à nous contacter!.</p>
<p style="text-align: justify;"><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/4HwEu_YLWT8" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
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