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	<title>confinement Archives - KLAC Kaléidoscope laboratoire Culturel</title>
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	<description>Incubateur de projets culturels à Bordeaux</description>
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	<title>confinement Archives - KLAC Kaléidoscope laboratoire Culturel</title>
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		<title>Interview avec Jofo : un artiste haut en couleurs</title>
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		<dc:creator><![CDATA[KLAC]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 04 Oct 2020 17:27:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par Emma Callegarin Rencontre avec Jofo, de son nom Jean-François Duplantier, l’artiste bordelais nous ouvre les portes de son atelier. Dans cet univers coloré aux odeurs d’acrylique, empli de toiles, de reproductions, de bustes de mannequins recouverts de Toto, son personnage signature, il nous parle de son parcours, de ses<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/interview-jofo/"> Read more</a></p>
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<p>Par Emma Callegarin </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" fetchpriority="high" width="1024" height="683" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-24-1024x683.jpg" alt="Jofo dans son atelier" class="wp-image-823" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-24-1024x683.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-24-300x200.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-24-768x512.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-24-500x333.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-24-800x533.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-24-1280x853.jpg 1280w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-24-1920x1280.jpg 1920w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-24-1536x1024.jpg 1536w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-24-2048x1365.jpg 2048w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-24-360x240.jpg 360w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>L&#8217;artista dans son atelier. Photo : Emma Callegarin </figcaption></figure>



<p><a aria-label="undefined (opens in a new tab)" rel="noreferrer noopener" href="https://kaleidoscopelab.fr/blog/" target="_blank">Rencontre </a>avec <strong>Jofo</strong>, de son nom <a aria-label="undefined (opens in a new tab)" rel="noreferrer noopener" href="https://www.facebook.com/jofoartiste/" target="_blank">Jean-François Duplantier</a>, l’artiste bordelais nous ouvre les portes de son atelier. Dans cet univers coloré aux odeurs d’acrylique, empli de toiles, de reproductions, de bustes de mannequins recouverts de Toto, son personnage signature, il nous parle de son parcours, de ses œuvres et de ses projets.</p>



<p><br><strong>Pour commencer, j’aimerais savoir ce qui t&#8217;a amené vers la peinture, puisque tu as suivi une formation d’architecte, avant de te consacrer entièrement&nbsp;à tes toiles.</strong></p>



<p><br>Quand je suis arrivé à Bordeaux, il y avait une espèce de richesse en art<br>contemporain avec le CAPC qui était une grosse machine de guerre. Je me<br>souviens d’expositions marquantes, qui m’ont ouvert les yeux. Je venais de Dax, je n’avais pas une grande culture de l’art en général, alors voir des expos de Keith Haring, sur la figuration libre, un courant important des années 80 avec Robert Combas, de Daniel Buren qui a fait une installation hallucinante dans la nef, c’était incroyable. Je commençais à peindre et ces artistes-là m’ont orienté vers quelque chose de plus graphique, de plus spontané, de plus jeté et au fil des années j’ai trouvé mon style. Less is more, j’aime bien le très épuré. Après je peux le contrer par le fond que je traite de manière variée, c’est ça qui fait la variante de mon travail<br>depuis trente ans. Je vais dans des territoires inconnus dans le traitement des fonds. Ça peut être des aplats, des rayures, des coulures, des projections, des tons unis, … J’aime bien aussi me réapproprier des supports existants, des papiers imprimés, des panneaux de chantiers, des affiches, des tapisseries. Je préfère ça à la page blanche. </p>



<p><br><strong>Chacune de tes œuvres s’orne d’un petit personnage, Toto. Reconnaissable à sa tête ronde et à son trait minimaliste, il est ta signature. Est-ce que tu pourrais m’en parler ?</strong></p>



<p><br>Cette année, ça fait 30 ans qu’il existe, que je le dessine sur toutes mes ouvres. Il est né de la découverte d’un dessin d’enfant que j’ai fait à l’âge de 5 ans, dans le grenier de mes parents à Dax. Ce dessin je m’en suis servi pour le reproduire au propre. Ce personnage est très fidèle, je me suis rendu compte que ça m’amenait une grosse identité et qu’avec ce personnage là je pouvais raconter plein d’histoire.<br>Il est universel dans le sens où il peut toucher beaucoup de monde, quelques soient les âges, on a tous une part d’enfance en nous. Grâce à lui je peux véhiculer des messages, les coller à des faits d’actualité. Je peux aussi raconter des choses très légères, l’amour, la guerre, la religion, le sport, …Vivre avec lui depuis 30 ans, c’est vrai défi. C’est pour ça que j’ai des temps de pauses, et j’ai un plaisir fou de le remettre en scène pour lui faire vivre d’autres aventures. Tant que je n’ennuie pas les gens et que je ne m’ennuie pas moi-même, j’y vais. J’admire les gens qui se surprennent tous les jours, c’est d’une force extraordinaire. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="768" height="768" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-25.jpg" alt="Les visages de Toto " class="wp-image-821" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-25.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-25-300x300.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-25-150x150.jpg 150w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-25-500x500.jpg 500w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /><figcaption>Les visages de Toto. Photo : Jofo</figcaption></figure>



<p><strong>Tu abordes des thèmes extrêmement divers, allant de la politique aux surfeurs, est-ce que tu en as des plus chers que d’autres&nbsp;?</strong></p>



<p>J’aime bien peindre les choses de l’amour. A une époque je peignais plus des faits de guerre mais c’était lié aux enfants, aux jeux de guerre et puis il y a forcément un parallèle avec l’actualité et les conflits à travers le monde. Après il y a des évènements marquants comme le 11 septembre, ou la révolution roumaine, tout ça je l’ai traité en peinture. Récemment je me suis attaqué aux gilets jaunes parce que je trouvais que c’était un sujet sociétal d’une telle importance que j’avais envie de m’exprimer dessus. L’art doit délivrer une émotion en passant par quelque chose qui parle aux gens. C’est une nécessité pour moi de mettre des choses sur la toile, après je ne suis pas dessinateur de presse ou chroniqueur. Mais quand je me lance dans quelque chose, j’ai du mal à m’en sortir. Les gilets jaunes j’ai fait beaucoup de toiles parce que le mouvement a duré longtemps et a évolué. Notre Dame brûle, aussitôt je fais une toile parce que ça me touche beaucoup. La Covid, forcément je l’ai traité, ça bouscule le monde, c’est difficile de passer à côté.</p>



<p><strong>En parlant de la Covid, tu as fait une installation assez incroyable sur la Place de la Bourse en mai dernier…</strong></p>



<p>Elle est arrivée comme un don de Dieu. On était tous confinés à Bordeaux, moi j’ai la chance d’avoir un chien, et avec mon atelier de l’autre côté de la ville, je la traversais tous les jours. J’ai été fasciné, attiré par la ville déserte, j’y ai passé des moments très riches. Un jour en venant à l’atelier je me suis rendu compte qu’il n’y avait pas de pub sur la façade de la <a href="https://www.sudouest.fr/2020/08/01/bordeaux-l-oeuvre-monumentale-de-jofo-de-retour-sur-les-murs-place-de-la-bourse-l-artiste-ironise-7711385-2780.php">Place de la Bourse</a>. Pendant le confinement, il n’y avait pas plus insupportable que de se sentir inutile, je faisais des dessins sur les réseaux sociaux et je me suis mis à rêver de voir une de mes œuvres sur cette bâche. En quatre coups de fils ça s’est débloqué, en dix jours c’était fait ! C’était cocasse parce que quand il est apparu la place était déserte, personne ne pouvait le voir. Après il y a eu beaucoup de presse, de télé qui sont venus et qui ont fait que ce merci a pu sortir du cadre de la place. Il est resté un mois et demi, puis en juin une pub est revenue, en juillet aussi, et grâce à l’absence de pub en août ils ont remis mon Toto-soignant. Il a été enlevé il y a quinze jours, la bâche est repartie à Lyon et va être découpée en morceaux pour faire des sacs qui vont être vendus au profit du CHU.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1000" height="500" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-25-1.jpg" alt="Murale de Toto pendant le confinement " class="wp-image-822" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-25-1.jpg 1000w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-25-1-300x150.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-25-1-768x384.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-25-1-500x250.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/10/2020-09-25-1-800x400.jpg 800w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption>Toto, place de la Bourse pendant le confinement. Photo : Damien Renoulet</figcaption></figure>



<p><strong>Bordeaux a une place importante dans ton œuvre, tout comme la région aquitaine. D’origine dacquoise c’est pourtant la capitale Girondine qui t’a inspiré des séries, pourquoi ?</strong></p>



<p>Parce que Bordeaux c’est ma ville, ça fait depuis 1981 que j’y vis. Bordeaux c’est mon terrain de jeu, c’est une ville qui m’inspire, que j’éprouve, et son évolution m’intéresse aussi. Le traitement de l’architecture est une passion pour moi. Au tout début de mon parcours, j’ai beaucoup dessiné la ville et vingt-cinq ans après je m’y suis remis parce qu’elle ne cesse de changer. D’où l’idée de faire Chapo Bordo(1) puis Chapi Chato(2), puisque l’architecture viticole évolue aussi rapidement. C’est un peu la concurrence des grandes signatures d’architectes. Je pourrais dessiner vingt autres châteaux facilement, il y en a tellement dans la région, idem pour Chapo Bordo, un deuxième serait envisageable, il y a plein de bâtiments marquants, qu’ils soient classiques, modernes, art déco, art contemporain, il y a de quoi faire. </p>



<p><strong>Est-ce que tu peux nous parler de ton processus créatif&nbsp;? De tes inspirations lorsque tu travailles&nbsp;?</strong></p>



<p>Pour mes toiles, je me lance sans croquis, sans trait d’étude. Avant même de faire le fond, je tends la toile, j’enduis, ça me permet de réfléchir. Une fois que le fond est terminé, je m’attaque à une scène. Je démarre toujours par l’œil, le premier rond et près j’y vais. C’est comme une BD, une histoire courte, sur une seule case. En un seul dessin il doit inspirer quelque chose au niveau de l’émotion. J’aime bien travailler avec de la musique, il y a pas mal de groupes que je suis depuis des années, les Who par exemple, et j’aime bien utiliser des titres ou des paroles pour les rabattre sur ma toile. C’est pour ça qu’il y a assez souvent des petites phrases en anglais dans mes peintures. J’aime bien faire des ponts entre mes passions. Ma peinture est comme la musique que j’écoute, rock’n’roll et urbaine.</p>



<p><strong>Tu es donc peintre, architecte mais aussi vidéaste et musicien, comment est-ce que tu lies toutes ces différentes formes d’expression&nbsp;?</strong></p>



<p>Je le vois comme un complément d’activité qui m’amène ailleurs et me fait du bien. La musique par exemple, c’est un travail collectif avec des copains depuis des années, c’est précieux, c’est une passion. Il y a un pont dans la création, entre les paroles des chansons que j’écris et les thématiques des peintures que je produis, dans le prochain album il y a une chanson sur les slogans des gilets jaunes, chose que j’ai traité en peinture, il y en a une sur le départ d’Alain Juppé de la mairie de Bordeaux, chose que j’ai faite en peinture aussi, il y en a une sur des surfeurs et je l’aborde aussi,…Il y a un pont entre la création picturale et les autres.</p>



<p></p>


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<p><strong>Dans ce monde un peu incertain, tu as des projets pour l’année à venir&nbsp;?</strong></p>



<p>Il se trouve que l’été dernier, il y a 13 mois donc, on a enregistré notre 3<sup>e</sup> album avec les Snoc et on devait le sortir en mai, ça a été repoussé. On a sorti pendant le confinement un clip, qu’on a tourné comme ça, chez soi, une chanson appropriée puisqu’elle s’appelle « dans ma maison ». Pour la peinture, si la Covid le veut bien, j’exposerai à Paris cette année. Après j’aimerais bien faire une sorte de rétrospective, j’en avait fait une de 96 à 2006, 10 ans de création. Faire un gros bouquin qui retracerait un peu ce que j’ai fait, pas d’exhaustif, l’exhaustif ça sent le sapin (rires). L’idéal serait de l’accompagner d’une expo rétroviseur, à Bordeaux ce serait top !</p>



<p>Site web de l’artiste&nbsp;: <a href="http://www.jofoland.fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">http://www.jofoland.fr</a></p>



<p>(1) Série de toiles faites par Jofo où Toto porte un chapeau représentant des bâtiments bordelais : Place de la Bourse, Grand Théâtre, stade, etc. (Note de la rédactrice)</p>



<p>(2) &nbsp;Série de toiles faites par Jofo où Toto porte un chapeau représentant des châteaux viticoles bordelais (Cheval Blanc, Carbonnieux, Issan,&#8230;)</p>
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		<title>Capillotractée : Interview à Patricia Houéfa Grange</title>
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		<dc:creator><![CDATA[KLAC]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 May 2020 07:59:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par Carlos Olivera Pour cette deuxième interview confinée nous avons parlé avec la poétesse performer et artiste visuelle Patricia Houéfa Grange sur son projet Capillotractée, un projet hybride avec plusieurs formes artistiques&#160;: performance, poésie, peinture, installations&#8230;. Capillotractée est un projet artistique que nous avons découvert en novembre dernier lors de<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/capillotractee-interview-a-patricia-houefa-grange/"> Read more</a></p>
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<p>Par Carlos Olivera </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/70699368_2439233652793071_545880190018912256_o-1024x1024.jpg" alt="Patricia Houéfa Grange" class="wp-image-666" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/70699368_2439233652793071_545880190018912256_o-1024x1024.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/70699368_2439233652793071_545880190018912256_o-300x300.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/70699368_2439233652793071_545880190018912256_o-150x150.jpg 150w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/70699368_2439233652793071_545880190018912256_o-768x768.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/70699368_2439233652793071_545880190018912256_o-500x500.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/70699368_2439233652793071_545880190018912256_o-800x800.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/70699368_2439233652793071_545880190018912256_o-1280x1280.jpg 1280w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/70699368_2439233652793071_545880190018912256_o.jpg 1440w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Pour cette deuxième interview confinée nous avons parlé avec la poétesse performer et artiste visuelle Patricia Houéfa Grange sur son projet Capillotractée, un projet hybride avec plusieurs formes artistiques&nbsp;: performance, poésie, peinture, installations&#8230;. </p>



<p>Capillotractée est un projet artistique que nous avons découvert en novembre dernier lors de la Quinzaine de l&#8217;égalité, organisée par la Mairie de Bordeaux. Voici les réponses de Patricia à nos questions : </p>



<p><strong>Pourrais-tu te présenter en quelques mots&nbsp;?</strong></p>



<p>C’est un exercice auquel j’ai de plus en plus de mal à me prêter, tant se présenter revient à se mettre une étiquette. Je préfère souvent laisser les autres me définir (j’ai parfois des surprises amusantes d’ailleurs&nbsp;!) à travers ce qu’ils perçoivent de moi. Mais pour donner malgré tout une réponse, mon état est, il me semble, celui de poète. Cette poésie s’exprime (habituellement) principalement par les mots, mais emprunte de plus en plus souvent d’autres canaux&nbsp;qui se mêlent ou pas aux mots : dit, traduit, voix, sons, chant, mouvement, céramique, expressions plastiques…</p>



<p><strong>Tu es une poétesse, mais aussi artiste visuelle et performer, comment s’articulent toutes ces voix dans ton art ?</strong></p>



<p>Ce sont des voix qui se répondent les unes aux autres et se complètent les unes les autres. Lorsque le mot ne parvient pas à parler ou à dire exactement ce qui me traverse, c’est parfois la voix qui va prendre le relais en prononçant ce mot, en le déformant, en le triturant, en le chantant dans une forme sonore. Je vais alors accompagner les mots en créant un paysage sonore mêlant voix, sons, chant. Parfois ce sont le dessin, la céramique, les créations en papier (origami), toutes sortes d’assemblages et de formes d’expression plastique, qui vont prendre le relais. D’autres fois encore, ce sera la mise en chair des sensations et ressentis lors de performances. Et de plus en plus souvent, c’est tout cela à la fois, dans des projets multiformes comme <em>réVULVotion</em> et <em>Capillotractée</em>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="774" height="1024" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-In-afro-comb-we-trust-Jamais-sans-mon-peigne-afro-774x1024.jpg" alt="Poupées, de Patricia Houéfa Grange" class="wp-image-668" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-In-afro-comb-we-trust-Jamais-sans-mon-peigne-afro-774x1024.jpg 774w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-In-afro-comb-we-trust-Jamais-sans-mon-peigne-afro-227x300.jpg 227w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-In-afro-comb-we-trust-Jamais-sans-mon-peigne-afro-768x1016.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-In-afro-comb-we-trust-Jamais-sans-mon-peigne-afro-378x500.jpg 378w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-In-afro-comb-we-trust-Jamais-sans-mon-peigne-afro-605x800.jpg 605w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-In-afro-comb-we-trust-Jamais-sans-mon-peigne-afro-968x1280.jpg 968w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-In-afro-comb-we-trust-Jamais-sans-mon-peigne-afro-1452x1920.jpg 1452w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-In-afro-comb-we-trust-Jamais-sans-mon-peigne-afro-1161x1536.jpg 1161w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-In-afro-comb-we-trust-Jamais-sans-mon-peigne-afro.jpg 1494w" sizes="(max-width: 774px) 100vw, 774px" /><figcaption>&#8220;Jamais sans mon peigne afro/In afro comb we trust&#8221;, installation pour l&#8217;exposition &#8220;Ni muses ni soumises : artistes&#8221;, novembre 2019</figcaption></figure>



<p><strong>L&#8217;écrivain</strong> <strong><a rel="noreferrer noopener" href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Sony_Labou_Tansi" target="_blank">Sony Labou Tansi</a> disait qu’il aimait Césaire car il avait « humanisé » le conflit racial et culturel. Je t’ai écouté parler plusieurs fois sur le métissage comme un élément important pour toi. Ce conflit (s’il y a un conflit) est-il important dans ta conception de l’art ?</strong></p>



<p>Je suis née métisse et depuis ma naissance, je vis et je m’équilibre en permanence entre différentes cultures que l’Histoire a mises en conflit. Je suis à la fois le maître et l’esclave, le colon et le colonisé. Ce qui fut et est toujours violent à l’échelle des nations et du monde, l’est aussi à l’échelle de la construction identitaire, dont le point d’équilibre évolue en permanence.<br>Pour ma part, je ne parlerais donc pas, ou plutôt je ne parlerais donc plus de conflit, mais de tension permanente, une tension au sens mécanique du terme. Le point d’équilibre mouvant de cette tension est le métronome de mon existence à tous les niveaux.<br>En effet, comme tout.e créateur.trice, comme tout.e artiste, les forces qui sont à l’œuvre en moi rejaillissent forcément sur ce que je crée et décide de partager. Ma poésie est une poésie de l’entre-deux et des traits d’union. Entre soi et l’autre, certes, mais aussi entre soi et la nature&nbsp;; entre corps, âme et esprit&nbsp;; entre infiniment grand et infiniment petit&nbsp;; entre visible et invisible&nbsp;; entre rêve et (r)éveil&nbsp;; entre vivants et morts. Et consciemment ou inconsciemment, l’expression même de ma poésie s’est progressivement métissée, en se mêlant aux formes d’expression citées plus haut.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="1021" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/79085102_2482248575158245_3845228892340092928_o-1024x1021.jpg" alt="Capillotractée" class="wp-image-671" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/79085102_2482248575158245_3845228892340092928_o-1024x1021.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/79085102_2482248575158245_3845228892340092928_o-300x300.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/79085102_2482248575158245_3845228892340092928_o-150x150.jpg 150w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/79085102_2482248575158245_3845228892340092928_o-768x766.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/79085102_2482248575158245_3845228892340092928_o-500x500.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/79085102_2482248575158245_3845228892340092928_o-800x798.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/79085102_2482248575158245_3845228892340092928_o-1280x1276.jpg 1280w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/79085102_2482248575158245_3845228892340092928_o.jpg 1440w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>Performance &#8220;Capillotractée&#8221;, novembre 2019</figcaption></figure>



<p><strong>Ton <a href="http://www.papillonsdemots.fr/2019/11/13/capillotractee-ni-muses-ni-soumises/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">projet</a> « Capillotractée » est un projet hybride avec plusieurs formes artistiques&nbsp;: performance, poésie, peinture, tes poupées&#8230;. Pourrais-tu nous en dire un peu sur ce projet ? Est-ce que cette diversité a une relation directe avec la complexité du sujet&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>Tout d’abord, je dois préciser que <em>Capillotractée</em> est un projet qui en est encore à ses prémices, qui s’explore encore. J’en ai présenté les premiers éléments, à l’invitation de la <a href="https://kaleidoscopelab.fr/projets/macla/">Macla</a>, lors de l’exposition «&nbsp;Ni muses ni soumises&nbsp;: artistes&nbsp;», présentée lors de la <a href="http://www.bordeaux.fr/p81908/lutte-contre-les-discriminations" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Quinzaine de l’Égalité à Bordeaux</a>, en novembre dernier. Mais je ne sais pas encore à quoi il ressemblera exactement le jour où je déciderai qu’il est achevé.<br>Ce projet est parti de mon expérience personnelle du retour au cheveu naturel et de la redécouverte de ce dernier, après avoir eu les cheveux défrisés pendant près d’un quart de siècle&nbsp;! Un peu plus de six ans après, je peux dire que ce fut une vraie révélation et une expérience jouissive&nbsp;! J’ai découvert, non seulement à quel point le cheveu afro, dans toutes ses expressions, plus ou moins crépu, plus ou moins bouclé, est beau, mais encore toutes les possibilités esthétiques et d’expression artistique qu’il nous offre.<br>En m’y intéressant un peu plus, je me suis rendu compte de tout le poids que l’Histoire a fait peser sur ces cheveux et à quel point l’utilisation du fer puis de la brûlure des produits chimiques pour les défriser sont à mettre en relation avec les fers de l’esclavage (fers aux pieds, fer du marquage sur la peau). J’ai pris conscience de la force de la symbolique de ces cheveux dans le mouvement afro-américain des droits civiques et celui de l’afro-féminisme.<br>Ce fut une prise de conscience tardive, je m’en rends compte, mais il vaut mieux tard que jamais. Finalement, je suis la même vague que la génération qui redécouvre comme moi et traverse la même prise de conscience que moi actuellement, avec plus ou moins de bonheur. Car cette prise de conscience donne parfois lieu à des débordements extrémistes, en stigmatisant celleux qui continuent à utiliser produits défrisants et/ou tissages/extensions.<br>Le cheveu est tout de même, d’abord et avant tout, une partie de soi, et chacun.e en fait ce qu’iel veut. L’objectif de <em>Capillotractée</em> est en fait de conduire en douceur celleux qui n’ont pas encore fait cette redécouverte à la faire et, à partir de là, à faire en conscience le choix ou pas du retour au cheveu naturel.<br>Quant à la diversité des formes d’expression du projet, elle n’est pas directement liée à la complexité de la question, mais au fait que je m’exprime de plus en plus en mélangeant les différents médias qui m’appellent.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="960" height="502" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-Triptyque-Afrolatinas.jpg" alt="Triptyque de Patricia Houéfa Grange" class="wp-image-669" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-Triptyque-Afrolatinas.jpg 960w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-Triptyque-Afrolatinas-300x157.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-Triptyque-Afrolatinas-768x402.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-Triptyque-Afrolatinas-500x261.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-Triptyque-Afrolatinas-800x418.jpg 800w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>Triptyque &#8220;Afrolatinas&#8221; (recto) Installation pour l&#8217;exposition &#8220;Ni muses ni soumises : artistes&#8221;, novembre 2019</figcaption></figure>



<p><strong>Dans ton projet Capillotractée il existe une dualité entre une vision très personnelle et en même temps très universelle, où on mélange des références et hommages à des femmes de nationalités diverses. Est-ce que cette dualité a été voulue ?</strong></p>



<p>Oui. Au Bénin, on dit «&nbsp;C’est au bout de l’ancienne corde qu’il faut tresser la nouvelle&nbsp;». Alors la tresse de mes cheveux nouveaux, je la tisse au bout de la tresse laissée par les anciennes. Toutes ces femmes auxquelles je vais rendre hommage à travers ce projet sont notre matrimoine. Elles nous ont laissé un bout de leur expérience, de leurs connaissances, de leur art pour ce qui est du soin, de la mise en valeur et de l’exploration artistique du cheveu naturel. Ce que disent leurs œuvres et leurs représentations, c’est aussi que ces femmes, qui pour certaines auraient pu être ma mère, ma grand-mère, c’est que tous les clichés et les polémiques autour du cheveu crépu auxquels nous sommes confronté.e.s à l’heure actuelle, dans le monde entier, existaient déjà, sous des formes plus ou moins similaires, à leur époque, dans le monde entier. Il y a donc encore bien du chemin à faire et des tresses à tisser.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="960" height="451" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-Triptyque-Afrolatinas-2.jpg" alt="Triptyque 2 de Patricia Houéfa Grange" class="wp-image-670" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-Triptyque-Afrolatinas-2.jpg 960w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-Triptyque-Afrolatinas-2-300x141.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-Triptyque-Afrolatinas-2-768x361.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-Triptyque-Afrolatinas-2-500x235.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Capillotractée-Triptyque-Afrolatinas-2-800x376.jpg 800w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /><figcaption>Triptyque &#8220;Afrolatinas&#8221; (verso) Installation pour l&#8217;exposition &#8220;Ni muses ni soumises : artistes&#8221;, novembre 2019</figcaption></figure>



<p><strong>La situation qu’on vit est totalement inédite de par son caractère mondial. Est-ce que le confinement a changé ta façon d’appréhender ton art ?</strong></p>



<p>Je disais plus haut que ma poésie s’exprime principalement à travers les mots, qui constituent mon tout premier média. Et j’ai mis «&nbsp;habituellement&nbsp;» entre parenthèses. Car en ce temps de confinement qui était, au premier abord, une situation bien familière pour moi (même si je ne mettais pas d’étiquette sur ce comportement, je m’auto-confinais déjà régulièrement pour écrire et créer, comme si j’étais en résidence en quelque sorte. Et je travaille chez moi depuis plusieurs années), dans les premières semaines notamment, je ne suis parvenue ni à lire, ni à écrire. Même si c’est une situation physique que je connais, au niveau psychologique et mental, les circonstances sont bien différentes. J’ai été traversée de toutes les émotions possibles et j’ai connu bien des yo-yo avant de petit à petit apprivoiser ce confinement et retrouver une forme d’équilibre. Et cela s’est fait à travers la création plastique. Quand mes pensées papillotaient trop vite, j’ai d’abord commencé à faire du coloriage, puis à dessiner et enfin à plier des origami. Et au fur et à mesure, mes préoccupations se sont assoupies, j’ai retrouvé la sérénité nécessaire pour de nouveau traduire puis écrire.<br>Avant ce confinement, je pensais être, de façon immuable, profondément enracinée dans l’écrit et qu’ensuite ma poésie s’épanouissait en différentes branches qui sont les différentes voix dont nous avons déjà parlées. Mais j’ai appris qu’en certaines circonstances, quand la sidération fait taire toute forme de voix en moi, ce sont mes mains qui prennent la parole en premier.<br>Et, comme par «&nbsp;hasard&nbsp;», pendant ce confinement, j’ai commencé à mettre en œuvre un projet qui me titillait depuis plusieurs années, et de façon plus insistante depuis plusieurs mois, à savoir les «&nbsp;Rêves confits&nbsp;». C’est un projet qui mêle origami et récupération, en créant des paysages imaginaires tenant dans une petite boîte ou un bocal, de petits paysages à emporter. À la fois nomades et…clos.</p>
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		<title>KLAC en temps du COVID19</title>
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		<dc:creator><![CDATA[KLAC]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 28 Apr 2020 09:32:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Bonjour à tous, nous voilà confinés depuis plus d’un mois et demie. Pour tous, c’est un temps incertain où l’on peut avoir l’impression de vivre dans une fiction, dans un film… Parfois, il peut être difficile de croire que c’est bien la vie réelle&#160;! Ce n&#8217;est pas un secret que<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/klac-en-temps-du-covid19/"> Read more</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="640" height="480" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/12/IMG_3823.jpg" alt="" class="wp-image-344" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/12/IMG_3823.jpg 640w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/12/IMG_3823-300x225.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></figure>



<p>Bonjour à tous, nous voilà confinés depuis plus d’un mois et demie. Pour tous, c’est un temps incertain où l’on peut avoir l’impression de vivre dans une fiction, dans un film… Parfois, il peut être difficile de croire que c’est bien la vie réelle&nbsp;!</p>



<p>Ce n&#8217;est pas un secret que la situation actuelle s&#8217;avère compliquée pour tout le secteur culturel. Nous faisons partie d&#8217;un secteur très important, d&#8217;une part par la création d’<a rel="noreferrer noopener" href="https://www.culture.gouv.fr/Sites-thematiques/Etudes-et-statistiques/Publications/Collections-d-ouvrages/Chiffres-cles-statistiques-de-la-culture-et-de-la-communication-2012-2019/Chiffres-cles-2019" target="_blank">emplois locaux</a> (le poids économique direct de la culture s’est stabilisé autour de 2,3 % de l’ensemble de l’économie nationale), et d&#8217;autre part parce que nous créons, ou participons à la création d’objets d&#8217;art physiques ou numériques qui ont une haute valeur symbolique. Ce n&#8217;est pas par hasard&nbsp;que, pendant ces semaines de confinement, tout le monde partage des chansons et de la musique, des livres (ou des extraits), de l&#8217;art plastique, etc., car l&#8217;art réconforte, nous rassemble&nbsp;et nous donne de l&#8217;espoir.&nbsp;</p>



<p>Néanmoins nous sommes aussi un secteur&nbsp;très fragile dans un monde en constante évolution. Un monde où l&#8217;humain est malheureusement de moins en moins au centre de l’organisation politique, économique et sociale.&nbsp;</p>



<p>Nous pensons que c&#8217;est le moment de changer. Nous l’appelons de nos vœux. Et nous espérons que cette situation inédite ainsi que les prises de conscience qui l’accompagnent, vont permettre de construire un lendemain plus humain, sachant prendre le temps de ralentir et laissant place à plus de bon sens et de bienveillance. Nous ne sommes pas naïfs. Nous savons que ce changement ne se fera pas en un jour, mais nous espérons qu’il arrivera vite (même si cela peut être dur à imaginer quand on apprend qu’en Chine, la chaine de luxe Hermès a battu des records de vente le premier jour du déconfinement).</p>



<p>Pour nous, petite association culturelle, cette situation s&#8217;avère compliquée. Comme pour beaucoup d&#8217;entre vous, nous avions programmé en avril et en mai de nombreux et beaux projets sur lesquels nous avons beaucoup travaillé ces derniers mois. Certains d&#8217;entre eux n&#8217;auront finalement pas lieu, d’autres ont déjà été reportés et quelques-uns sont en suspend dans l’attente de savoir s&#8217;ils pourront se dérouler comme prévu ou non&#8230;&nbsp;</p>



<p>Nous avions aussi planifié des moments conviviaux pour se rencontrer et célébrer le deuxième anniversaire de KLAC qui était fin mars.&nbsp;On avait imaginé une célébration avec apéro, musique et échange&#8230; car beaucoup de belles choses se sont passées durant ces 2 années. Cela n&#8217;a malheureusement pas été possible, mais ce n&#8217;est que partie remise.</p>



<p>Néanmoins&nbsp;nous restons optimistes car c&#8217;est dans des moments comme celui-ci que l’on apprend à valoriser les petits bonheurs, à ralentir le rythme de vie et à relativiser&nbsp;entre ce qui est important et ce qui ne l&#8217;est moins.&nbsp;</p>



<p>Nous pensons beaucoup aux artistes ainsi qu’aux librairies indépendantes, aux galeries d’art, à tous ces indépendants qui travaillent dans la culture et pour qui la vie est très dure actuellement.</p>



<p>Pour tous ceux qui se demandent comment aider après (ou pendant) le confinement, pensez à acheter un album (numérique ou physique) ou un livre dans une librairie indépendante (surtout évitez Amazon qui ne fait pas vivre les commerces locaux), commandez une photo, une affiche, un tableau, une œuvre de cet artiste que vous avez découvert pendant le confinement et que vous appréciez, etc. (Regardez nos<a rel="noreferrer noopener" href="https://kaleidoscopelab.fr/noemie-boullier-des-hommes-en-boite/" target="_blank"> interviews confinés </a>pour découvrir des artistes!).</p>



<p>Peut-être que ce confinement nous amènera à penser une consommation plus responsable, plus sensée et plus durable. Nous l’espérons.</p>



<p>Dans tous les cas, <a href="https://kaleidoscopelab.fr/bilan-2019/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">KLAC</a> continue et continuera après la crise à soutenir les artistes, les associations et les porteurs de projets comme elle le fait depuis le début de ses activités.</p>



<p>Pour ce faire, nous comptons sur vous, membres, bénévoles, artistes, associations et partenaires, toutes celles et tous ceux qui nous permettent d’exister.&nbsp;</p>



<p></p>
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		<title>Des hommes en boîte : Interview à Noémie Boullier</title>
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		<dc:creator><![CDATA[KLAC]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Apr 2020 09:18:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[art]]></category>
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		<category><![CDATA[noémie boullier]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Donc l'Homme en boîte est une grossière métaphore de notre condition dans le confinement. Confiné dans un espace physique et géométrique, notre faculté à créer des images n'est-elle pas inévitablement conditionnée elle aussi ?</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Par : Carlos Olivera </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="738" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/94143909_3169186579760135_8019628051090374656_o-1024x738.jpg" alt="Des hommes en boîte 4, dessin de Noémie Boullier" class="wp-image-641" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/94143909_3169186579760135_8019628051090374656_o-1024x738.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/94143909_3169186579760135_8019628051090374656_o-300x216.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/94143909_3169186579760135_8019628051090374656_o-768x553.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/94143909_3169186579760135_8019628051090374656_o-500x360.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/94143909_3169186579760135_8019628051090374656_o-800x576.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/94143909_3169186579760135_8019628051090374656_o.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Bienvenus à notre première &#8220;<a href="https://kaleidoscopelab.fr/blog/">interview confinée</a>&#8220;, une série d&#8217;interviews avec des <a href="https://kaleidoscopelab.fr/a-propos/">artistes locaux</a> qui ont accepté de nous parler de leur art et de leurs activités pendant le confinement. </p>



<p>Notre première interviewée est l&#8217;artiste plasticienne <a rel="noreferrer noopener" href="https://noemieboullier.ultra-book.com/" target="_blank">Noémie Boullier</a>. Gravure, dessins à l’encre, peinture à l&#8217;huile, tous les supports sont bons pour déplier son univers. Nous l&#8217;avions rencontrée lors de l&#8217;exposition &#8220;<a rel="noreferrer noopener" href="https://maclart.fr/ni-muses-ni-soumises-artistes/" target="_blank">Ni muses ni soumises, artistes</a>&#8221; de l&#8217;association <a href="https://kaleidoscopelab.fr/projets/macla/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">MACLA </a>en novembre dernier et nous avions adoré sa série &#8220;Bêtes d&#8217;intérieur&#8221;. Voici ses réponses aux questions de notre rédacteur. </p>



<p><strong>J’ai toujours aimé ta série « bêtes d’intérieur ». Le titre (et les images) me font penser que le mot « intérieur » a une double signification : intérieur comme « à la maison », ces bêtes de notre quotidien, mais aussi à l’intérieur de nous comme personnes. Est-ce que c’est vraiment comme ça ? Pourras-tu nous parler un peu plus de cette série ?</strong></p>



<p>Cette série est arrivée sans prévenir, ni avertir qu&#8217;elle allait être longue&nbsp;!</p>



<p>J&#8217;avais quelques vieux cadres dans mon atelier depuis des années qui s&#8217;accumulaient et un jour de grand rangement comme j&#8217;aime le faire de temps en temps, j&#8217;ai voulu les utiliser.</p>



<p>Le format restreint et imposé par ces cadres (même s&#8217;ils sont de tailles très différentes) ne me laissait pas d&#8217;autres choix que de faire des portraits, figures ou bustes, alors que je n&#8217;aimais pas trop jusque-là traiter une seule figure&nbsp;: je préférais confronter au moins deux êtres vivants afin qu&#8217;une narration hasardeuse s&#8217;offre au spectateur.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/68320118_2610461892299276_1677723373821493248_o-819x1024.jpg" alt="Bêtes d'intérieur 87. Peinture de Noémie Boullier" class="wp-image-642" width="329" height="411" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/68320118_2610461892299276_1677723373821493248_o-819x1024.jpg 819w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/68320118_2610461892299276_1677723373821493248_o-240x300.jpg 240w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/68320118_2610461892299276_1677723373821493248_o-768x960.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/68320118_2610461892299276_1677723373821493248_o-400x500.jpg 400w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/68320118_2610461892299276_1677723373821493248_o-640x800.jpg 640w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/68320118_2610461892299276_1677723373821493248_o-1024x1280.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/68320118_2610461892299276_1677723373821493248_o.jpg 1080w" sizes="(max-width: 329px) 100vw, 329px" /><figcaption>Bêtes d&#8217;intérieur 87/360</figcaption></figure></div>



<p>Alors j&#8217;ai commencé à préparer chaque support en fonction du cadre&nbsp;: à découper du médium , à passer du gesso sur des supports existants, à préparer des fonds en jetant des couleurs pour finir des pots de peinture, à coller des photos récupérées dans des vieux journaux, me laissant aller à n&#8217;importe quel outil que j&#8217;avais sous la main (collage, dessin, peinture, craies grasses&#8230;) , essayant de casser les automatismes dans lesquels je me sentais embourbée quant à la construction même de la figure humaine ou&#8230;animale.</p>



<p>J&#8217;en peignais plusieurs à la fois, les laissant, les reprenant, ils m&#8217;entouraient en attente d&#8217;une petite retouche ou d&#8217;une grande transformation. Ils devenaient nombreux et très vite le besoin de courir les vides greniers, les brocantes et les Emmaüs à la recherche de nouveaux cadres afin d&#8217;agrandir cette famille était devenu obsessionnel.</p>



<p>Alors les cadres remplis et les autres vides s&#8217;accumulaient&nbsp;&#8230;j&#8217;ai commencé par les appeler mes «&nbsp;amis internes&nbsp;» car le temps que je passais avec eux plus ou moins long, me permettait de les connaître, comme s&#8217;ils se construisaient un peu à mon insu, je tentais de laisser les portes ouvertes aux nombreuses possibilités de ce qu&#8217;ils pouvaient devenir&#8230;.</p>



<p>Alors les possibilités deviennent infinies …. Et c&#8217;est un peu l&#8217;angoisse de se dire que matériellement, physiquement tous ces «&nbsp;amis&nbsp;» ne vont pas pouvoir se démultiplier à l&#8217;infini, mon grand atelier devient de plus en plus exigu, on y trébuche, j&#8217;ai l&#8217;impression que certaines bêtes s&#8217;y cachent …. C&#8217;est comme ça qu&#8217;elles sont devenues des «&nbsp;bêtes&nbsp;» et&nbsp; d&#8217;&nbsp;«&nbsp;intérieur&nbsp;» car leur forme matérielle (encadrées) sont effectivement destinées à être accroché du coté intérieur du mur , et qu&#8217;elles poussaient en moi comme des parasites .</p>



<p>D&#8217;où la nécessité de me mettre une limite de nombre. MAIS du chiffre 365 auquel j&#8217;avais pensé, il s&#8217;est transformé en 360 avec l&#8217;idée d&#8217;être entouré par ces bêtes d’intérieur.</p>



<p>«&nbsp;Bêtes d’intérieur&nbsp;/ 360°&nbsp;».</p>



<p>J&#8217;avais commencé à les numéroter puis j&#8217;ai perdu la cuenta&nbsp;!!</p>



<p>Je pense que je tourne aujourd&#8217;hui autour de ce chiffre, je crois aussi que cette série ne sera jamais finie… mais je ne cours plus après les cadres&nbsp;!!!</p>



<p>L&#8217;exposition pour laquelle je devais enfin sortir toutes les bêtes de mon atelier a été annulée … Les bêtes restent à l’intérieur&nbsp;!</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="748" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/93282611_3158350307510429_2521242585545048064_o-1024x748.jpg" alt="Des hommes en boîte 1, dessin de Noémie Boullier" class="wp-image-643" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/93282611_3158350307510429_2521242585545048064_o-1024x748.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/93282611_3158350307510429_2521242585545048064_o-300x219.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/93282611_3158350307510429_2521242585545048064_o-768x561.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/93282611_3158350307510429_2521242585545048064_o-500x365.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/93282611_3158350307510429_2521242585545048064_o-800x584.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/93282611_3158350307510429_2521242585545048064_o.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Pendant le confinement on te voit poster sur les réseaux sociaux des images d’une série « Des hommes en boîte ». As-tu commencé cette série pendant le confinement ? est-ce qu’elle a une relation directe avec les « bêtes d’intérieur » ?</strong></p>



<p>&nbsp;Privée de mon atelier depuis le confinement, j&#8217;ai commencé à dessiner avec plume et encre sur une toute petite table qui sera mon atelier durant toutes ces semaines. Très vite est arrivé un dessin qui sera le premier de la série «&nbsp;des Hommes en boîte&nbsp;».</p>



<p>Je n&#8217;écoute que très peu les informations (trop anxiogènes et ma maman chérie se charge de me faire un résumé téléphonique&nbsp;!) mais je suis tombée sur les images des animaux qui se rapprochent des villes, des ports …. Et ça m&#8217;a donné envie d&#8217;utiliser cette image de l&#8217;homme en boîte et de le confronter avec un extérieur qui change, puis cette «&nbsp;boite&nbsp;» est devenu «&nbsp;motif&nbsp;» et il m&#8217;est venu tout naturellement d&#8217;autres images et d&#8217;autres scénarios …</p>



<p>Les réseaux sociaux …. mon principal lieu d&#8217;exposition&nbsp;!!</p>



<p>Au début je n&#8217;ai absolument pas fait de lien entre les deux séries, mais c&#8217;est vrai que ce serait facile de penser que nous nous ensauvageons, que nous devenons des bêtes à l’intérieur de nous et de nos maisons, de notre construction charnelle et architecturale&nbsp;…On serait devenu des bêtes d’intérieur car la nature de l&#8217;homme n&#8217;est pas d&#8217;être enfermé. On serait civilisé à l’extérieur et sauvage à l’intérieur.</p>



<p>Le lien entre les deux séries n&#8217;est pas encore évident mais il est sûrement tissable&nbsp;!</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="944" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/92546697_3136947769650683_4246548914196447232_o-1024x944.jpg" alt="Des hommes en boîte 2, dessin de Noémie Boullier" class="wp-image-644" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/92546697_3136947769650683_4246548914196447232_o-1024x944.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/92546697_3136947769650683_4246548914196447232_o-300x277.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/92546697_3136947769650683_4246548914196447232_o-768x708.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/92546697_3136947769650683_4246548914196447232_o-500x461.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/92546697_3136947769650683_4246548914196447232_o-800x738.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/92546697_3136947769650683_4246548914196447232_o.jpg 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p><strong>Peux-tu nous parler plus de cette série &#8220;Des hommes en boîte&#8221; ? Quel est son origine, ses influences (et tes influences) ?</strong></p>



<p>Donc l&#8217;Homme en boîte est une grossière métaphore de notre condition dans le confinement. Confiné dans un espace physique et géométrique, notre faculté à créer des images n&#8217;est-elle pas inévitablement conditionnée&nbsp;elle aussi ?</p>



<p>&nbsp;C&#8217;est une poésie de confinement qui se construit dessin après dessin. L’évocation d&#8217;images, d&#8217;idées, de ressentis, d&#8217;émotions, la sensation de peur, d&#8217;espoir, les préoccupations intimes et donc universelles, s’emmêlent et de là jaillissent de nouvelles images traduites en traits, taches et couleurs. Une chronique de l&#8217;absurde..une mise en image de l&#8217;état d&#8217;âme du jour, comme un diagramme ( représentation graphique permettant de décrire l’évolution d&#8217;un phénomène, la corrélation de deux facteurs&#8230;) cette série pourrait s&#8217;appeler ainsi «&nbsp;diagramme d&#8217;un confinement&nbsp;»!)</p>



<p>La boite comme un cocon de soie, un lieu de transformation&#8230; et nous une chrysalide&#8230; passant d&#8217;un état à l&#8217;autre.</p>



<p>Reconsidération du nous dedans et en dedans et du nous dehors …. L’extérieur, l&#8217;autre, le temps&#8230; sont des concepts que je ressens soudain.</p>



<p>La fusion de l&#8217;homme et la boite «&nbsp;l’homme-boite&nbsp;» comme une métaphore de ressources inépuisables&nbsp;: un contenant avec ou sans couvercle, boite a outils, boite à idées, boite à lettres, boite crânienne, boite de nuit, boite de vitesse (organe renfermant les trains d&#8217;engrenages du changement de vitesses&nbsp;!!) et boite noire qui permet de connaître les conditions de déroulement d&#8217;un trajet&nbsp;!</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/94081330_3161637400515053_5856287285049294848_o-819x1024.jpg" alt="Des hommes en boîte 3, dessin de Noémie Boullier" class="wp-image-645" width="339" height="424" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/94081330_3161637400515053_5856287285049294848_o-819x1024.jpg 819w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/94081330_3161637400515053_5856287285049294848_o-240x300.jpg 240w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/94081330_3161637400515053_5856287285049294848_o-768x960.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/94081330_3161637400515053_5856287285049294848_o-400x500.jpg 400w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/94081330_3161637400515053_5856287285049294848_o-640x800.jpg 640w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/94081330_3161637400515053_5856287285049294848_o-1024x1280.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/04/94081330_3161637400515053_5856287285049294848_o.jpg 1080w" sizes="(max-width: 339px) 100vw, 339px" /></figure></div>



<p><strong>La situation qu’on vit est totalement inédite de par son caractère mondial. Est-ce que le confinement a changé ta façon d’appréhender ton art ?</strong></p>



<p>J&#8217;ai toujours eu la volonté de peindre les absurdités de notre civilisation …Malheureusement cette série parle aujourd&#8217;hui d&#8217;une expérience commune au monde entier. Grâce à la création on peut s’échapper, imaginer d&#8217;autres réalités, apporter de la légèreté dans la crise terrestre comme un cri terrestre parmi d&#8217;autres, partager des visions et imager un présent et imaginer l&#8217;Après.</p>



<p>Je crois que le confinement est en train de me changer mais je ne sais pas comment ….</p>



<h2 class="wp-block-heading">Noémie Boullier</h2>



<p>Née à Aix-en-Provence en 1980. Je grandis avec cartons, papiers, ciseaux, cutters, craies, feutres, crayons&#8230; puis je deviens adulte et n’arrête jamais de dessiner et de peindre. En 2000 je voyage au Mexique, et passe quelques années à Oaxaca dans des ateliers de gravure, lithographie et peintures&#8230; Installée dans l&#8217;entre deux mers, je peins sans cesse des têtes, des bêtes&#8230;</p>



<p>Pour en savoir plus sur Noémie Boullier: </p>



<p><a href="https://www.instagram.com/noemieboullier/">https://www.instagram.com/noemieboullier/</a></p>



<p><a href="http://noemieboullier.ultra-book.com/https://fr-fr.facebook.com/noemieboullierpeinture/">http://noemieboullier.ultra-book.com/https://fr-</a></p>



<p><a href="http://noemieboullier.ultra-book.com/https://fr-fr.facebook.com/noemieboullierpeinture/">fr.facebook.com/noemieboullierpeinture/</a></p>
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