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	<title>blog Archives - KLAC Kaléidoscope laboratoire Culturel</title>
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	<description>Incubateur de projets culturels à Bordeaux</description>
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	<title>blog Archives - KLAC Kaléidoscope laboratoire Culturel</title>
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		<title>Les pompiers, frères de feu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[KLAC]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 May 2022 13:41:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Texte de Jade Voilquin / Photos de Lukas Isaac L’exposition « Là où danse le diable » va vous embraser le cœur d’émotions fortes grâce aux photographies résumant la vie, la réalité des interventions et le dévouement des hommes et des femmes qui chaque jour décident de sauver la vie<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/les-pompiers-freres-de-feu/"> Read more</a></p>
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<p>Texte de Jade Voilquin / Photos de Lukas Isaac</p>



<p>L’exposition<a href="https://kaleidoscopelab.fr/projets/la-ou-danse-le-diable/"> « Là où danse le diable »</a> va vous embraser le cœur d’émotions fortes grâce aux photographies résumant la vie, la réalité des interventions et le dévouement des hommes et des femmes qui chaque jour décident de sauver la vie d’inconnus au péril de la leur. Ces hommes et femmes qui par passion décident de faire don de leur propre vie. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" fetchpriority="high" width="800" height="552" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-13.jpg" alt="Incendie à la ville de Lima " class="wp-image-617" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-13.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-13-300x207.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-13-768x530.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-13-500x345.jpg 500w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p><strong><a href="https://lukasisaac.com/">Lukas Isaac</a> </strong>et<strong> Damien Rembert</strong>, photographes l’un péruvien et l’autre français, ont su tous deux documenter et transmettre un témoignage poignant du métier de pompier. Ce métier, qui peut être source de fantasmes ou bien d’injustices (ex: les violences contre les pompiers lors des dernières manifestations), regroupe pourtant des personnes qui mènent des vies ordinaires faites de joie et de peines, d’amitié et de solidarité mais aussi de fatigue, de larmes, de pertes de proches… Le duel qu’implique d’être « frère de feu ». Ces deux photographes ont mis en image le travail des pompiers qui est avant tout un engagement qui va au-delà du devoir.</p>



<p>Cette exposition, présentée pour la première fois en France, est un projet documentaire sur le métier de pompiers dans la ville de Lima du célèbre photographe de rock latino-américain Lukas Isaac (photographe des <a href="https://rollingstones.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rolling Stones</a> lors de leur dernière tournée en Amérique du Sud). </p>



<p>Il s’est plongé sur le travail engagé des <a href="https://lukasisaac.com/donde-el-diablo-baila/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pompiers péruviens</a> et les a accompagnés dans leur quotidien sur une période de plus quatre ans.  L’objectif de Lukas montre des hommes et femmes qui subissent la précarité quotidiennement et qui avec peu de moyens et de ressources vont réussir à dompter « el diablo », jargon pour désigner le feu émanant d’un incendie. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="700" height="1015" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-16.jpg" alt="Un pompier péruvien face à un incendie" class="wp-image-618" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-16.jpg 700w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-16-207x300.jpg 207w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-16-345x500.jpg 345w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-16-552x800.jpg 552w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure>



<p>Il est important de souligner que les pompiers péruviens sont complètement bénévoles. Au Pérou il n&#8217;y a pas de pompiers professionnels. Ceux-ci risquent leur vie de façon désintéressée dans une ville, Lima, de onze millions d&#8217;habitants et où se déclarent de nombreux incendies tous les ans. </p>



<p>Dans cette exposition, présentée en France par l’association KLAC, en plus des photos prises dans la ville de Lima, on pourra aussi observer quelques clichés d’incendies forestiers pris par Lukas Isaac à plus de 3500m de hauteur dans les montagnes de Cusco dans les Andes, qui fait partie de son nouveau projet entrepris après le confinement. Le combat des incendies forestiers peu documentés dans notre quotidien mais qui chaque année sont un danger pour la population humaine mais davantage encore pour les animaux (rappelons la catastrophe en Australie avec les koalas), fait aussi partie des actions du métier de pompiers.</p>



<p> Le photographe péruvien qui, au début, avait l&#8217;intention de documenter les actions des pompiers en quelques mois seulement, a également souhaité nous partager cette vision très humaine du travail de pompier. Avec ces hommes et femmes qui sourient, qui construisent des amitiés, ces gens qui parfois font face à des tragédies avec les décès de leurs partenaires qui sont aussi leurs amis. Au fil des semaines il s&#8217;est retrouvé au milieu d’une confrérie avec le sentiment de fraternité, la coexistence, le partage de joies et de peines comme une deuxième famille. </p>



<p>Et, Lukas nous dit « Avec les pompiers j’ai trouvé une sensation de fraternité, et j’ai pu comprendre les forces qui les motivent et aussi celles qui les découragent : le sentiment de donner sans rien espérer en retour, le complet anonymat des héros au moment d’assister et de préserver la vie des autres, l’injustice avec laquelle ils sont souvent traités, du manque d&#8217;empathie de la population à l&#8217;effort nécessaire pour atteindre le lieu du sinistre, les promesses non tenues par les autorités et donc la déception. Et finalement la tristesse de laisser leurs proches pour leur dévouement au service, les pénuries et les carences à faire face tous les jours, même en donnant leur vie si c&#8217;est nécessaire, et toujours travailler en silence pour un pays meilleur&nbsp;».&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="706" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-1024x706.jpg" alt="" class="wp-image-616" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-1024x706.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-300x207.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-768x530.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-500x345.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-800x552.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-1280x883.jpg 1280w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-1920x1324.jpg 1920w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-1536x1059.jpg 1536w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-2048x1412.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>« Le diable », c’est aussi l’expression employée par les sapeurs-pompiers français pour qualifier le feu. Les sapeurs-pompiers forment une communauté au-delà même des frontières. Ainsi à l’invitation de « KLAC », l&#8217;Union Départementale des Sapeurs-pompiers de la Gironde s&#8217;est associée à cette exposition en promouvant le travail de Damien Rembert, sapeur-pompier professionnel et photographe, qui jette un regard professionnel et artistique sur ce qui fait son quotidien : du grand feu à la détresse sociale, il capte des instants furtifs au cours d&#8217;intervention témoignant du dépassement de soi du sauveteur au soulagement de la victime. </p>



<p>En 2015 il est devenu photographe opérationnel au sein du service communication du Service Départemental d’Incendie et de Secours de la Gironde. L&#8217;univers complexe des interventions lui rappelle l&#8217;univers de ses débuts avec comme défi d&#8217;immortaliser les « actions » de ses collègues sapeurs-pompiers dans des conditions parfois difficiles telles que les incendies, les intempéries et les interventions dans des milieux périlleux…&nbsp;</p>



<p>Ainsi il saisit par l&#8217;image des instants de vie, de détresse, de soulagement et nous entraîne dans un quotidien fait d&#8217;instants parfois extraordinaires vécus par des gens ordinaires.</p>



<p>Grâce aux différents points de vue des deux photographes, s’ajoute un plus à cette exposition, qui regroupe un même métier, le même dévouement et la même passion de ses «&nbsp;frères de feu&nbsp;» dans deux situations complètement inégales qui ne bénéficient pas des mêmes budgets ni des mêmes équipements.</p>



<p>«&nbsp;Là où danse le diable&nbsp;», est une exposition organisée en partenariat avec l&#8217;Union Départementale de sapeurs-pompiers de Gironde, qui ont tout de suite soutenu et tenu à la réalisation de ce projet.&nbsp; La mairie de Bordeaux et le Crédit Mutuel du Sud-Ouest ont également voulu soutenir cette exposition car ils y ont vu un portrait humain et émouvant d&#8217;un métier souvent très peu valorisé, au Pérou, en France et partout ailleurs.&nbsp;</p>



<p>Finalement, il faut souligner que cette exposition aura un but philanthropique car les photographies présentées seront vendues et l&#8217;argent collecté sera reversé aux pompiers de la ville de Lima. </p>
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		<title>Parenthèse onirique : immersion dans le travail du photographe Arnaud Bertrande</title>
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		<dc:creator><![CDATA[KLAC]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Dec 2020 09:12:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Interview : Emma Callegarin / Crédits photo&#160;: Arnaud Bertrande La pose longue est l’une des clefs du travail envoûtant d&#8217;Arnaud Bertrande qui lui permettent de saisir des villes où tout semble suspendu, des cascades dont l’eau paraît presque cotonneuse, des crêtes montagneuses au noir et blanc intense, … Par ses<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/arnaud-bertrande/"> Read more</a></p>
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<p>Interview : Emma Callegarin / Crédits photo&nbsp;: Arnaud Bertrande</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon.jpg" alt="Jokulsarlon, photo d'Arnaud Bertrande " class="wp-image-886" width="580" height="386" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon-300x200.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon-768x512.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon-500x333.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon-800x534.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon-360x240.jpg 360w" sizes="(max-width: 580px) 100vw, 580px" /></figure>



<p>La pose longue est l’une des clefs du travail envoûtant d&#8217;<strong>Arnaud Bertrande</strong> qui lui permettent de saisir des villes où tout semble suspendu, des cascades dont l’eau paraît presque cotonneuse, des crêtes montagneuses au noir et blanc intense, …</p>



<p>Par ses compositions minimalistes et son regard particulier et pertinent sur la nature et les villes qui nous entourent, ses photos arrêtent le temps et invitent à considérer la réalité sous un nouvel angle.</p>



<p><strong>Vous avez commencé la photo il y a longtemps déjà, est-ce que vous pourriez me parler de votre rapport avec ce médium&nbsp;?</strong></p>



<p>La photo est un hasard plus qu’une suite logique. Lorsque j’étais plus jeune, j’utilisais régulièrement un petit appareil photo pendant les vacances&nbsp;? Avec le temps j’ai décidé d’acheter un appareil plus perfectionné et de faire directement de la technique photo, et non pas de la photo classique. Cette volonté de vraiment me concentrer sur la manière de faire de la photo, sur l’aspect technique vient d’une rencontre que j’ai faite en Angleterre. J’y ai croisé quelqu’un qui faisait de la pose longue et ça m’a surpris, j’en ai discuté avec lui et je me suis rendu compte des possibilités que ça offrait.</p>



<p> J’ai eu envie de tester et c’est cela qui m’a poussé à acheter un appareil au départ. Finalement j’ai travaillé, j’ai exploré cette technique photo et j’ai commencé à me faire plaisir avec des clichés plus minimalistes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="675" height="450" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Landmannalaugar.jpg" alt="Landman nalaugar, photo d'Arnaud Bertrande " class="wp-image-887" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Landmannalaugar.jpg 675w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Landmannalaugar-300x200.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Landmannalaugar-500x333.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Landmannalaugar-360x240.jpg 360w" sizes="(max-width: 675px) 100vw, 675px" /></figure>



<p><strong>Vous arrivez à vivre de votre art&nbsp;?</strong></p>



<p>Aujourd’hui vivre de la photo peut être compliqué, je gagne ma vie mais je ne peux pas vous dire que c’est grâce uniquement au côté artistique de mon métier. Je vis de ma passion mais pas de mon art.</p>



<p>C’est surtout la prestation qui me fait vivre, ça va être tourné vers l’architecture qui était un sujet qui me plaisait déjà, et je fais aussi des reportages photos.</p>



<p>Je trouve que ce sont deux casquettes qu’il est compliqué de porter en même temps, je n’ai pas le même regard et la même approche pour la photo d’art et les reportages.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian.jpg" alt="Black guardian, photo d'Arnaud Bertrand " class="wp-image-888" width="343" height="343" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian.jpg 900w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian-300x300.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian-150x150.jpg 150w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian-768x768.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian-500x500.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian-800x800.jpg 800w" sizes="(max-width: 343px) 100vw, 343px" /></figure></div>



<p><strong>Lorsque l’on regarde vos photos, elles sont très épurées, minimalistes comme vous le dites. Comment est-ce que vous décririez votre style ?</strong></p>



<p>Je ne pense pas avoir « un style », mon travail est vraiment très diversifié. Je pars dans des directions très différentes, par exemple je peux partir sur de la pose longue avec un travail en noir et blanc plutôt minimaliste, je fais aussi du noir et blanc beaucoup plus intense. Ensuite, j’ai créé des séries sur l’architecture, qui alternent entre couleur et noir et blanc selon mes goûts et les demandes. Mon travail est assez vaste, je me laisse porter par ce que j’ai envie de faire. Il y a toujours cette petite touche de pose longue, ma marque de fabrique, parce que ça amène quelque chose qui me transporte et transporte aussi ceux qui regardent mon travail.</p>



<p><strong>Cette pose longue confère à votre travail une dimension onirique, est-ce que cette technique est un moyen d’appréhender une réalité différente&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui, tout à fait. Mais je pense que c’est propre à chaque photographe qui utilise cette technique, c’est artistique.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="300" height="450" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Utakleiv-.jpg" alt=" Utakleiv, photo d'Arnaud Bertrande " class="wp-image-889" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Utakleiv-.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Utakleiv--200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure></div>



<p>Je crois que chaque œil a sa sensibilité, c’est ce qui fait que l’on a envie de relater une histoire où quelque chose à travers un travail minimal, et ce peu importe le médium, que ce soit par une photo, un dessin ou une technique utilisée pour raconter ça. La richesse de l’art, c’est de transmettre notre ressenti par notre travail.</p>



<p>Vous parlez d’onirisme, je pense que ça dépend de l’approche que l’on a avec la pose longue. Le fait de devoir utiliser des filtres pour que la photo ne soit pas trop claire et de régler le temps de pose de façon à ce qu’il soit plus ou moins long permet de vraiment explorer toutes les possibilités de la photo, il y a des variations presque infinies sur lesquelles on joue en tant que photographe.</p>



<p>La pose longue permet un autre regard sur ce qui nous entoure, en effet c’est quelque chose que l’on ne voit pas de suite. Par exemple vous allez à la mer, vous regardez les vagues se briser sur la plage, en faisant une photo avec la pose longue vous allez avoir des teintes, des contrastes, des mouvements que l’on ne voit pas. C’est la technique photo qui va permettre de les révéler. Contrairement à une photo « classique » où l’on sait déjà ce qu’on va avoir, avec la pose longue on ne connaît pas le résultat, il y a un effet de surprise pour chaque photo prise.  </p>



<p><strong>C’est un processus qui demande de la préparation et donc de l’anticipation, comment construisez-<strong>vous</strong> vos moments créatifs ?</strong></p>



<p>Pour mon travail, il y a deux façons de procéder puisqu’il se divise en deux parties : soit je voyage ou me déplace dans le but de faire une photo, soit c’est le hasard qui me porte. Par exemple je peux voir un endroit à la télévision ou en photo et me dire que j’aimerais y aller parce qu’il y a quelque chose à faire qui me semble intéressant. A l’opposé, je peux aussi être en vacances ou dans un endroit que je ne connais pas, découvrir le paysage et m’y adapter. Après, effectivement la pose longue demande du matériel, que ce soit l’appareil, le trépied ou autre il faut une organisation, la photo se réfléchit a priori. Et ce, d’autant plus que j’accorde beaucoup d’intérêt à la composition. Lorsque l’on fait de la photo, c’est l’une des premières choses que l’on vous apprend : il faut tourner autour du sujet. C’est en l’envisageant sous tous ses angles, en essayant d’y venir à des heures différentes pour en voir les lumières qu’on capture l’ambiance qui va nous plaire. La lumière reste quelque chose d’important, de magique dans le rendu d’une photo.  De cette façon on peut voir un bâtiment de manière complètement différente, le même objet change complètement.</p>



<p><strong>Vous arrivez à renouveler votre regard sur ce qui vous entoure&nbsp;?</strong></p>



<p>Mon humeur et mes envies jouent beaucoup sur l’appréciation de mon environnement. Par exemple, en ce moment je suis un peu lassé de chez moi et des pontons, je sens que j’en ai fait le tour.</p>



<p>C’est compliqué quand on est photographe de se renouveler, de voir les choses autrement par rapport à l’endroit où l’on vit. C’est justement pour ça que je bouge. Le voyage permet de se diversifier un petit peu, d’avoir le regard qui change.</p>



<p>Les rencontres avec d’autres personnes, ou photographes peuvent être un déclencheur aussi. Même parfois des partenariats enrichissants.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="675" height="450" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/la-meca-au-coucher-du-soleil-.jpg" alt="Meca, photo d'Arnaud Bertrande " class="wp-image-890" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/la-meca-au-coucher-du-soleil-.jpg 675w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/la-meca-au-coucher-du-soleil--300x200.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/la-meca-au-coucher-du-soleil--500x333.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/la-meca-au-coucher-du-soleil--360x240.jpg 360w" sizes="(max-width: 675px) 100vw, 675px" /></figure></div>



<p><strong>Vos photos se caractérisent par cette pose longue mais également par le format&nbsp;: la plupart sont de format carré. Pourquoi ce jeu de contraintes&nbsp;?</strong></p>



<p>A mes yeux, ce n’est pas vraiment une contrainte, ça dépend vraiment de mes photos.</p>



<p>Quand je suis en couleur, c’est très rare que j’utilise le format carré, ce n’est le cas presque que pour le noir et blanc.</p>



<p>Je pense que c’est plutôt une manière de voir le sujet que l’on veut photographier et qui m’aide à trouver la composition que je souhaite.</p>



<p>Le format carré est une forme de restriction parce que la taille de l’image est restreinte mais cela permet de changer le travail. Avec le temps c’est devenu une forme d’automatisme, le format carré appelle une photo plus artistique.</p>



<p>Pour vous donner un exemple, j’ai photographié la Méca, et j’ai fait à la fois de la photo au format classique en couleur, et ensuite la même photo plus artistique en noir et blanc format carré avec un travail dessus. On peut donner une autre vision à un même élément grâce à une technique photo. C’est cette dualité de vision, une plus réaliste et une autre plus artistique que j’aime dans mon travail.</p>



<p><strong>Certaines de vos photos présentent un noir et blanc particulier, comment arrivez-vous à ce résultat&nbsp;?</strong></p>



<p>Je shoot avec un appareil numérique, et j’utilise un fichier natif qui permet de travailler un maximum dans les gammes de couleurs, les basse-lumières. L’avantage de ce genre de fichier c’est que ce n’est pas destructif, on peut remettre le fichier à 0 et recommencer, ça laisse des possibilités impressionnantes pour le travail en postproduction. &nbsp; Je ne travaille pas directement en noir et blanc, je trouve que ça ne me correspond pas, il n’y a pas le rendu que je souhaite en termes d’intensité.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="900" height="900" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem.jpg" alt="Totem, photo d'Arnaud Bertrande " class="wp-image-891" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem.jpg 900w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem-300x300.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem-150x150.jpg 150w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem-768x768.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem-500x500.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem-800x800.jpg 800w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></figure></div>



<p><strong>Les technologies bouleversent complètement le monde de la photo, comment est-ce que vous appréhendez ces transformations&nbsp;?</strong></p>



<p>La technologie évolue tellement vite, il y a tellement de flux d’images, ça soulève forcément des interrogations et des remises en question&nbsp;: comment sortir du lot et se dire que l’on va en vivre, que les photos vont plaire et que vous allez en vendre&nbsp;?</p>



<p>On met toujours la différence amateur-professionnel où le professionnel est censé en vivre et donc avoir un très bon niveau mais de nos jours un amateur peut être très bon. Je trouve que c’est quelque chose d’agréable à voir, l’image est démocratisée, accessible. Bien évidemment l’outil aide mais il y a le regard, la perception de l’image et de ce qu’on veut en faire qui est déterminant pour une belle photo.</p>



<p>C’est cette dimension de recherche qui m’intéresse dans la photo&nbsp;: trouver ce qui peut être à raconter, la façon de le faire. C’est pour ça que j’appréhende la vidéo&nbsp;différemment: pour moi elle nous donne tout à voir directement, alors que la photo oblige un regard attentif, c’est une force de l’image que j’aime beaucoup, le spectateur doit être actif.</p>



<p>Je reste ouvert à de nouvelles techniques photographiques mais expérimenter reste aussi un coût parfois, il faut du matériel, un studio, … Mais c’est enrichissant, en tant que photographe je suis tout le temps en train d’apprendre.</p>



<p>Liens utiles&nbsp;:</p>



<p><a href="https://www.abertrande.com/photographies-dart/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Site internet&nbsp;</a>d&#8217;Arnaud Bertrande : </p>



<p><a href="https://www.instagram.com/arnaudbertrande/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Instagram </a>d&#8217;Arnaud Bertrande </p>



<p>Lire les autres articles du blog de <a href="https://kaleidoscopelab.fr/blog/">KLAC</a></p>



<p></p>
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