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	<title>artiste Archives - KLAC Kaléidoscope laboratoire Culturel</title>
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	<description>Incubateur de projets culturels à Bordeaux</description>
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	<title>artiste Archives - KLAC Kaléidoscope laboratoire Culturel</title>
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		<title>Parenthèse onirique : immersion dans le travail du photographe Arnaud Bertrande</title>
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		<dc:creator><![CDATA[KLAC]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 15 Dec 2020 09:12:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Interview : Emma Callegarin / Crédits photo&#160;: Arnaud Bertrande La pose longue est l’une des clefs du travail envoûtant d&#8217;Arnaud Bertrande qui lui permettent de saisir des villes où tout semble suspendu, des cascades dont l’eau paraît presque cotonneuse, des crêtes montagneuses au noir et blanc intense, … Par ses<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/arnaud-bertrande/"> Read more</a></p>
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<p>Interview : Emma Callegarin / Crédits photo&nbsp;: Arnaud Bertrande</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" fetchpriority="high" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon.jpg" alt="Jokulsarlon, photo d'Arnaud Bertrande " class="wp-image-886" width="580" height="386" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon-300x200.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon-768x512.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon-500x333.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon-800x534.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon-360x240.jpg 360w" sizes="(max-width: 580px) 100vw, 580px" /></figure>



<p>La pose longue est l’une des clefs du travail envoûtant d&#8217;<strong>Arnaud Bertrande</strong> qui lui permettent de saisir des villes où tout semble suspendu, des cascades dont l’eau paraît presque cotonneuse, des crêtes montagneuses au noir et blanc intense, …</p>



<p>Par ses compositions minimalistes et son regard particulier et pertinent sur la nature et les villes qui nous entourent, ses photos arrêtent le temps et invitent à considérer la réalité sous un nouvel angle.</p>



<p><strong>Vous avez commencé la photo il y a longtemps déjà, est-ce que vous pourriez me parler de votre rapport avec ce médium&nbsp;?</strong></p>



<p>La photo est un hasard plus qu’une suite logique. Lorsque j’étais plus jeune, j’utilisais régulièrement un petit appareil photo pendant les vacances&nbsp;? Avec le temps j’ai décidé d’acheter un appareil plus perfectionné et de faire directement de la technique photo, et non pas de la photo classique. Cette volonté de vraiment me concentrer sur la manière de faire de la photo, sur l’aspect technique vient d’une rencontre que j’ai faite en Angleterre. J’y ai croisé quelqu’un qui faisait de la pose longue et ça m’a surpris, j’en ai discuté avec lui et je me suis rendu compte des possibilités que ça offrait.</p>



<p> J’ai eu envie de tester et c’est cela qui m’a poussé à acheter un appareil au départ. Finalement j’ai travaillé, j’ai exploré cette technique photo et j’ai commencé à me faire plaisir avec des clichés plus minimalistes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="675" height="450" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Landmannalaugar.jpg" alt="Landman nalaugar, photo d'Arnaud Bertrande " class="wp-image-887" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Landmannalaugar.jpg 675w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Landmannalaugar-300x200.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Landmannalaugar-500x333.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Landmannalaugar-360x240.jpg 360w" sizes="(max-width: 675px) 100vw, 675px" /></figure>



<p><strong>Vous arrivez à vivre de votre art&nbsp;?</strong></p>



<p>Aujourd’hui vivre de la photo peut être compliqué, je gagne ma vie mais je ne peux pas vous dire que c’est grâce uniquement au côté artistique de mon métier. Je vis de ma passion mais pas de mon art.</p>



<p>C’est surtout la prestation qui me fait vivre, ça va être tourné vers l’architecture qui était un sujet qui me plaisait déjà, et je fais aussi des reportages photos.</p>



<p>Je trouve que ce sont deux casquettes qu’il est compliqué de porter en même temps, je n’ai pas le même regard et la même approche pour la photo d’art et les reportages.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian.jpg" alt="Black guardian, photo d'Arnaud Bertrand " class="wp-image-888" width="343" height="343" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian.jpg 900w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian-300x300.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian-150x150.jpg 150w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian-768x768.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian-500x500.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian-800x800.jpg 800w" sizes="(max-width: 343px) 100vw, 343px" /></figure></div>



<p><strong>Lorsque l’on regarde vos photos, elles sont très épurées, minimalistes comme vous le dites. Comment est-ce que vous décririez votre style ?</strong></p>



<p>Je ne pense pas avoir « un style », mon travail est vraiment très diversifié. Je pars dans des directions très différentes, par exemple je peux partir sur de la pose longue avec un travail en noir et blanc plutôt minimaliste, je fais aussi du noir et blanc beaucoup plus intense. Ensuite, j’ai créé des séries sur l’architecture, qui alternent entre couleur et noir et blanc selon mes goûts et les demandes. Mon travail est assez vaste, je me laisse porter par ce que j’ai envie de faire. Il y a toujours cette petite touche de pose longue, ma marque de fabrique, parce que ça amène quelque chose qui me transporte et transporte aussi ceux qui regardent mon travail.</p>



<p><strong>Cette pose longue confère à votre travail une dimension onirique, est-ce que cette technique est un moyen d’appréhender une réalité différente&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui, tout à fait. Mais je pense que c’est propre à chaque photographe qui utilise cette technique, c’est artistique.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="300" height="450" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Utakleiv-.jpg" alt=" Utakleiv, photo d'Arnaud Bertrande " class="wp-image-889" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Utakleiv-.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Utakleiv--200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure></div>



<p>Je crois que chaque œil a sa sensibilité, c’est ce qui fait que l’on a envie de relater une histoire où quelque chose à travers un travail minimal, et ce peu importe le médium, que ce soit par une photo, un dessin ou une technique utilisée pour raconter ça. La richesse de l’art, c’est de transmettre notre ressenti par notre travail.</p>



<p>Vous parlez d’onirisme, je pense que ça dépend de l’approche que l’on a avec la pose longue. Le fait de devoir utiliser des filtres pour que la photo ne soit pas trop claire et de régler le temps de pose de façon à ce qu’il soit plus ou moins long permet de vraiment explorer toutes les possibilités de la photo, il y a des variations presque infinies sur lesquelles on joue en tant que photographe.</p>



<p>La pose longue permet un autre regard sur ce qui nous entoure, en effet c’est quelque chose que l’on ne voit pas de suite. Par exemple vous allez à la mer, vous regardez les vagues se briser sur la plage, en faisant une photo avec la pose longue vous allez avoir des teintes, des contrastes, des mouvements que l’on ne voit pas. C’est la technique photo qui va permettre de les révéler. Contrairement à une photo « classique » où l’on sait déjà ce qu’on va avoir, avec la pose longue on ne connaît pas le résultat, il y a un effet de surprise pour chaque photo prise.  </p>



<p><strong>C’est un processus qui demande de la préparation et donc de l’anticipation, comment construisez-<strong>vous</strong> vos moments créatifs ?</strong></p>



<p>Pour mon travail, il y a deux façons de procéder puisqu’il se divise en deux parties : soit je voyage ou me déplace dans le but de faire une photo, soit c’est le hasard qui me porte. Par exemple je peux voir un endroit à la télévision ou en photo et me dire que j’aimerais y aller parce qu’il y a quelque chose à faire qui me semble intéressant. A l’opposé, je peux aussi être en vacances ou dans un endroit que je ne connais pas, découvrir le paysage et m’y adapter. Après, effectivement la pose longue demande du matériel, que ce soit l’appareil, le trépied ou autre il faut une organisation, la photo se réfléchit a priori. Et ce, d’autant plus que j’accorde beaucoup d’intérêt à la composition. Lorsque l’on fait de la photo, c’est l’une des premières choses que l’on vous apprend : il faut tourner autour du sujet. C’est en l’envisageant sous tous ses angles, en essayant d’y venir à des heures différentes pour en voir les lumières qu’on capture l’ambiance qui va nous plaire. La lumière reste quelque chose d’important, de magique dans le rendu d’une photo.  De cette façon on peut voir un bâtiment de manière complètement différente, le même objet change complètement.</p>



<p><strong>Vous arrivez à renouveler votre regard sur ce qui vous entoure&nbsp;?</strong></p>



<p>Mon humeur et mes envies jouent beaucoup sur l’appréciation de mon environnement. Par exemple, en ce moment je suis un peu lassé de chez moi et des pontons, je sens que j’en ai fait le tour.</p>



<p>C’est compliqué quand on est photographe de se renouveler, de voir les choses autrement par rapport à l’endroit où l’on vit. C’est justement pour ça que je bouge. Le voyage permet de se diversifier un petit peu, d’avoir le regard qui change.</p>



<p>Les rencontres avec d’autres personnes, ou photographes peuvent être un déclencheur aussi. Même parfois des partenariats enrichissants.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="675" height="450" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/la-meca-au-coucher-du-soleil-.jpg" alt="Meca, photo d'Arnaud Bertrande " class="wp-image-890" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/la-meca-au-coucher-du-soleil-.jpg 675w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/la-meca-au-coucher-du-soleil--300x200.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/la-meca-au-coucher-du-soleil--500x333.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/la-meca-au-coucher-du-soleil--360x240.jpg 360w" sizes="(max-width: 675px) 100vw, 675px" /></figure></div>



<p><strong>Vos photos se caractérisent par cette pose longue mais également par le format&nbsp;: la plupart sont de format carré. Pourquoi ce jeu de contraintes&nbsp;?</strong></p>



<p>A mes yeux, ce n’est pas vraiment une contrainte, ça dépend vraiment de mes photos.</p>



<p>Quand je suis en couleur, c’est très rare que j’utilise le format carré, ce n’est le cas presque que pour le noir et blanc.</p>



<p>Je pense que c’est plutôt une manière de voir le sujet que l’on veut photographier et qui m’aide à trouver la composition que je souhaite.</p>



<p>Le format carré est une forme de restriction parce que la taille de l’image est restreinte mais cela permet de changer le travail. Avec le temps c’est devenu une forme d’automatisme, le format carré appelle une photo plus artistique.</p>



<p>Pour vous donner un exemple, j’ai photographié la Méca, et j’ai fait à la fois de la photo au format classique en couleur, et ensuite la même photo plus artistique en noir et blanc format carré avec un travail dessus. On peut donner une autre vision à un même élément grâce à une technique photo. C’est cette dualité de vision, une plus réaliste et une autre plus artistique que j’aime dans mon travail.</p>



<p><strong>Certaines de vos photos présentent un noir et blanc particulier, comment arrivez-vous à ce résultat&nbsp;?</strong></p>



<p>Je shoot avec un appareil numérique, et j’utilise un fichier natif qui permet de travailler un maximum dans les gammes de couleurs, les basse-lumières. L’avantage de ce genre de fichier c’est que ce n’est pas destructif, on peut remettre le fichier à 0 et recommencer, ça laisse des possibilités impressionnantes pour le travail en postproduction. &nbsp; Je ne travaille pas directement en noir et blanc, je trouve que ça ne me correspond pas, il n’y a pas le rendu que je souhaite en termes d’intensité.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="900" height="900" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem.jpg" alt="Totem, photo d'Arnaud Bertrande " class="wp-image-891" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem.jpg 900w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem-300x300.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem-150x150.jpg 150w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem-768x768.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem-500x500.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem-800x800.jpg 800w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></figure></div>



<p><strong>Les technologies bouleversent complètement le monde de la photo, comment est-ce que vous appréhendez ces transformations&nbsp;?</strong></p>



<p>La technologie évolue tellement vite, il y a tellement de flux d’images, ça soulève forcément des interrogations et des remises en question&nbsp;: comment sortir du lot et se dire que l’on va en vivre, que les photos vont plaire et que vous allez en vendre&nbsp;?</p>



<p>On met toujours la différence amateur-professionnel où le professionnel est censé en vivre et donc avoir un très bon niveau mais de nos jours un amateur peut être très bon. Je trouve que c’est quelque chose d’agréable à voir, l’image est démocratisée, accessible. Bien évidemment l’outil aide mais il y a le regard, la perception de l’image et de ce qu’on veut en faire qui est déterminant pour une belle photo.</p>



<p>C’est cette dimension de recherche qui m’intéresse dans la photo&nbsp;: trouver ce qui peut être à raconter, la façon de le faire. C’est pour ça que j’appréhende la vidéo&nbsp;différemment: pour moi elle nous donne tout à voir directement, alors que la photo oblige un regard attentif, c’est une force de l’image que j’aime beaucoup, le spectateur doit être actif.</p>



<p>Je reste ouvert à de nouvelles techniques photographiques mais expérimenter reste aussi un coût parfois, il faut du matériel, un studio, … Mais c’est enrichissant, en tant que photographe je suis tout le temps en train d’apprendre.</p>



<p>Liens utiles&nbsp;:</p>



<p><a href="https://www.abertrande.com/photographies-dart/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Site internet&nbsp;</a>d&#8217;Arnaud Bertrande : </p>



<p><a href="https://www.instagram.com/arnaudbertrande/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Instagram </a>d&#8217;Arnaud Bertrande </p>



<p>Lire les autres articles du blog de <a href="https://kaleidoscopelab.fr/blog/">KLAC</a></p>



<p></p>
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		<title>Interview de Lionel Scoccimaro : Les formes du temps</title>
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		<dc:creator><![CDATA[KLAC]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Nov 2020 14:25:17 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par : Emma Callegarin On peut dire de l’œuvre de Lionel Scoccimaro qu’elle se situe à la frontière entre les arts plastiques, les arts appliqués et le design. Cet artiste marseillais qui vit et travaille entre Marseille et Hossegor puise son inspiration aussi bien dans l’histoire de l’art, les arts<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/interview-lionel-scoccimaro/"> Read more</a></p>
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<p>Par : Emma Callegarin </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="750" height="507" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/grappe4.jpg" alt="Visuel pour l’article : « Motopoétique », musée d’art contemporain de Lyon, 2014" class="wp-image-859" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/grappe4.jpg 750w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/grappe4-300x203.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/grappe4-500x338.jpg 500w" sizes="(max-width: 750px) 100vw, 750px" /><figcaption>&#8220;Motopoétique&#8221;, Musée d&#8217;art contemporain de Lyon, 2014. Visuel du site &#8220;Documents d’artistes&#8221;</figcaption></figure>



<p>On peut dire de l’<a rel="noreferrer noopener" href="http://www.documentsdartistes.org/cgi-bin/site/affiche_art_web.cgi?&amp;ACT=1&amp;ID=37" target="_blank">œuvre</a> de Lionel Scoccimaro qu’elle se situe à la frontière entre les arts plastiques, les arts appliqués et le design. Cet artiste marseillais qui vit et travaille entre Marseille et Hossegor  puise son inspiration aussi bien dans l’histoire de l’art, les arts décoratifs et le minimalisme américain que des arts traditionnels et l&#8217;art urbain.  Notre rédactrice Emma Callegarin a rencontré l&#8217;<a rel="noreferrer noopener" href="https://kaleidoscopelab.fr/a-propos/" target="_blank">artiste</a> pour une <a href="http://www.kaleidoscopelab.fr/blog">interview</a> où il nous a parlé de son parcours, ses sources d&#8217;inspiration&#8230;. </p>



<p><strong>Pour commencer, est ce que vous pourriez me parler de votre formation&nbsp;et de l’influence des Beaux-Arts sur votre travail&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai fait un bac A3, lettres et arts car je voulais devenir enseignant en arts plastiques. Suite à ça j&#8217;ai suivi un cursus jusqu&#8217;à l&#8217;agrégation à la faculté car c&#8217;était la filière logique pour accéder à l&#8217;enseignement. Ensuite je suis allé aux Beaux-Arts à Aix-en-Provence avant de finir mes études à la <a href="https://www.villa-arson.org/">Villa Arson</a> à Nice qui représentait, à l&#8217;époque, l&#8217;école la plus en pointe niveau enseignement artistique.</p>



<p>Techniquement dans les écoles des Beaux-Arts on apprend énormément de choses avec un accès quasi exhaustif à tous les médias et une fois que j&#8217;ai eu développé une sorte de vocabulaire plastique propre j&#8217;ai cherché à m’approprier des savoir-faire plus précis auprès d&#8217;artistes confirmés en étant leur assistant ou en me rapprochant de certains artisans. C&#8217;est ainsi que j’ai développé les savoir-faire qui sont les miens aujourd’hui.</p>



<p><strong>Vous êtes sculpteur mais avez aussi produit des expositions de photographies, quel est votre rapport à d’autres formes d’expression artistique&nbsp;?</strong></p>



<p>Je me sens effectivement totalement dans le champ de la sculpture, mais on pourrait élargir ce champ car comme vous le précisez, je ne m&#8217;y conforme pas.</p>



<p>Tous les moyens d&#8217;expressions me semblent intéressants, le seul vers lequel je ne suis jamais allé est celui du film. C’est un des rares médiums que je n’ai pas expérimentés. J’ai bien fait trois vidéos à une époque où j’étais plus proche de l&#8217;image mais cela ne m&#8217;a pas semblé probant.</p>



<p>Je préfère les systèmes visuels qui s’appréhendent spontanément, devant lesquels on ne peut rester qu&#8217;une seconde et qui ne dictent pas de rapport au temps au spectateur.</p>



<p>Ce qui est lié à la vidéo implique souvent un temps minimum pour comprendre l’œuvre. Je n’ai pas envie de ce rapport au temps, j’aime la spontanéité de la sculpture, de la peinture ou du dessin. Je veux rester dans une pratique qui s’appréhende dans une immédiateté.</p>



<p>Il en est de même pour l&#8217;exposition, j’essaye toujours de la concevoir comme une pièce à part entière, qui a son impact visuel dès qu’on y pénètre.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="687" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30-1-1024x687.jpg" alt="" class="wp-image-861" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30-1-1024x687.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30-1-300x201.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30-1-768x516.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30-1-500x336.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30-1-800x537.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30-1-1280x859.jpg 1280w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30-1-1536x1031.jpg 1536w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30-1.jpg 1716w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>« Go big or go home », Carpenters workshop gallery, Londres, 2010</figcaption></figure>



<p><strong>Votre démarche plastique s’inscrit-elle dans une réflexion ou vous improvisez sur le matériau&nbsp;?</strong></p>



<p>En général mes productions sont programmées et réfléchies très en amont de leur réalisation (aussi bien au niveau du sens que de la technique).</p>



<p>Il est rare que j’attaque une pièce sans savoir exactement comment l&#8217;aborder matériologiquement et donc formellement. En revanche c’est la technique qui génèrera la forme finale exacte, tout mon travail étant basé sur la façon dont le matériau va interagir avec la forme.</p>



<p>Quand je décide de travailler la peinture à l’huile par exemple, je réfléchis d&#8217;abord au sujet de cette peinture, puis je peaufine l’image que je veux produire et enfin le matériau dicte ses règles. Il n’y a donc pas vraiment de hasard.</p>



<p>Quand je vais vers un médium je sais ce que je veux en tirer et même s&#8217;il y a des choses qui se modifient dans la réalisation de la pièce cela reste relativement faible au regard de l&#8217;image mentale première de l&#8217;œuvre.</p>



<p>Je ne suis pas un artiste qui va à l’atelier tous les matins, d’ailleurs j’y vais peu en ce moment, et quand je dois faire quelque chose je le fais le plus efficacement possible.</p>



<p>Pareillement quand je travaille avec des artisans c’est le même rapport au temps qui s&#8217;exerce, on travaille sur la pièce et on la modifie en fonction des techniques que ces artisans maitrisent mais aussi qui parfois leur échappent, car souvent mon travail les oblige à sortir de leur savoir-faire précis pour aller vers des techniques plus empiriques.</p>



<p>Enfin, il peut y avoir des contraintes purement techniques ou chimiques qui nous obligent à repenser une durée d&#8217;exécution, une période de travail ou même une échelle&#8230; les œuvres en résine par exemple sont complexes voire impossible à mettre en œuvre s&#8217;il fait trop froid ou si le temps est trop humide &#8230; cela nous obligeant donc à repenser le processus de travail.</p>



<p><strong>Originaire de Marseille, vous m’avez dit faire des aller-retours entre le Pays Basque, Paris et Marseille, vous voyagez donc beaucoup. Est-ce que l’espace, le lieu où vous vous trouvez, influence votre création&nbsp;?</strong></p>



<p>Il y a assez peu d&#8217;influence du lieu dans lequel je travaille sur le type de pièces que je produis. En revanche les artisans avec lesquels je travaille, en fonction du lieu où je suis et de leurs savoir-faire particuliers, eux, varient. Par exemple quand je suis au Pays Basque, je travaille avec des artisans locaux, spécialisés dans la réalisation de planches de surf ou dans la stratification. A Marseille je développe un travail d&#8217;atelier avec d&#8217;autres corps de métiers &#8230;</p>



<p>J’essaye toujours de chercher des artisans qui sont relativement proches de là où je travaille, à la fois pour pouvoir être présent de façon récurrente dans leurs ateliers, mais aussi pour défendre cet artisanat et faire travailler des gens dans un bassin d&#8217;activité dont je maitrise les codes. Je n&#8217;ai aucun désir d&#8217;aller faire produire mes pièces en Chine ou en Indonésie par exemple comme peuvent le faire certains de mes amis artistes.</p>



<p>Je choisis ces artisans en fonction de leurs compétences bien sûr, mais aussi des affinités que je vais avoir avec eux car souvent nous sommes amenés à développer ensemble des savoir-faire particuliers et que cela se fera sur le long terme.</p>



<p>Ils travaillent tous dans des champs très divers et je m&#8217;enrichis de ces va-et-vient entre tous leurs univers … Je travaille par exemple avec plusieurs fondeurs, un tourneur sur bois, un chromeur, un polisseur, un sculpteur sur bois, mais aussi un néoniste ou un menuisier et dans le sud-ouest comme je vous le disais, avec un « shaper » qui me stratifie les tableaux qui étaient présentés à la galerie la Mauvaise Réputation à Bordeaux l’année dernière.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="792" height="512" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/Picture-1-1.png" alt="" class="wp-image-862" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/Picture-1-1.png 792w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/Picture-1-1-300x194.png 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/Picture-1-1-768x496.png 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/Picture-1-1-500x323.png 500w" sizes="(max-width: 792px) 100vw, 792px" /><figcaption>&nbsp;«&nbsp;Almost painting&nbsp;»,&nbsp;Galerie La&nbsp;mauvaise réputation,&nbsp;Bordeaux, novembre 2019-janvier 2020</figcaption></figure>



<p><strong>Comment décririez-vous votre rapport au temps dans la création ?</strong></p>



<p>Par le passé, j’avais une pratique d’atelier quotidienne, et j&#8217;avais vraiment besoin d’être chaque jour en train de fabriquer … Aujourd&#8217;hui j’essaye de produire moins, beaucoup moins.</p>



<p>Je trouve qu’il y a de plus en plus d’objets proposés au regard, trop certainement &#8230;</p>



<p>Je veux réfléchir à ce que je propose dans cette nouvelle ère qui s&#8217;est ouverte avec les réseaux sociaux ou nous sommes noyés dans des flux d&#8217;images d&#8217;œuvres…</p>



<p>Me concernant, je veux ressentir aujourd&#8217;hui un désir impérieux de réaliser pour commencer à produire. J’essaye donc d’avoir une production plus rare et de ne produire que ce qui me semble fondamental à faire.</p>



<p>Depuis quelques temps le rapport à la galerie, aux expositions, à la diffusion d’œuvres d’art, a changé me semble-t-il &#8230; Le nombre de centres d’arts, de fondations, de lieux alternatifs qui ont ouvert est vertigineux, le nombre d’artistes aussi et dans cette proposition pléthorique, l’idée de faire un pas de côté, de prendre plus de temps m’intéresse beaucoup.</p>



<p>Quant au temps de création à proprement parler, celui de la réalisation, il peut varier du tout au tout suivant les œuvres.</p>



<p>Je suis quand même sur des temps longs voire très longs, j’ai pu travailler deux ans et demi sur une seule pièce qui est un vase en bronze et les peintures à l’huile qui étaient à la Mauvaise réputation prennent 60 à 80 jours de travail chacune.</p>



<p>Quel que soit le type de pièce que je produis je reste sur des temps assez longs de réalisation, et rien ne sort de mon atelier spontanément quelques jours après avoir décidé de m&#8217;y mettre.</p>



<p><strong>Vous m’avez dit travailler en collaboration avec des artisans, c’est systématique&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui, et ce depuis ma sortie de la villa Arson en 1997 … Très rapidement des collaborations se sont mises en place. Aucune pièce n’est produite à 100% par moi, c&#8217;est devenu un principe.</p>



<p>J’aime l’idée de déléguer une partie de la production, parce que c’est nécessaire techniquement et enrichissant intellectuellement.</p>



<p>En pratique, le processus est sans cesse différent, il s&#8217;adapte aux pièces en cours &#8230;Il peut y donc avoir des projets préparatoires ou des notes d’intentions mais beaucoup de choses passent par la parole. Comme je collabore avec des artisans qui sont déjà extrêmement sollicités, et que l’idée n’est pas simplement de leur commander une pièce, c’est souvent un travail qui se construit à quatre mains. Ça passe d&#8217;abord par de longues discussions avec eux pour les amener jusqu’à l&#8217;œuvre.</p>



<p>Le but est d&#8217;aller ensemble dans des endroits de leurs pratiques qu’ils ne maitrisent pas forcément très bien. Je pense par exemple, au fondeur avec lequel je collabore depuis plus de 20 ans à Marseille et qui est spécialiste en mobilier urbain, ce n’est pas un fondeur d’art, et produire certaines de mes œuvres avec lui a une saveur particulière et un rendu spécial. Ces pièces sortent d’un atelier qui fait quotidiennement des contrepoids d’ascenseur, des réverbères ou des bancs publics, elles ont donc une brutalité que je n’obtiendrais pas si je les réalisais chez un fondeur d’art.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="765" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30-1024x765.jpg" alt="« Paradigme shift », Galerie Espace à vendre, Nice, 2013 " class="wp-image-863" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30-1024x765.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30-300x224.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30-768x574.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30-500x374.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30-800x598.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30-1280x956.jpg 1280w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30-1536x1148.jpg 1536w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/11/2020-10-30.jpg 1716w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>« Paradigme shift », Galerie Espace à vendre, Nice, 2013</figcaption></figure>



<p><strong>Vous utilisez des matériaux très divers allant du bois, au métal, en passant par le sucre, est-ce qu’il y en a un que vous préférez&nbsp;?</strong></p>



<p>Non, je n&#8217;ai pas de matériaux de prédilection &#8230;ce qui m’intéresse c’est qu’aucune exposition ne ressemble à la précédente. Celle de la Mauvaise réputation par exemple présentait des peintures à l’huile stratifiées en résine époxy teintée&#8230;</p>



<p>Il y a des périodes où je vais travailler plutôt le bois, la résine ou le bronze mais ce sont toutes des techniques qui reviennent régulièrement, qui seront laissées de côté pendant un certain temps pour refaire leur apparition ultérieurement.</p>



<p>Je n&#8217;ai jamais travaillé qu’un seul type de matériau pendant un long lapse de temps.</p>



<p>Comme vous le précisiez dans votre question, j’ai longtemps travaillé avec le sucre (pendant 10 ans exactement) mais cela n&#8217;était pas une pratique exclusive pendant cette période, d&#8217;autres projets se développaient en parallèle avec d’autres matériaux.</p>



<p>En ce moment je fais des dessins au pastel sur du papier, c’est la première fois&#8230; et sans avoir de favori je ne m’interdis aucun matériau, aucune technique.</p>



<p>Crédits photos&nbsp;: Lionel Scoccimaro  et «&nbsp;Documents d’artistes&nbsp;» (photo du visuel)</p>



<p>Liens utiles&nbsp;:</p>



<p>Galerie la Mauvaise réputation&nbsp;: <a href="http://lamauvaisereputation.free.fr/accueil">http://lamauvaisereputation.free.fr/accueil</a></p>



<p>Instagram de Lionel Scoccimaro &nbsp;: <a href="https://www.instagram.com/lionel_scoccimaro/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">cliquez ici</a></p>



<p>Plus d&#8217;info sur l&#8217;artiste  sur <a href="http://www.documentsdartistes.org/artistes/scoccimaro/repro.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">documents d&#8217;artistes</a></p>



<p></p>
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		<title>Bestiaire onirique : Interview avec Victoria Stagni</title>
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		<pubDate>Sat, 18 Jul 2020 13:07:07 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Interview par Emma Callegarin / Photos site web de l&#8217;artiste Des couleurs vives, des autoportraits oniriques, des femmes au milieu d’une nature luxuriante et sauvage, on sent dans les toiles de Victoria Stagni l&#8217;inspiration de monuments latino-américains: Frida Khalo, Gabriel Garcia Marquez,&#8230; Cette artiste, née à Buenos Aires d’une mère<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/bestiaire-onirique-interview-avec-victoria-stagni/"> Read more</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Interview par Emma Callegarin / Photos site web de l&#8217;artiste</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="1000" height="766" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/07/Le-vieil-éléphant.jpg" alt="Le vieil éléphant" class="wp-image-797" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/07/Le-vieil-éléphant.jpg 1000w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/07/Le-vieil-éléphant-300x230.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/07/Le-vieil-éléphant-768x588.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/07/Le-vieil-éléphant-500x383.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/07/Le-vieil-éléphant-800x613.jpg 800w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /><figcaption>Le vieil éléphant</figcaption></figure>



<p>Des couleurs vives, des autoportraits oniriques, des femmes au milieu d’une nature luxuriante et sauvage, on sent dans les toiles de Victoria Stagni l&#8217;inspiration de monuments latino-américains: Frida Khalo, Gabriel Garcia Marquez,&#8230;</p>



<p>Cette artiste, née à Buenos Aires d’une mère argentine et d’un père paraguayen, nous fait plonger dans son univers coloré au cours de cette interview.</p>



<p><strong>Emma Callegarin : Comment et pourquoi vous êtes-vous dirigée vers la peinture?</strong></p>



<p>Fille d’architectes, j’ai vu mes parents dessiner toute mon enfance. Comme eux, je voulais devenir architecte à mon tour et je dessinais beaucoup à l’adolescence avec déjà le goût du portrait. Pourtant, je n’ai pas pris cette voie et il m’a fallu du temps avant de m’autoriser à devenir une artiste…</p>



<p>Ma première expérience artistique, je l’ai vécu devant la caméra: j’ai été comédienne pendant plusieurs années. Mais c’est en quittant Paris pour venir m’installer à Bordeaux, il y a bientôt huit ans, que j’ai eu une révélation: je suis tombée sur un vieux chevalet abandonné et me suis dit qu’il n’était pas trop tard pour m’essayer à la peinture. J’ai stoppé net ma carrière de comédienne et, après quelques mois de formation à l’Atelier des Beaux-arts de Bordeaux, me suis lancée pour devenir professionnelle en 2015.</p>



<p>Dans la peinture, j’ai trouvé le mode d’expression artistique qui me convient le mieux: je suis totalement libre et peux créer sans entrave tout ce qui me traverse l’esprit et que j’espère digne d’être représenté. Peindre me permet d’entretenir un flux créatif continu, d’être en prise directe avec mon imaginaire.</p>



<p> <strong>Vous avez une approche instinctive ou réfléchie lors de votre processus de création? Quelles sont vos sources d’inspirations? </strong></p>



<p><strong>Victoria Stagni :</strong> La composition de mes tableaux est très précise, très nette dans mon esprit avant même de prendre mon crayon pour tout dessiner. J’aime être en contrôle de l’élaboration de mes travaux, même dans les détails. Le point de départ d’une oeuvre germe en général assez spontanément dans mon esprit, puis j’articule l’ensemble autour de cette idée fondatrice. Je fais essentiellement des portraits &#8211; beaucoup d’autoportraits &#8211; tout en convoquant un bestiaire qui partage la toile avec le sujet humain. Parfois, un écrin de nature enveloppe l’ensemble mais il survient souvent secondairement dans mes pensées.</p>



<p>En matière d’inspiration, les animaux constituent une source inépuisable. Ils sont une invitation au rêve qui habite mes toiles. L’actualité est à l’origine de certaines de mes toiles, en particulier lorsqu’elle me révolte, souvent lorsqu’il s’agit de la nature, du vivant martyrisé. Inconsciemment, je dois être profondément féministe car je ne peins presque que des femmes. Et bien sûr, je me sers beaucoup de moi comme matériau de base, inépuisable et toujours accessible. Grâce à la peinture, je peux mettre en couleur mes pensées et sentiments de toutes sortes.</p>



<p><strong>Vous êtes connue pour vos toiles, avez vous déjà eu envie de jouer avec d’autres supports?</strong></p>



<p>Je peins exclusivement à l’huile. J’ai besoin de ce toucher, de cette texture sous mon pinceau pour m’exprimer au mieux sur la toile. Et comme je fais grandement passer mes émotions par la couleur, l’huile me semble mieux correspondre à mes attentes. Par exemple, l’acrylique est moins malléable du fait du séchage rapide et les couleurs plus criardes me plaisent moins. Pour le moment, je n’envisage pas l’emploi d’autres techniques, ni d’autres supports, pour mes réalisations artistiques.</p>



<p><strong>On décrit votre trait comme naïf, on y retrouve des airs du Douanier Rousseau, pourriez-vous nous parler de votre style?</strong></p>



<p>Je ne peux pas nier l’influence du Douanier Rousseau sur mon travail. Je lui voue une grande admiration, en particulier pour son travail sur les couleurs. Si, comme lui, je traite la végétation et l’environnement de manière très stylisée, en revanche mes animaux et personnages sont beaucoup plus réalistes que les siens. Et puis, les peintures emblématiques du Douanier sont des paysages irréels, fantasmagoriques, peuplés d’animaux non moins extraordinaires et où les personnages sont le plus souvent assez anecdotiques: toutes ces représentations se situent sur un même plan stylistique. A contrario, je fais essentiellement des portraits où mes personnages sont immergés dans un univers onirique en quelque sorte attesté par la naïveté du décor.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://lh4.googleusercontent.com/wvwvN8T83E62ZQyfqgfMnNIPqIAz9AhqeA5AqghToY4hJlz0Y5CD3Usp3UFY_51buKufiFMCy6VidATE3we-8XDMrGbJGLqzu69uWZkHbWoi_ro184opA3GSN9ZX3xba1FJFwx6a" alt="Victoria Stagni art"/></figure>



<p><strong>J’ai personnellement beaucoup aimé votre série “Visages”, on y retrouve la centralité de</strong> <strong>l’Homme mais aussi l’importance des animaux et de la nature. Idem dans la série “Nature et</strong> <strong>poésie” où les Hommes occupent autant d’espace que les animaux. Vous&nbsp;vous interrogez sur la place de l’Homme au sein du monde?</strong></p>



<p>Effectivement, les toiles auxquelles vous faites allusion invitent à la réflexion sur la place de l’Homme au sein de la nature et, en premier lieu, celle qu’il occupe vis-a-vis de ses frères animaux.</p>



<p>Que serait notre monde sans animaux? Sans cette magnifique biodiversité qui met&nbsp; toute cette poésie dans nos existences? Je ne peux pas l’envisager&#8230; Peindre tous ces animaux, en particulier à mes côtés, c’est célébrer leur beauté mais c’est aussi me cacher, m’évader avec eux loin des autres hommes et de l’absurdité de notre besoin de prédation et de destruction massive! Peindre les animaux est une source d’inspiration sans fin. Même s’ils sont souvent mes alliés sur la toile, je n’oublie pas leur dangerosité latente lorsqu’il s’agit d’autres prédateurs. Alliés et rivaux pour la survie dans ce monde magnifique peut-être bientôt anéanti, voilà ce que nous sommes.</p>



<p><strong>La nature est une des sources d’inspirations de, est-ce qu’elle joue un autre rôle?</strong></p>



<p>J’ai une certaine fascination pour la mer que, paradoxalement, je ne peins presque pas. Peut-être ai-je peur des clichés habituels lorsque l’on peint un rivage avec des bateaux, des rochers, etc. Je préfère l’observer, sentir sa présence apaisante, sa puissance près de moi, que de chercher à la représenter. Je ne suis pas vraiment folle de la campagne et, comme le Douanier Rousseau, la végétation exotique qui sert d’écrin à certaines de mes toiles est purement fantasmagorique.</p>



<p>Au delà de ces considérations sensorielles, je suis très inquiète de voir mes enfants être les témoins de la disparition de cette nature qui colorie le monde si magnifiquement. Je pense souvent à la chanson « Respire » de Mickey 3D.</p>



<p><strong>Née en Argentine, de parents paraguayen et argentin, quel rôle ont joués vos racines dans</strong> <strong>votre oeuvre? Rajoutant à cela votre vie en France, comment conciliez vous cette double culture</strong> <strong>franco-argentine?</strong></p>



<p>Mes souvenirs d’un voyage au Paraguay pour rendre visite à ma famille l’année de mes 13 ans ont très certainement nourri mon imaginaire et initié mon goût pour peindre la jungle. Mes origines guaranies du côté de mon père ont une influence sur mon travail: je me sens proche des peuples premiers, j’admire leur pureté et leur sagesse, bien sûr en premier lieu dans leur mode de vie en symbiose avec leur milieu naturel. De l’Argentine, je garde ce sentiment douloureux d’un arrachement brutal à mon terreau originel. Je ne me souviens de rien mais mon corps se souvient&#8230; La peur, la tension qui règnent dans certaines de mes toiles restituent sans doute cette idée que le mal n’est jamais loin, même si on ne l’identifie pas clairement au premier abord.</p>



<p>Bien que je me sente profondément française (je suis arrivée en France à l’âge de 4 ans.), j’ai reçu cet héritage culturel d’Amérique latine avec les romans de Garcia-Marquez, Alejo Carpentier, Luis Sepulveda, la musique de Mercedes Sosa ou encore les œuvres de Frida Kahlo. Je suis une héritière de ce réalisme magique.</p>



<p><strong>Vous avez collaboré avec Oboem, projet dans lequel vous remplacez des publicités par de l’art dans</strong> <strong>l’espace public. Qu’est ce qui vous a donné envie d’y participer?</strong></p>



<p>Oboem était un projet initié par deux jeunes Bordelais, Oliver Moss et Marie Toni, de retour d’un voyage au Chili. A Valparaiso, ils avaient été frappés par la beauté de nombreuses façades de maisons offertes au Street art et cela leur avait donné cette idée de vouloir transformer les villes en musées à ciel ouvert. Pour cela, ils voulaient détourner l’utilisation des panneaux publicitaires au profit de l’exposition d’œuvres d’art. J’ai eu la chance d’être contactée par Oliver et Marie pour faire partie de l’aventure et ai tout de suite trouvé ce projet fantastique! Quelle émotion que de voir un de mes tableaux exposé aux yeux de tous sur des abris-bus au centre de Bordeaux! Après cette réussite grâce au déploiement d’une belle énergie, hélas les deux fondateurs d’Oboem n’ont pas pu poursuivre les choses ailleurs…</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://lh3.googleusercontent.com/b-98rBEMMy3HmdJ-DskGgqvhBOhdFAOr4An3S-g8ro6Oq7asZa6sNDozWRanRzD7ttdFBXvHfq015SGFMr_X6T8TG2SDJhe1xz-jHpJ8ppu1EtKpmv9HhnqS_dy1KZgbn42PfLAc" alt="Victoria Stagni Oboem "/></figure>



<p><strong>Vous faites aussi partie d’un collectif &#8220;Human Beings, What Unifies Us?&#8221;. Est ce que vous</strong> <strong>pourriez nous en parler? Comment avez vous eu envie de l’intégrer?</strong></p>



<p>En 2016, une femme franco-américaine&nbsp; passionnée par Cuba et qui aimait beaucoup mon travail m’a contacté pour ce projet « Human beings&#8230; ». Elle a rassemblé une douzaine d’artistes, essentiellement des peintres, afin d’organiser une exposition collective à la Galerie d’art universel Benito Ortiz à Trinidad, Cuba. Nous avons pu exposer nos oeuvres pendant un mois dans le magnifique palais Ortiz de style colonial typiquement cubain: c’était grandiose! La rencontre du public cubain a été également une expérience extraordinaire. J’ai eu la chance de rencontrer et d’exposer aux côtés de grands artistes tels que Jorge Cesar Saenz Gomez, Rosemary Feit Covey, Yudit Vidal Feife, Carlos Bustillos, Carlos manuel Castillo ou encore Lazaro luis Garcia Del campo. Ce collectif franco-américain devait se produire ensuite aux Etats-Unis puis en France mais, faute de moyens, cela a tourné court, pour l’instant&#8230; Je suis restée en contact avec plusieurs de ces artistes que j’admire beaucoup.</p>



<figure class="wp-block-embed-vimeo wp-block-embed is-type-video is-provider-vimeo wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe loading="lazy" title="&amp;quot;Devenir-Animal #1&amp;quot;, Victoria Stagni , Monkey Mood Galerie" src="https://player.vimeo.com/video/333369579?dnt=1&amp;app_id=122963" width="750" height="422" frameborder="0" allow="autoplay; fullscreen" allowfullscreen></iframe>
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<p><strong>Vos toiles sont engagées pour diverses causes notamment l’écologie et la préservation de</strong> <strong>l’environnement, on peut aussi voir représenté le président américain Donald Trump, est-ce que vous considérez que l&#8217;art a une vocation critique sur la société?</strong></p>



<p>Je ne crois que l’art ait une finalité spécifique. En tout cas, pas chez moi. Pour moi, il y a d’abord l’émergence d’une idée puis d’un besoin de donner une représentation, une forme à cette idée sur la toile. Si une de mes toiles est politique &#8211; ou critique vis-à-vis de la société comme vous dites -, c’est que je me trouve dans un état où je dois exprimer mon indignation, ma colère, ou peut-être plutôt ma tristesse, mon désespoir&#8230; Mais, il n’y a rien de militant. Je suis simplement traversée par mon époque et mes créations s’emparent de cela. Tenez, par exemple, je viens de peindre deux tableaux inspirés de la situation dans laquelle la COVID-19 plonge le monde. Il est probable que, comme moi, la plupart des artistes se soient exprimés sur le sujet d’une manière ou d’une autre.</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://lh3.googleusercontent.com/ZBZmwmdCrMxzJ_PYFMxpXwZavQHny53G-PzHEN_WkJwpIA2tL-bHs4fpfhstyELixveyafJFz9JO_M1We8WMPrz8KVBtTDfGCq3gjNNh_sMnBQDP5U5mNCU0wsI5H-PKo5F4_C_F" alt="VIctoria Stagni Nature "/></figure>



<p></p>



<p><strong>&nbsp;Enfin, quels sont vos projets en cours ou à venir?</strong></p>



<p>A la rentrée, du 15 septembre au 10 novembre, je vais exposer mon travail dans la prestigieuse agence Christie’s Maxwell Baynes à quelques mètres de l&#8217;Opéra de Bordeaux, au 28 cours du chapeau Rouge. Ensuite l’automne, je vais également participer à deux expositions collectives à Bordeaux. La première aura lieu à l’espace culturel du Marché de Lerme du 5 au 18 octobre avec l’association PUCEART sur le thème de l’eau. La seconde se déroulera lors des journées de l’Amérique latine et des Caraïbes avec le collectif MACLA, du 20 au 26 octobre à l’espace culturel de la Halle des Chartrons. Il est également question d’exposer plusieurs de mes toiles à Paris en novembre. Et j’ai déjà trois autres expositions programmées dans des châteaux bordelais et à Merignac en 2021.</p>



<p>Plus d&#8217;info sur Victoria Stagni sur son site web : <a href="https://www.victoria-stagni.com/fr/">https://www.victoria-stagni.com/fr/</a></p>



<p>Plus d&#8217;interviews d&#8217;artistes en cliquant <a href="https://kaleidoscopelab.fr/blog/">ici </a> </p>
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		<title>Dignidad : Interview à l&#8217;artiste Mono Gonzalez</title>
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		<pubDate>Fri, 05 Jun 2020 08:47:48 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Interview et photos : Carlos Olivera Mono Gonzalez est une référence de l&#8217;art urbain chilien et latino-américain. Il a été co-fondateur des célebres &#8220;Brigadas Ramona Parra&#8221; (BRP) qui ont recouvert les murs des villes et des villages du Chili avec des peintures murales qui illustraient les idées du Programme d&#8217;Unité<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/dignidad-interview-mono-gonzalez/"> Read more</a></p>
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<p>Interview et photos : Carlos Olivera </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="990" height="624" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez.jpg" alt="Mono GOnzales art urbain 3" class="wp-image-751" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez.jpg 990w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez-300x189.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez-768x484.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez-500x315.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez-800x504.jpg 800w" sizes="(max-width: 990px) 100vw, 990px" /></figure>



<p>Mono Gonzalez est une référence de l&#8217;art urbain chilien et latino-américain. Il a été co-fondateur des célebres &#8220;Brigadas Ramona Parra&#8221; (BRP) qui ont  recouvert les murs des villes et des villages du Chili avec des peintures murales qui illustraient les idées du Programme d&#8217;Unité Populaire de Salvador Allende, jusqu&#8217;au coup d&#8217;état militaire du 11 septembre 1973. </p>



<p>Depuis le mois de mars (avant le confinement) il expose ses dernières oeuvres en toile et sérigraphie dans la galerie <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.polemagnetic.fr/" target="_blank">Magnetic Artlab</a> de Bordeaux (1 Place Avisseau, 33300 Bordeaux). Une exposition, intitulé &#8220;<strong>Dignité</strong>&#8220;, qui continue jusqu&#8217;à fin juin et qu&#8217;il faut vraiment aller voir pour entrer dans l&#8217;univers de ce magnifique artiste. </p>



<p>Par un après midi ensoleillé, nous l&#8217;avons rencontré dans la galerie et on a  pu parler avec lui (derrière nos masques) et lui poser quelques questions sur cette exposition, sur l&#8217;art urbain ainsi que sur sa vision de l&#8217;art en général. Voici ses réponses : </p>



<p>*<strong>Y a-t-il une unité dans l&#8217;exposition, un thème qui unifie toutes les œuvres que nous voyons dans cette exposition ? ou s&#8217;agit-il plutôt d&#8217;une série d&#8217;œuvres sans lien entre elles ?&nbsp;</strong></p>



<p>Oui, en effet il y a une unité et un sens dans cette exposition. C&#8217;est pourquoi nous lui avons donné un nom, elle s&#8217;appelle « Dignidad » (<strong>Dignité</strong>). Au Chili, nous avons un réveil social très fort et qui est toujours très vivant. Et avec ce mouvement il y a des espaces qui ont été conquis. Un espace central, qui est comme un lieu zéro de ce mouvement, c’est <em>La plaza de la dignidad</em> (La place de la dignité). Un lieu où convergent tous les mouvements sociaux, où ils se réunissent pour une heure de protestation tous les vendredis. C&#8217;est pourquoi l&#8217;exposition s&#8217;appelle &#8220;Dignité&#8221;. Pour moi, dans cette exposition, il y a derrière un concept qui inclut les peuples indigènes, les migrants et la nature, qui sont les trois thèmes principaux de mon travail. Ces thèmes sont la représentation des luttes sociales actuelles : les peuples mapuches, un peuple originaire du Chili qui a été chassé de leur terres par les blancs ; le changement climatique et la nature avec tous les dérèglements qu’on voit partout ; et aussi les migrants, qui est un thème universel : ces gens qui vont et viennent d’un côté à l’autre de la planète. Par exemple moi, je suis un migrant ici, quand je suis en France. Je pense donc que nous sommes toujours des étrangers. Et pire encore, il y a des peuples comme les Mapuches qui maintenant sont des étrangers sur leurs propres terres !</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez5-768x1024.jpg" alt="Mono Gonzalez Art Urbain 2" class="wp-image-752" width="284" height="378" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez5-768x1024.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez5-225x300.jpg 225w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez5-375x500.jpg 375w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez5-600x800.jpg 600w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez5-960x1280.jpg 960w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez5.jpg 1000w" sizes="(max-width: 284px) 100vw, 284px" /></figure></div>



<p><strong>Justement, si l&#8217;on parle de l&#8217;immigration et des étrangers, j&#8217;ai l&#8217;impression que vous avez une relation très forte avec la France ?</strong></p>



<p>Je suis venu ici plusieurs fois en France, surtout pour peindre. À Bordeaux, j&#8217;ai peint une fresque à l&#8217;université. Et c&#8217;était très intéressant parce que ce n&#8217;est pas une peinture murale réalisée en un seul voyage. Je suis venu ici pendant trois ans et cela s&#8217;est fait petit à petit jusqu’au moment que la peinture a été terminée. Et c&#8217;est intéressant car c’est une œuvre, une unité, il y a un concept derrière qui sert à décider comment on va couvrir cet espace, mais le travail a pris du temps, je l&#8217;ai construit petit à petit. Et les thèmes sur ce mural sont les mêmes que ceux que vous trouvez dans cette exposition, la nature, les peuples indigènes, etc.</p>



<p>Toujours à Bordeaux, j&#8217;ai aussi participé à une pièce avec<a href="https://kaleidoscopelab.fr/street-art/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> Seth</a> (artiste d&#8217;art urbain français), qui a été réalisée pour une exposition à l&#8217;<a href="https://www.institut-bernard-magrez.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Institut Bernard Magrez</a>. Ensuite, j&#8217;étais aussi dans d&#8217;autres endroits en France, à Paris l&#8217;année dernière, je peignais et je faisais des ateliers. Maintenant que j&#8217;y pense, il est vrai que je suis beaucoup venu en France. C’est probablement la dernière fois ! Je commence à vieillir.</p>



<p> Et à Bordeaux, eh bien, en dehors du travail, il y a l&#8217;amitié qui m&#8217;unit avec de nombreux Chiliens exilés qui sont venus s&#8217;installer ici pendant la période de la dictature au Chili. Et puis Valérie Joubert, professeur à l&#8217;université <a href="https://www.u-bordeaux-montaigne.fr/fr/index.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Bordeaux Montaigne</a>, je l&#8217;ai rencontrée il y a des années parce qu&#8217;elle a fait des recherches, dans les années 1990, sur l&#8217;art urbain chilien et les brigades avant et après la dictature, et je l&#8217;ai bien aidée comme guide.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="899" height="746" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez4.jpg" alt="Mono Gonzalez Art urbain " class="wp-image-753" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez4.jpg 899w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez4-300x249.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez4-768x637.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez4-500x415.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez4-800x664.jpg 800w" sizes="(max-width: 899px) 100vw, 899px" /></figure>



<p><strong>Et si nous parlons des brigades et du muralisme, avez-vous l&#8217;impression de faire partie de la tradition muraliste latino-américaine ? Il me semble que votre art diffère beaucoup, par exemple, de la tradition mexicaine, qui est l&#8217;un des piliers du muralisme, n&#8217;est-ce pas ?</strong></p>



<p>Il y a un problème que je souligne toujours. Dans le cas du muralisme, il y a trois aspects : le muralisme religieux et idéologique, comme au Vatican, il y a aussi le muralisme associé au pouvoir, dans les palais par exemple. Et il y en a un autre, qui est mexicain, qui a plus à voir avec les luttes sociales et le peuple, il a à voir avec la façon dont ils sont représentés, dont les espaces sont remplis au fur et à mesure qu&#8217;ils sont conquis par le peuple. Mais dans tous ces cas, il s&#8217;agit d&#8217;un muralisme intérieur, d&#8217;un muralisme d&#8217;auteur. Comme il s&#8217;agit d&#8217;un muralisme d&#8217;auteur et d&#8217;intérieur, il n&#8217;est pas anonyme. Celui de la rue l&#8217;est. Celui de la rue, l&#8217;art urbain, est éphémère, il est anonyme et, de plus, très important, le spectateur est en mouvement. Le spectateur n&#8217;a pas besoin d&#8217;aller la voir, mais il rencontre plutôt la fresque. En arrière-plan, l&#8217;art urbain « provoque » la vue du spectateur. Il y a donc une très grande différence entre les lois visuelles de la peinture de rue et de la fresque d&#8217;intérieur.&nbsp; Dans l&#8217;art urbain, la peinture murale de rue est également collective, participative, elle provoque la vue du spectateur, parfois elle est « contingente ». La fresque de rue est une histoire de contingence, une histoire du moment que nous vivons et, comme elle est éphémère, elle remplit un cycle de temps. Elle est toujours éphémère. Dans la rue, la fresque est toujours transformée, avec la lumière, le climat, le mouvement et elle est aussi très spontanée. Et aussi anonyme &#8211; vous voyez, je ne signe pas mes fresques. Mais tout cela, leur caractère éphémère, anonyme et collectif, ne signifie pas qu’elles ne sont pas de qualité.</p>



<p>Mais nous devons également tenir compte du fait que, de nos jours, il y a des choses qui changent à propos des fresques murales dans la rue, de l&#8217;art urbain. Aujourd&#8217;hui, par exemple, il existe de très bons rapports sur ce qui se fait dans la rue. Photo et vidéo. Et ce qui est effacé en arrière-plan est enregistré. Et donc le concept change aussi, il y a une vision différente.</p>



<p>Ainsi, si le muralisme mexicain est une référence, il y a beaucoup plus de choses, une grande variété, en Amérique latine ! Il y a les muralistes du Brésil, par exemple, les muralistes de rue qui peignent dans les favelas. Et bien sûr, leur langage est différent ! En Colombie, il y en a beaucoup aussi d&#8217;art urbain, et même les muralistes mexicains de rue aujourd&#8217;hui sont différents de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Diego_Rivera" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Diego Rivera</a>.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="902" height="1024" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez7-902x1024.jpg" alt="Mono GOnzalez 7" class="wp-image-759" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez7-902x1024.jpg 902w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez7-264x300.jpg 264w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez7-768x872.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez7-441x500.jpg 441w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez7-705x800.jpg 705w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez7-1128x1280.jpg 1128w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez7-1692x1920.jpg 1692w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez7-1353x1536.jpg 1353w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez7-1804x2048.jpg 1804w" sizes="(max-width: 902px) 100vw, 902px" /></figure>



<p><strong>Et en parlant de l&#8217;évolution d<em>e l&#8217;art</em> urbain, aujourd&#8217;hui les artistes de rue exposent dans des salles d&#8217;exposition, des musées et des galeries. Il y a beaucoup de critiques car beaucoup de gens disent que cela perd le caractère rebelle de cet art&#8230;</strong></p>



<p>Oui, ça c&#8217;est possible. La spontanéité est perdue, le public change et l&#8217;œuvre est fermée. On voit qu&#8217;aujourd&#8217;hui ceux qui alimentent les grandes galeries du monde entier sont les artistes urbains. Parce que c&#8217;est aussi un segment important et qu&#8217;il se vend bien. C&#8217;est quelque chose qui a changé dans l&#8217;art. Auparavant, les peintres avaient un galeriste qui boostait leurs œuvres et qui investissait même dans celles-ci. Aujourd&#8217;hui, cela n&#8217;existe plus. Mais les peintres de rue s&#8217;en fichent de tout ça parce qu&#8217;ils peignent dans la rue, les gens les voient et les reconnaissent souvent. Ils n’ont pas besoin de publicité car la rue c’est leur publicité. Le marché de l&#8217;art a changé et l&#8217;art urbain est entré sur le marché.</p>



<p>Ensuite, dans mon cas, je pense que c&#8217;est différent, parce que mon travail concerne les luttes sociales et que mon truc c&#8217;est de questionner et de dialoguer sur les problèmes sociaux. La galerie devient donc une continuité, un nouvel espace pour générer cette discussion. Et dans ce cas, je me sens un peu comme un &#8220;provocateur&#8221; social. Ici, par exemple. Le fruit de cette exposition, dans cette galerie, c’est aussi que nous parlons aujourd’hui. Probablement vous allez publier un article sur cet art et le traduire en français. Et vous allez donc parler des Mapuches et de leur place dans mon art. Et plus de gens vont découvrir ce qui se passe. Ils vont chercher à savoir qui sont les mapuches et ce qui s’est passé avec eux. Vous voyez, mon truc, au-delà du visuel, c&#8217;est aussi le mot. C&#8217;est de ça qu&#8217;il s&#8217;agit, de ce que nous communiquons. L’important c’est que les problèmes chiliens ou latino-américains deviennent universels et mon art est un outil pour le faire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="949" height="730" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez2.jpg" alt="Mono Gonzalez art urbain 5" class="wp-image-754" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez2.jpg 949w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez2-300x231.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez2-768x591.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez2-500x385.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez2-800x615.jpg 800w" sizes="(max-width: 949px) 100vw, 949px" /></figure>



<p><strong>Alors, l&#8217;art n&#8217;a-t-il pas perdu sa capacité critique face au monde ?</strong></p>



<p>Le marché a absorbé une grande partie de la force critique de l&#8217;art. Il est vrai que lorsque l&#8217;on est dans la rue, il existe un langage plus efficace politiquement, plus de lutte, plus d&#8217;éducation et de mobilisation.&nbsp; Mais il finit, ou il peut finir, par être absorbé par les discours hégémoniques et est neutralisé. La contre-culture est neutralisée par le pouvoir. Il existe de nombreuses façons de le faire. Pendant la dictature au Chili, la première chose qui a été faite a été d&#8217;effacer les peintures murales afin d&#8217;effacer le message. La violence est un moyen de neutraliser l&#8217;art. Une autre voie est celle de la répression. Aujourd&#8217;hui au Chili il y a de la répression. Par exemple, à Santiago, il y a un bâtiment très haut à partir duquel des interventions artistiques avec des lumières ont été faites. Ils ont projeté des mots comme &#8220;faim&#8221;. Hier soir, au Chili, des camions de l&#8217;État sont venus, avec des lumières géantes, pour éclairer le bâtiment afin que ce mot ne puisse pas être projeté. En d&#8217;autres termes, il y a toujours une lutte pour censurer et contrôler ce qui est dit, le questionnement que l&#8217;art produit.</p>



<p>Et il y a aussi une dernière façon de neutraliser qui est d&#8217;absorber et de neutraliser. Au fond, l&#8217;art est une lutte idéologique. Et c&#8217;est une chose pour laquelle l&#8217;artiste doit aussi se battre, pour maintenir, pour garder son discours, pour le partager, pour le rendre évident.</p>



<p>Par exemple, dans cette exposition, nous voyons les masques que j&#8217;ai peint, qui représentent les peuples autochtones, avec leurs masques colorés et leurs plumes. Nous, les artistes, devons faire partie d&#8217;un processus de création et d&#8217;amélioration de l&#8217;estime de soi du peuple. Il est donc important que l&#8217;art gagne autant d&#8217;espace que possible. C&#8217;est une lutte constante avec la culture hégémonique, un &#8220;tir à la corde&#8221;. Et dans l&#8217;art, je représente le peuple, ces autochtones, et peut-être qu&#8217;ils se diront « il y a des gens, des artistes, qui nous représentent », et cela leur donne de l&#8217;espoir.</p>



<p>Enfin, pour moi, l&#8217;important c’est le dialogue, que les gens dialoguent avec mon travail. Ce n&#8217;est pas important pour moi que l’œuvre soit innovante. Les installations et les choses de ce genre ne sont pas tellement mon style. J’appartiens au vieux monde.&nbsp; Je parle beaucoup avec d&#8217;autres personnes quand je peins, avec des jeunes, et c&#8217;est pourquoi j&#8217;aime peindre dans la rue. Le dialogue social est ce qui m&#8217;intéresse, et le travail est un moyen. L&#8217;art a de la force, et c&#8217;est pourquoi je continue à peindre, à voyager, et à parler avec les gens.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="1000" height="750" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez6.jpg" alt="" class="wp-image-761" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez6.jpg 1000w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez6-300x225.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez6-768x576.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez6-500x375.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/06/Mono-Gonzalez6-800x600.jpg 800w" sizes="(max-width: 1000px) 100vw, 1000px" /></figure>



<p><strong>Magnetic Artlab</strong></p>



<p>Berceau de contre-culture et incubateur de concepts, la galerie <strong>Magnetic ArtLab</strong> a pour ambition de décloisonner les pratiques polymorphes et de cristalliser les énergies autour d’une ligne contemporaine, figurative ou abstraite, lyrique ou subversive.</p>



<p> La galerie est ouverte du <strong>mercredi au samedi de 14h00 à 19h00</strong></p>



<p>Plus d&#8217;information sur l&#8217;exposition,  sur le site web <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.polemagnetic.fr/" target="_blank">www.polemagnetic.fr</a>, ou sur <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.facebook.com/MagneticArtLab/" target="_blank">facebook</a>.  </p>



<p></p>



<p>*Traduit de l&#8217;espagnol par notre rédacteur. </p>



<p>Plus d&#8217;interviews sur notre <a href="https://kaleidoscopelab.fr/blog/"><strong>blog en cliquant ici</strong></a></p>
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		<title>Rythmes de l&#8217;esclavage : Interview à César Santa Cruz</title>
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		<dc:creator><![CDATA[KLAC]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 May 2020 10:19:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[afro péruvien]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Juste avant la fin du confinement, et pour clôturer notre série d’interviews confinées, nous avons interviewé César-Octavio Santa Cruz, artiste péruvien qui habite à Bordeaux depuis plus de 15 ans. Avec lui et l&#8217;association MACLA nous devions organiser une exposition d&#8217;art appelée &#8220;Rythmes de l&#8217;esclavage&#8221; en mai à l&#8217;Instituto Cervantes<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/rythmes-de-lesclavage/"> Read more</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="960" height="639" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Autoportrait-Marché-de-Lerme.jpg" alt="autoportrait " class="wp-image-731" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Autoportrait-Marché-de-Lerme.jpg 960w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Autoportrait-Marché-de-Lerme-300x200.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Autoportrait-Marché-de-Lerme-768x511.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Autoportrait-Marché-de-Lerme-500x333.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Autoportrait-Marché-de-Lerme-800x533.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Autoportrait-Marché-de-Lerme-360x240.jpg 360w" sizes="(max-width: 960px) 100vw, 960px" /></figure>



<p>Juste avant la fin du confinement, et pour clôturer notre série d’interviews confinées,  nous avons interviewé <a rel="noreferrer noopener" href="https://maclart.fr/a-propos/les-artistes-macla/cesar-octavio-santa-cruz/" target="_blank">César-Octavio Santa Cruz</a>, artiste péruvien qui habite à Bordeaux depuis plus de 15 ans. Avec lui et l&#8217;association<a rel="noreferrer noopener" href="http://kaleidoscopelab.fr/projets/macla/" target="_blank"> MACLA </a> nous devions organiser une exposition d&#8217;art appelée &#8220;Rythmes de l&#8217;esclavage&#8221; en mai à l&#8217;<a rel="noreferrer noopener" href="https://burdeos.cervantes.es/fr/default.shtm" target="_blank">Instituto Cervantes</a> de Bordeaux. Cette exposition a été reportée au mois de novembre à cause de la crise sanitaire. Voici les réponses de cet artiste aux questions que notre rédacteur a posé : </p>



<p><strong>Quels sont tes projets artistiques en ce moment&nbsp;? Sur les réseaux sociaux on te voit travailler les dessins au crayon, mais aussi de la calligraphie, en plus de la sérigraphie…</strong></p>



<p>Je n’ai pas de projets d’exposition dans l’immédiat étant donné la situation actuelle. Les expositions auxquelles je devais participer ont été, pour la plupart d’entre elles, reportées. Ma prochaine exposition aura lieu à l’Institut Cervantès dans le cadre de la Semaine de la mémoire qui a été finalement reportée au mois de novembre. Pour cette exposition, je travaille notamment dans une installation faite à partir de caisses de vin sérigraphiées et peintes à l’acrylique. J’ai vraiment hâte de pouvoir montrer ce travail d’autant plus que c’est la première fois que mes œuvres seront exposées avec celles de mon père.</p>



<p>Je profite aussi du temps de confinement pour avancer des projets qui étaient restés inachevés. Par exemple, je travaille sur une série de sérigraphies en petit format autour de la gastronomie péruvienne et bordelaise que j’ai intitulée «&nbsp;Lima-Bordeaux&nbsp;: jumelage gastronomique&nbsp;». C’est une première pour moi car d’habitude, lorsque je fais de la sérigraphie, je ne produis que de grands formats, mais je me dis qu’avec les petits formats, le public aura plus de choix.</p>



<p>A défaut de ne pas pouvoir aller à mon atelier, je réalise les dessins préparatoires à la maison. Ce n’est point du temps perdu, car cette étape est tout aussi importante que l’impression à la sérigraphie, voire plus. &nbsp;Les gens ont tendance à minimiser les affiches sérigraphiées car ils ne voient pas tout le travail qu’il y a en amont. Tout commence par une idée de sujet et des recherches théoriques autour de celle-ci. Viennent ensuite les dessins faits à la main et on finit par l’impression à la sérigraphie. La réussite d’un projet résulte de la qualité de ces trois étapes. Une étape intermédiaire entre le dessin et la sérigraphie serait la vectorisation sur logiciel d’infographie.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="971" height="1024" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Rythmes-de-lesclavage-1-compressé-971x1024.jpg" alt="rythmes de l'esclavage 1 " class="wp-image-732" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Rythmes-de-lesclavage-1-compressé-971x1024.jpg 971w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Rythmes-de-lesclavage-1-compressé-285x300.jpg 285w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Rythmes-de-lesclavage-1-compressé-768x810.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Rythmes-de-lesclavage-1-compressé-474x500.jpg 474w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Rythmes-de-lesclavage-1-compressé-759x800.jpg 759w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Rythmes-de-lesclavage-1-compressé-1214x1280.jpg 1214w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Rythmes-de-lesclavage-1-compressé-1821x1920.jpg 1821w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Rythmes-de-lesclavage-1-compressé-1457x1536.jpg 1457w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Rythmes-de-lesclavage-1-compressé-1942x2048.jpg 1942w" sizes="(max-width: 971px) 100vw, 971px" /></figure>



<p>Un certain nombre de dessins et de calligraphies que je publie sur les réseaux sociaux sont des travaux préparatoires mais dans d’autres cas c’est juste de l’entrainement, ça me permet de développer mes compétences techniques. Personnellement, je pense qu’un artiste doit mettre en œuvre les moyens techniques qui lui permettent de s’exprimer. En ce sens, un artiste qui n’a pas développé son savoir-faire mais avec un discours sera plutôt un bon orateur ou un être humain intelligent. Par contre une œuvre techniquement bonne mais sans message ou discours aura juste comme résultat un déploiement technique mais vide de sens. Aujourd’hui on peut même se former soi-même si l’on veut, on peut trouver plein de matériel disponible gratuitement sur internet et aussi des formations payantes en ligne si l’on dispose d’un budget.</p>



<p>Aussi, j’ai fini la mise en page du book de ma série «&nbsp;Rythmes de l’esclavage&nbsp;». Je compte bientôt le faire imprimer et vendre les exemplaires pour ceux qui le souhaitent à un prix accessible.</p>



<p><strong>Dans ton art on voit une série d’éléments comme le pop art, la musique, la culture africaine et aussi des motifs péruviens… comment s’articulent tous ces éléments&nbsp;? Et quel est la réception du public français face aux icones qui leur sont souvent inconnues&nbsp;?</strong></p>



<p>En 2006, j’ai commencé une série que j’ai intitulé «&nbsp;Motifs péruviens pour la consommation&nbsp;» dans laquelle je travaillais à partir de produits et symboles de consommation péruviens. Cette série est en lien étroit avec le travail de Warhol et des artistes pop dans la mesure où elle fait allusion à la société de consommation et que j’ai utilisé des procédés techniques dont ils ont eu abondamment recours tels que le transfert d’encre au diluant, le pochoir et la sérigraphie.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="733" height="1024" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Ali-compressé-733x1024.jpg" alt="Ali, pop'art " class="wp-image-733" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Ali-compressé-733x1024.jpg 733w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Ali-compressé-215x300.jpg 215w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Ali-compressé-768x1073.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Ali-compressé-358x500.jpg 358w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Ali-compressé-573x800.jpg 573w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Ali-compressé-917x1280.jpg 917w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Ali-compressé-1375x1920.jpg 1375w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Ali-compressé-1100x1536.jpg 1100w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Ali-compressé-1466x2048.jpg 1466w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Ali-compressé-scaled.jpg 1833w" sizes="(max-width: 733px) 100vw, 733px" /></figure>



<p>Cette série a été importante pour moi car elle m’a permis de forger un style en reprenant les caractéristiques plastiques de l’esthétique pop&nbsp;– utilisation d’aplats de couleurs vives, images tramées ou simplifiées, utilisation de cernes noirs – et qui a défini mes œuvres postérieures telles que celles sur la musique et sur la culture afro-péruvienne. Une économie de moyens graphiques simple et efficace car elle facilite la lecture des images.&nbsp; Même lorsqu’il s’agit de peintures, je reprends ce style en essayant d’imiter à l’acrylique les effets visuels de l’esthétique pop.</p>



<p>En effet, j’utilise parfois des éléments visuels qui peuvent être inconnus pour le public français comme dans le cas des produits de consommations péruviens de la série «&nbsp;Motifs péruviens pour la consommation&nbsp;» ou des percussions afro-péruviennes de la série «&nbsp;Rythmes de l’esclavage&nbsp;». Au premier abord, le public est généralement attiré par l’impact visuel des œuvres produites par les aplats de couleurs et le chromatisme propre aux encres de sérigraphie. C’est en essayant de comprendre le sens que ça peut se compliquer si on n’a pas un minimum de connaissances de la culture péruvienne. À ce stade, les textes explicatifs affichés à côté des œuvres lors des expositions et les visites guidées jouent un rôle prépondérant. J’essaye de faire en sorte que mes textes et mes explications orales soient aussi clairs et complets que possibles. J’ai fait une thèse doctorale il y a quelques années, j’ai donc une méthodologie qui me permet de savoir comment faire des recherches théoriques, de structurer mes textes et de rédiger avec un vocabulaire approprié.</p>



<p><strong>Ta série Rythmes de l’esclavage a commencé en 2012. Comment est-elle née&nbsp;? &nbsp;Peux-tu nous parler plus de cette série&nbsp;? Quel est son origine, ses influences (et tes influences)&nbsp;?</strong></p>



<p>En parallèle à mon activité d’artiste plasticien, je suis musicien. &nbsp;Je suis issu d’une famille d’artistes ayant participé à la diffusion des traditions afro-péruviennes. Pour ma part, depuis quelques années, j’essaye de faire découvrir au public la richesse de la culture afro-péruvienne à travers la musique. Je me suis toujours demandé comment je pouvais faire pour associer mon travail d’artiste plasticien, celui de musicien et mon intérêt pour la culture afro-péruvienne. C’est en réfléchissant à cette problématique que j’ai créé en 2011 une œuvre que j’ai intitulé «&nbsp;Rythmes de l’esclavage&nbsp;» inspirée du poème «&nbsp;Rythmes noirs du Pérou&nbsp;» de Nicomedes Santa Cruz, écrivain péruvien qui était aussi mon grand-oncle. Ce poème date de 1957 et parle de l’esclavage colonial au Pérou et des traditions culturelles qui en sont issues. L’œuvre en question est un diptyque réalisé sur des petits formats avec des techniques assez rudimentaires&nbsp;: transfert d’encre, pochoir et linogravure. C’était ça le point de départ. Après j’en ai fait une série. J’ai décidé alors d’aborder divers thèmes autour du poème et du contexte dans lequel il avait été créé, et pas seulement la musique afro-péruvienne&nbsp;: l’esclavage, la discrimination raciale, la lutte pour l’égalité, le commerce triangulaire, les droits civiques aux Etats-Unis, etc.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="693" height="1024" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Cajon-1-compressé-693x1024.jpg" alt="rythmes de l'esclavage 2 (Cajón) " class="wp-image-734" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Cajon-1-compressé-693x1024.jpg 693w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Cajon-1-compressé-203x300.jpg 203w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Cajon-1-compressé-768x1135.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Cajon-1-compressé-338x500.jpg 338w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Cajon-1-compressé-541x800.jpg 541w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Cajon-1-compressé-866x1280.jpg 866w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Cajon-1-compressé-1299x1920.jpg 1299w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Cajon-1-compressé-1039x1536.jpg 1039w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Cajon-1-compressé-1385x2048.jpg 1385w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Cajon-1-compressé-scaled.jpg 1732w" sizes="(max-width: 693px) 100vw, 693px" /></figure>



<p>Les références de cette série sont pour la plupart des poèmes. La référence principale est, bien sûr, «&nbsp;Rythmes noirs du Pérou&nbsp;» de Nicomedes Santa Cruz mais je me suis inspiré aussi du poème «&nbsp;Me gritaron negra&nbsp;» («&nbsp;On m’a traité de négresse&nbsp;») de Victoria Santa Cruz. D’un point de vue plastique, mes influences sont liées au Pop’art&nbsp;: des artistes comme Warhol ou Lichtenstein, Equipo Cronica dans la peinture espagnole ou Jesus Ruiz Durand dans l’art péruvien.</p>



<p><strong>La situation qu’on vit est totalement inédite de par son caractère mondial. Est-ce que le confinement a changé ta façon d’appréhender ton art&nbsp;?</strong></p>



<p>Cela a surtout modifié ma pratique artistique, en tout cas provisoirement. Je dessine davantage et fais de la calligraphie. Pas de sérigraphie car je ne peux pas aller à mon atelier. J’essaye de me former aussi à l’utilisation de logiciels qui peuvent me servir pour des projets tels que <em>indesign</em> et <em>illustrator</em>. Je m’entraine davantage à la guitare. J’ai repris la guitare classique. Je crée des nouveaux arrangements pour mon groupe. J’apprends des nouvelles chansons que je n’aurais jamais imaginé de jouer pour accompagner une de mes colocataires qui chante. J’ai aussi fait un montage vidéo pour mon groupe que j’ai partagé dans les réseaux sociaux. Avec la situation que l’on vit, beaucoup d’artistes et de musiciens se tournent vers les réseaux sociaux pour partager leurs créations. Aujourd’hui, plus qu’avant le confinement, il est possible de voir des expositions virtuelles et des concerts en ligne à défaut de ne pas pouvoir se rendre dans les lieux culturels, salles d’exposition ou de spectacle.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="678" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Egalité-compressé-1024x678.jpg" alt="égalité " class="wp-image-735" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Egalité-compressé-1024x678.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Egalité-compressé-300x199.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Egalité-compressé-768x509.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Egalité-compressé-500x331.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Egalité-compressé-800x530.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Egalité-compressé-1280x848.jpg 1280w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Egalité-compressé-1920x1272.jpg 1920w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Egalité-compressé-1536x1017.jpg 1536w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/Egalité-compressé-2048x1357.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>
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		<title>Couleur, culture et nature : interview à Ivan Torres</title>
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		<dc:creator><![CDATA[KLAC]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 14 May 2020 08:52:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Par : Carlos Olivera Quelques jours avant le déconfinement nous avons interviewé l&#8217;artiste peintre mexicain Ivan Torres. Membre fondateur de MACLA (Muestra d&#8217;Art Latino Américaine), il est l&#8217;un des acteurs culturels les plus actifs de la communauté latino-américaine à Bordeaux. Il nous parle de l&#8217;importance de la couleur, de la<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/couleur-culture-nature-interview-a-ivan-torres/"> Read more</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Par : Carlos Olivera </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="560" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-45-18-1024x560.jpg" alt="Calaveritas" class="wp-image-711" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-45-18-1024x560.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-45-18-300x164.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-45-18-768x420.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-45-18-500x273.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-45-18-800x438.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-45-18-1280x700.jpg 1280w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-45-18-1536x840.jpg 1536w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-45-18.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Quelques jours avant le déconfinement nous avons interviewé l&#8217;artiste peintre mexicain <a rel="noreferrer noopener" href="https://www.ivantorrespeintures.com/" target="_blank">Ivan Torres</a>.  Membre fondateur de <a rel="noreferrer noopener" href="http://maclart.fr/" target="_blank">MACLA</a>  (Muestra d&#8217;Art Latino Américaine), il est l&#8217;un des <a href="https://kaleidoscopelab.fr/a-propos/">acteurs culturels</a> les plus actifs  de la communauté latino-américaine à Bordeaux. Il nous parle de l&#8217;importance de la couleur, de la (sa) culture et du Mexique dans son art.</p>



<p><strong><em>Pourrais-tu te présenter en quelques mots&nbsp;?&nbsp;</em></strong></p>



<p>Après des études de journalisme au Mexique, j’ai travaillé pour le plus important journal de Guadalajara. Je vis depuis 16 ans à Bordeaux, où j’exerce comme artiste peintre autodidacte.</p>



<p>&nbsp;<strong><em>Si je devais caractériser ton art, je dirais que c’est un art peuplé de personnages, presque comme un bestiaire, même s’il est essentiellement abstrait. D’où viennent tous ces personnages&nbsp;?&nbsp;</em></strong></p>



<p>Les personnages sont les projections et les déductions propres à chaque personne. C’est ainsi que le public peut se rapprocher de ma peinture. Couleurs et formes ont de multiples interprétations, c&#8217;est un dialogue entre le public et mon travail.&nbsp;</p>



<p>Ma peinture est principalement abstraite, même si je fais parfois du figuratif. L’essentiel pour moi est de savoir quel langage choisir (abstraction, figuration, poésie, vidéo, etc.) afin de diriger l’inspiration de ma création.&nbsp;</p>



<p>Et d&#8217;où vient tout cela&nbsp;? D’une créativité permanente, de mon enfance, de ma vie quotidienne et de l&#8217;interculturalité qui me nourrit depuis des années.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-43-16-1024x1024.jpg" alt="Sol y luna" class="wp-image-712" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-43-16-1024x1024.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-43-16-300x300.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-43-16-150x150.jpg 150w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-43-16-768x768.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-43-16-500x500.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-43-16-800x800.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-43-16-1280x1280.jpg 1280w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-43-16-1536x1536.jpg 1536w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-43-16.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>L&#8217;artiste et deux tableaux de la série &#8220;Sol y Luna&#8221; </figcaption></figure>



<p><strong><em>Quel est l’impact de l’ «&nbsp;interculturalité&nbsp;» sur ton art&nbsp;? Est-ce que tes origines, ta culture a un impact sur tes peintures&nbsp;? Est-ce que ta culture inspire ton art&nbsp;?&nbsp;</em></strong></p>



<p>&nbsp;&nbsp;Dans la palette des expressions artistiques, le premier geste se fait par intuition et ce mouvement provient de nos origines existentielles. L&#8217;artiste décide alors comment s&#8217;insérer dans cet ensemble créatif, c&#8217;est-à-dire que nous optons ensuite, je crois, pour un courant artistique classique, moderne, conceptuel, contemporain, performatif, pop, etc&#8230;&nbsp;</p>



<p>Ce que nous avons appris se conjugue à ce que nous avons vécu, et cela constitue la marque de l&#8217;artiste, son originalité. Pour ma part, je suis un artiste qui a appris à peindre en autodidacte, comme un moyen d’expression pour développer mon besoin vital de création.&nbsp;</p>



<p>La culture est mon terrain de jeu, là je porte ce que je sais et ce que je ne sais pas aussi, le tout pour continuer à me nourrir. Le Mexique m&#8217;a permis de comprendre le point de départ, l&#8217;interculturalité m&#8217;aide à affiner la perspective, ici à Bordeaux.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="858" height="1024" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-41-42-858x1024.jpg" alt="La tercera Raíz" class="wp-image-713" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-41-42-858x1024.jpg 858w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-41-42-251x300.jpg 251w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-41-42-768x916.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-41-42-419x500.jpg 419w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-41-42-671x800.jpg 671w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-41-42-1073x1280.jpg 1073w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-41-42-1287x1536.jpg 1287w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-41-42.jpg 1341w" sizes="(max-width: 858px) 100vw, 858px" /><figcaption>La Tercera Raíz / La troisième Racine (2020)</figcaption></figure>



<p><strong><em>La couleur me semble d’être un élément très important dans tes peintures, plus que de la décoration elle semble être un personnage à part entière. Est-ce que c’est vraiment comme ça&nbsp;?</em></strong></p>



<p>C’est vrai, pour moi la couleur est un langage et une vibration.&nbsp;</p>



<p>Dans notre mémoire, nous portons toujours une couleur qui nous guide vers le beau, la tranquillité, la tristesse et parfois les mauvais souvenirs. Nous pouvons, par exemple, apprécier une certaine couleur « rouge » dans une peinture, mais elle peut « vibrer » différemment selon la personne et sa culture. Chaque spectateur garde en soi une palette de couleurs mais aussi de sons, d’odeurs et d’émotions. Ce que les gens voient dans mes peintures, ils le ressentent d&#8217;abord et ensuite cherchent à le comprendre. Ainsi puis-je communiquer mieux et plus clairement avec eux, quand ce dialogue est possible.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="720" height="960" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-46-41.jpg" alt="Exposition Chamanas" class="wp-image-714" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-46-41.jpg 720w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-46-41-225x300.jpg 225w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-46-41-375x500.jpg 375w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/05/PHOTO-2020-05-08-11-46-41-600x800.jpg 600w" sizes="(max-width: 720px) 100vw, 720px" /><figcaption>Exposition &#8220;Chamanas&#8221; (2019)</figcaption></figure>



<p><strong><em>La femme semble avoir un rôle essentiel dans ton «&nbsp;art poétique&nbsp;». C’est très évident dans la série «&nbsp;Chamanas&nbsp;» mais aussi dans «&nbsp;Sol y luna&nbsp;». Pourrais-tu nous en dire un peu plus ?&nbsp;</em></strong></p>



<p>J&#8217;aime la Femme. Mon empathie pour le féminin ne date pas d&#8217;aujourd&#8217;hui, mais vient notamment de mes origines et de mon enfance. J’ai toujours douté &#8211; quand j’étais petit, maintenant je peux le confirmer &#8211; que la force masculine soit la solution, alors même que la sensibilité était considérée comme une faiblesse féminine.&nbsp;</p>



<p>Je me rends compte que mon travail artistique est une réplique de mon existence, un continuum. La Femme est l&#8217;expression de la résistance, parce que dans sa biologie elle préserve la vie et cela, philosophiquement et historiquement, dit beaucoup de la prudence autant que de la force.&nbsp;</p>



<p>Si je peins une idée, je cherche à pouvoir l&#8217;associer à quelque chose de concret, de réel. Par exemple, l’exposition &#8220;Chamanes&#8221; évoque les femmes qui guident et guérissent spirituellement et socialement, notamment au Mexique et en Amérique latine.</p>



<p>Dans la série &#8220;Sol y Luna&#8221;, je propose un débat entre ces éléments&nbsp;: la force et la guerre représentatives de l&#8217;homme sous la forme de SOLEIL (la couleur rouge), la sagesse poétique et la vie manifestée chez la femme sous l’apparence d’une LUNE (bleu), la convergence de ces éléments en équilibre étant la NATURE (en vert). Cet ensemble se retrouve dans les 27 œuvres de la série que j&#8217;ai peinte depuis 2008. Dans la Nature comme dans la Société, sans équilibre, il n&#8217;y a pas de sérénité existentielle.</p>



<p><strong><em>La situation qu’on vit est totalement inédite de par son caractère mondial. Est-ce que le confinement a changé ta façon d’appréhender ton art ? En quoi tu travailles actuellement pendant le confinement&nbsp;?</em></strong></p>



<p>Comme tout le monde, j’ai d’abord connu la crainte et la déstabilisation face à l’idée de vivre enfermé à cause du virus. J’ai ensuite vécu le confinement comme chacun, avec des préoccupations telles que l’argent, le travail, la famille, la santé&#8230; Cependant l’Art et la Philosophie m’ont rendu service, en descendant de leur piédestal jusque dans ma vie quotidienne, pour m&#8217;aider à affronter cet enfermement.&nbsp;</p>



<p>Tout le monde en fait a été accompagné par la musique, les dessins, la peinture, le chant, la gastronomie, la lecture, la méditation&#8230; Néanmoins je sais malheureusement que certaines personnes n’ont pas vécu le confinement ainsi (violences contre les femmes en augmentation, peurs et agressions sur les réseaux sociaux, les familles pauvres dans les banlieues ou la campagne, personnes vivant dans la rue, etc).</p>



<p>Ce qui a changé pour moi, c&#8217;est de réaliser que j&#8217;ai une vie intérieure très riche qui m’a permis de surmonter le confinement, en continuant à créer comme un écho essentiel à mes réflexions.&nbsp;</p>



<p>Pendant cette période, j&#8217;ai travaillé sur deux projets spécifiques : le premier est une œuvre intitulée &#8220;La Tercera Raíz / La Troisième Racine&#8221; qui parle des origines africaines du Mexique et de l’Amérique latine, soit un mois et demi de peinture en écoutant de la musique, des documentaires, des émissions philosophiques, la radio notamment. Le second &#8211; et je pense qu’il est le plus important<s>e</s>&nbsp;&#8211; fut la Contemplation&#8230; C&#8217;est-à-dire être avec mes plantes, dans les nuages, dans les feuilles des arbres et même dans les sons plus doux de la nuit, et la compagnie des gens important pour moi, malgré la distance.&nbsp;</p>



<p>Je résume cela par ma maxime personnelle :&nbsp;<em>Le Culture guide et la Nature sauve / La Nature guide et la Culture sauve.</em></p>



<p></p>


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