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	<title>photo Archives - KLAC Kaléidoscope laboratoire Culturel</title>
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	<description>Incubateur de projets culturels à Bordeaux</description>
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	<title>photo Archives - KLAC Kaléidoscope laboratoire Culturel</title>
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		<title>Les pompiers, frères de feu</title>
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		<dc:creator><![CDATA[KLAC]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 May 2022 13:41:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Texte de Jade Voilquin / Photos de Lukas Isaac L’exposition « Là où danse le diable » va vous embraser le cœur d’émotions fortes grâce aux photographies résumant la vie, la réalité des interventions et le dévouement des hommes et des femmes qui chaque jour décident de sauver la vie<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/les-pompiers-freres-de-feu/"> Read more</a></p>
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<p>Texte de Jade Voilquin / Photos de Lukas Isaac</p>



<p>L’exposition<a href="https://kaleidoscopelab.fr/projets/la-ou-danse-le-diable/"> « Là où danse le diable »</a> va vous embraser le cœur d’émotions fortes grâce aux photographies résumant la vie, la réalité des interventions et le dévouement des hommes et des femmes qui chaque jour décident de sauver la vie d’inconnus au péril de la leur. Ces hommes et femmes qui par passion décident de faire don de leur propre vie. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" fetchpriority="high" width="800" height="552" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-13.jpg" alt="Incendie à la ville de Lima " class="wp-image-617" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-13.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-13-300x207.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-13-768x530.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-13-500x345.jpg 500w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></figure>



<p><strong><a href="https://lukasisaac.com/">Lukas Isaac</a> </strong>et<strong> Damien Rembert</strong>, photographes l’un péruvien et l’autre français, ont su tous deux documenter et transmettre un témoignage poignant du métier de pompier. Ce métier, qui peut être source de fantasmes ou bien d’injustices (ex: les violences contre les pompiers lors des dernières manifestations), regroupe pourtant des personnes qui mènent des vies ordinaires faites de joie et de peines, d’amitié et de solidarité mais aussi de fatigue, de larmes, de pertes de proches… Le duel qu’implique d’être « frère de feu ». Ces deux photographes ont mis en image le travail des pompiers qui est avant tout un engagement qui va au-delà du devoir.</p>



<p>Cette exposition, présentée pour la première fois en France, est un projet documentaire sur le métier de pompiers dans la ville de Lima du célèbre photographe de rock latino-américain Lukas Isaac (photographe des <a href="https://rollingstones.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Rolling Stones</a> lors de leur dernière tournée en Amérique du Sud). </p>



<p>Il s’est plongé sur le travail engagé des <a href="https://lukasisaac.com/donde-el-diablo-baila/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">pompiers péruviens</a> et les a accompagnés dans leur quotidien sur une période de plus quatre ans.  L’objectif de Lukas montre des hommes et femmes qui subissent la précarité quotidiennement et qui avec peu de moyens et de ressources vont réussir à dompter « el diablo », jargon pour désigner le feu émanant d’un incendie. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="700" height="1015" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-16.jpg" alt="Un pompier péruvien face à un incendie" class="wp-image-618" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-16.jpg 700w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-16-207x300.jpg 207w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-16-345x500.jpg 345w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/Foto-16-552x800.jpg 552w" sizes="(max-width: 700px) 100vw, 700px" /></figure>



<p>Il est important de souligner que les pompiers péruviens sont complètement bénévoles. Au Pérou il n&#8217;y a pas de pompiers professionnels. Ceux-ci risquent leur vie de façon désintéressée dans une ville, Lima, de onze millions d&#8217;habitants et où se déclarent de nombreux incendies tous les ans. </p>



<p>Dans cette exposition, présentée en France par l’association KLAC, en plus des photos prises dans la ville de Lima, on pourra aussi observer quelques clichés d’incendies forestiers pris par Lukas Isaac à plus de 3500m de hauteur dans les montagnes de Cusco dans les Andes, qui fait partie de son nouveau projet entrepris après le confinement. Le combat des incendies forestiers peu documentés dans notre quotidien mais qui chaque année sont un danger pour la population humaine mais davantage encore pour les animaux (rappelons la catastrophe en Australie avec les koalas), fait aussi partie des actions du métier de pompiers.</p>



<p> Le photographe péruvien qui, au début, avait l&#8217;intention de documenter les actions des pompiers en quelques mois seulement, a également souhaité nous partager cette vision très humaine du travail de pompier. Avec ces hommes et femmes qui sourient, qui construisent des amitiés, ces gens qui parfois font face à des tragédies avec les décès de leurs partenaires qui sont aussi leurs amis. Au fil des semaines il s&#8217;est retrouvé au milieu d’une confrérie avec le sentiment de fraternité, la coexistence, le partage de joies et de peines comme une deuxième famille. </p>



<p>Et, Lukas nous dit « Avec les pompiers j’ai trouvé une sensation de fraternité, et j’ai pu comprendre les forces qui les motivent et aussi celles qui les découragent : le sentiment de donner sans rien espérer en retour, le complet anonymat des héros au moment d’assister et de préserver la vie des autres, l’injustice avec laquelle ils sont souvent traités, du manque d&#8217;empathie de la population à l&#8217;effort nécessaire pour atteindre le lieu du sinistre, les promesses non tenues par les autorités et donc la déception. Et finalement la tristesse de laisser leurs proches pour leur dévouement au service, les pénuries et les carences à faire face tous les jours, même en donnant leur vie si c&#8217;est nécessaire, et toujours travailler en silence pour un pays meilleur&nbsp;».&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" width="1024" height="706" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-1024x706.jpg" alt="" class="wp-image-616" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-1024x706.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-300x207.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-768x530.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-500x345.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-800x552.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-1280x883.jpg 1280w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-1920x1324.jpg 1920w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-1536x1059.jpg 1536w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/03/®Lukas_Isaac-24-2048x1412.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>« Le diable », c’est aussi l’expression employée par les sapeurs-pompiers français pour qualifier le feu. Les sapeurs-pompiers forment une communauté au-delà même des frontières. Ainsi à l’invitation de « KLAC », l&#8217;Union Départementale des Sapeurs-pompiers de la Gironde s&#8217;est associée à cette exposition en promouvant le travail de Damien Rembert, sapeur-pompier professionnel et photographe, qui jette un regard professionnel et artistique sur ce qui fait son quotidien : du grand feu à la détresse sociale, il capte des instants furtifs au cours d&#8217;intervention témoignant du dépassement de soi du sauveteur au soulagement de la victime. </p>



<p>En 2015 il est devenu photographe opérationnel au sein du service communication du Service Départemental d’Incendie et de Secours de la Gironde. L&#8217;univers complexe des interventions lui rappelle l&#8217;univers de ses débuts avec comme défi d&#8217;immortaliser les « actions » de ses collègues sapeurs-pompiers dans des conditions parfois difficiles telles que les incendies, les intempéries et les interventions dans des milieux périlleux…&nbsp;</p>



<p>Ainsi il saisit par l&#8217;image des instants de vie, de détresse, de soulagement et nous entraîne dans un quotidien fait d&#8217;instants parfois extraordinaires vécus par des gens ordinaires.</p>



<p>Grâce aux différents points de vue des deux photographes, s’ajoute un plus à cette exposition, qui regroupe un même métier, le même dévouement et la même passion de ses «&nbsp;frères de feu&nbsp;» dans deux situations complètement inégales qui ne bénéficient pas des mêmes budgets ni des mêmes équipements.</p>



<p>«&nbsp;Là où danse le diable&nbsp;», est une exposition organisée en partenariat avec l&#8217;Union Départementale de sapeurs-pompiers de Gironde, qui ont tout de suite soutenu et tenu à la réalisation de ce projet.&nbsp; La mairie de Bordeaux et le Crédit Mutuel du Sud-Ouest ont également voulu soutenir cette exposition car ils y ont vu un portrait humain et émouvant d&#8217;un métier souvent très peu valorisé, au Pérou, en France et partout ailleurs.&nbsp;</p>



<p>Finalement, il faut souligner que cette exposition aura un but philanthropique car les photographies présentées seront vendues et l&#8217;argent collecté sera reversé aux pompiers de la ville de Lima. </p>
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		<title>En chair et en art: portrait d&#8217;ORLAN</title>
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		<pubDate>Wed, 06 Jan 2021 09:15:05 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Interview : Emma Callegarin / Crédits photos&#160;: Studio ORLAN Du corps idéalement beau au corps imparfait: l’anatomie humaine est devenue un sujet essentiel dans les pratiques artistiques contemporaines. Certains artistes se servent de leur corps pour devenir objet et sujet de leur art, c’est le cas d’ORLAN, l&#8217;une des plus<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/portrait-dorlan/"> Read more</a></p>
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<p>Interview : Emma Callegarin / Crédits photos&nbsp;: Studio ORLAN</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="642" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/Screenshot-2020-12-13-at-14.43.10-1024x642.png" alt="" class="wp-image-897" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/Screenshot-2020-12-13-at-14.43.10-1024x642.png 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/Screenshot-2020-12-13-at-14.43.10-300x188.png 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/Screenshot-2020-12-13-at-14.43.10-768x482.png 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/Screenshot-2020-12-13-at-14.43.10-500x314.png 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/Screenshot-2020-12-13-at-14.43.10-800x502.png 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/Screenshot-2020-12-13-at-14.43.10-1280x803.png 1280w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/Screenshot-2020-12-13-at-14.43.10-1536x963.png 1536w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/Screenshot-2020-12-13-at-14.43.10.png 1566w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<p>Du corps idéalement beau au corps imparfait: l’anatomie humaine est devenue un sujet essentiel dans les pratiques artistiques contemporaines. Certains artistes se servent de leur corps pour devenir objet et sujet de leur art, c’est le cas d’ORLAN, l&#8217;une des plus grandes artistes plasticiennes françaises.</p>



<p>Elle <a href="https://kaleidoscopelab.fr/a-propos/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">utilise la sculpture, la photographie</a>, la performance, la vidéo, la réalité augmentée ainsi que la chirurgie et les biotechnologies, déréglant les conventions, les prêt-à-penser.</p>



<p>Cette artiste engagée corps et art a accepté de répondre à mes questions.</p>



<p><strong>Votre nom d’artiste, ORLAN, est tiré de votre nom, est-ce que vous pourriez me parler de l’origine de ce pseudo&nbsp;?</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="640" height="800" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/ESSAIS272dpi.jpg" alt="" class="wp-image-898" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/ESSAIS272dpi.jpg 640w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/ESSAIS272dpi-240x300.jpg 240w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/ESSAIS272dpi-500x625.jpg 500w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /><figcaption><em>Self-Hybridizations, Portrait d’ORLAN et&nbsp;Agatha Ruiz de la Prada,2007</em></figcaption></figure>



<p>L’origine de ce pseudo est une séance chez le psychanalyste. Lors de notre troisième séance, il m’a demandé de ne plus le payer par chèque, mais en espèces. Alors que je lui signais son dernier chèque, il a brutalement changé d’avis et m’a demandé de lui re-signer un chèque à notre prochaine séance.</p>



<p>Juste avant la séance suivante, j’ai compensé en m’achetant une paire de chaussures, histoire d’être «&nbsp;bien dans mes pompes&nbsp;» ! Lors de mon passage en caisse, alors que je signais un chèque pour régler les chaussures j’ai vu ce que lui-même avait vu, ce que je n’avais jamais vu, ce que mes parents, mes amant.e.s, mes ami.e.s n’avaient jamais relevé. Je m’étais identifiée à une signature qui n’était pas mon nom de famille, car le P était remplacé par un M, initiale du prénom donné par mes parents, elle disait MORTE au lieu de PORTE. Instantanément, la psychanalyse a commencé à me plaire. J’étais scotchée ! J’y suis donc retournée en lui affirmant avec détermination que je ne serais plus jamais morte en minuscules comme en majuscules. Je lui ai dit que je voulais me renommer, que mon statut d’artiste m’offrait la possibilité de changer de patronyme.</p>



<p>J’ai voulu garder ce qui était positif dans le mot, la syllabe «&nbsp;OR&nbsp;», je me suis donc appelée «&nbsp;ORLAN&nbsp;», à l’écoute il peut s’entendre OR LENT. Mon nom ORLAN fait partie de la réinvention de moi, de la re-fabrication de moi et tout ce que j’ai fait est une rupture avec la filiation, avec le nom du père et le corps de la mère. Mon nom s’écrit chaque lettre en majuscules, car je ne veux pas qu’on me fasse rentrer dans les rangs.&nbsp;J’ai souvent dû lutter pour que les gens écrivent mon nom en majuscules. Wikipédia indique par exemple : «&nbsp;Orlan veut que son nom soit écrit en majuscules&nbsp;» tout en l’écrivant en minuscules. Il y a un refus sociétal unanime d’empêcher mon nom de sortir de la ligne, alors que c’est tellement important pour moi et pour mon œuvre.</p>



<p><strong>Dans un monde où l’on voit de plus en plus d’art fleurir, qu’est-ce qu’une œuvre d’art&nbsp;pour vous ?</strong></p>



<p>J’essaie d’être totalement habitée par l’art.</p>



<p>Je suis dans l’art, je ne fais que de l’art, l’art m’imbibe, l’art me nourrit, l’art m’érotise, l’art m’enthousiasme, l’art me construit, l’art me hante, l’art m’enchante, l’art me transforme, l’art me porte, l’art est le fini au-delà de l’infini.</p>



<p>Sans lui, je ne sais pas vivre&nbsp;!</p>



<p>C’est mon pare-chocs, mon paratonnerre, il me montre un chemin possible parmi tous les chemins, un chemin qui pour moi est une exaltation luxuriante, permanente, une corne d’abondance.</p>



<p>Il dessine, il sculpte, il interroge ma vie.</p>



<p>C’est un ciment, il panse les déchirures, les blessures.</p>



<p>C’est un amant&nbsp;! Je l’ai dans la peau, je ne peux me passer de lui, il ne peut se passer de moi.</p>



<p>C’est un soleil.</p>



<p>C’est une passion, c’est un grand AMOUR, et c’est pour la vie !</p>



<p>Je suis artsexuelle. ARTSEXUELLE.</p>



<p><strong>Vous utilisez des médiums très divers allant de la photo, à la sculpture en passant par le collage et la performance, les envisagez-vous de la même façon&nbsp;? Y en a-t-il un qui a votre préférence&nbsp;?</strong></p>



<p>Je suis une artiste qui n’est pas assujettie aux technologies ou aux matériaux, ce qui est essentiel pour moi c’est de dire quelque chose de très important pour mon époque mais avec une distance critique.</p>



<p>Mon œuvre est d’abord un concept, une démarche et ensuite j’essaie de trouver la bonne matérialité.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="1024" height="681" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/orlanoide1-1024x681.jpg" alt="" class="wp-image-899" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/orlanoide1-1024x681.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/orlanoide1-300x199.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/orlanoide1-768x511.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/orlanoide1-500x332.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/orlanoide1-800x532.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/orlanoide1-1280x851.jpg 1280w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/orlanoide1-360x240.jpg 360w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/orlanoide1.jpg 1522w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption><em>ORLAN-OÏDE,&nbsp;2018</em></figcaption></figure>



<p>J’ai travaillé en vidéo, beaucoup en photo, en sculpture qu’elle soit en résine, en marbre, en 3D printing mais j’ai travaillé aussi avec les biotechnologies mon microbiotes et mes propres cellules que j’ai cultivé. Je m’intéresse donc à tout ce qui est art et sciences, art et médical. J’ai d’ailleurs également travaillé avec la chirurgie mais aussi avec l’intelligence artificielle et la robotique. </p>



<p><strong>Votre œuvre traite du corps dans toute sa matérialité, quel est votre rapport aux corps d’aujourd’hui&nbsp;? Aux canons de beauté en général&nbsp;?</strong></p>



<p>Je me suis élaborée une nouvelle image pour remettre en question mon image et bien sûr que ce corps, que je me suis inventée qui est différent des autres et dont je suis fière, me plaît énormément. Je suis pour les identités nomades, mouvantes, mutantes. Pour moi la beauté c’est une « Tentative de sortir du cadre », de toutes les pressions qui concernent le corps et les stéréotypes de beauté que l’on nous désigne. </p>



<p>J’ai fait placer de chaque côté du front des implants, habituellement mis pour rehausser les pommettes ce qui me sert à remettre en question nos standards de beauté car si l’on me décrit comme une femme qui a deux bosses sur les tempes, on peut me considérer comme un monstre indésirable, si l’on me voit cela peut changer. Mes bosses sont devenues des organes de séduction.</p>



<p><strong>Vous avez choisi de travailler avec votre corps et non celui d’une tierce personne, pourquoi cela&nbsp;?</strong></p>



<p>Je suis tantôt sujet, tantôt objet et je passe de l’un à l’autre.</p>



<p>Toute mon œuvre interroge le statut du corps dans la société via toutes les pressions, qu’elles soient culturelles, traditionnelles, politiques ou religieuses et toutes ces pressions s’inscrivent dans les corps et en particulier dans le corps des femmes.</p>



<p>Plutôt que de vérifier mon image, je la confronte aux pressions qui concernent le corps et les stéréotypes de beauté que l’on nous désigne.</p>



<p>Je dis &#8220;ceci est mon corps… ceci est mon logiciel” car je veux montrer ce que devient un corps qu’en son autoportrait est réalisé à partir d’une réflexion sur les phénomènes de sociétés qui ont à voir avec le corps.</p>



<p><strong>Dans vos différentes séries « Self-hybridation » vous utilisez votre visage selon les critères de beauté de cultures variées (asiatique, africaine, amérindienne, …), quel était le but de ces photos ?</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="753" height="600" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/surmasnb.jpg" alt="" class="wp-image-900" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/surmasnb.jpg 753w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/surmasnb-300x239.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/surmasnb-500x398.jpg 500w" sizes="(max-width: 753px) 100vw, 753px" /><figcaption><em>Self-hybridation africaine, Femme Surmas avec Labret et Visage de Femme Euro-Stéphanoise avec bigoudis, 2002</em><br>&nbsp;</figcaption></figure>



<p>« Self-hybridation Africaine » est une série en noir et blanc car je travaille à partir de photos ethnographiques. « Femme Surmas avec labret et visage de femme euro-stéphanoise » est la représentation d’une femme qui a non seulement un très grand labret mais qui parait très sûre et heureuse de sa séduction donc de son effet sur les hommes de sa tribu car c’était les femmes avec les plus grands labrets qui faisaient le plus bander les mecs. Pourtant, si nous nous faisions mettre un très grand labret actuellement, nous serions considérées comme des monstres indésirables. Je voulais dire à travers cette œuvre que la beauté est une question d’idéologie dominante, qui fait qu’en un point géographique et historique on nous désigne ce qui est beau et donc les modèles qu’il nous faut imiter.</p>



<p><strong>Récemment vous avez proposé « Les femmes qui pleurent sont en colère&nbsp;», une série engagée qui met en lumière les modèles, les muses des artistes, en quoi était-il important pour vous de rendre leur place à ces femmes de l’ombre&nbsp;?</strong></p>



<p>Ces œuvres sont des hybridations de mon visage, et de la série de portraits de Dora Maar et un portrait de Jacqueline Roque peints par Picasso. Il était primordial pour moi de mettre en lumière les femmes de l’ombre, les oubliées de l’Histoire de l’Art, qui ont beaucoup donné pour le succès de nos grands maîtres en recevant rarement une quelconque reconnaissance. Cette nouvelle série est une destruction-construction et création de la figure féminine qui kaléidoscopie le monde auquel elle se mêle. Il s’agit de faire passer de femmes objets à femmes sujets des femmes qui à travers leurs larmes se mettent à hurler de colère, à s’émanciper. Mon œuvre, politique et féministe, se fonde sur la recherche visuelle de visages d’horreur, de peur et de grandeur.</p>



<p>Pourquoi n&#8217;y a-t-il pas eu de grandes femmes artistes ? se demandait ironiquement Linda Nochlin dans son brillant article paru en 1971. C’est pour que la question ne se pose plus que j’ai œuvré toute ma vie à travers mes œuvres et mes actions personnelles pour qu’enfin les femmes artistes existent au-delà de leur genre, au-delà des limitations imposées par la société.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="800" height="542" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/Les-Femmes-qui-pleurent-sont-en-colere-n°4-e1576083376446.png" alt="" class="wp-image-901" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/Les-Femmes-qui-pleurent-sont-en-colere-n°4-e1576083376446.png 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/Les-Femmes-qui-pleurent-sont-en-colere-n°4-e1576083376446-300x203.png 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/Les-Femmes-qui-pleurent-sont-en-colere-n°4-e1576083376446-768x520.png 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/Les-Femmes-qui-pleurent-sont-en-colere-n°4-e1576083376446-500x339.png 500w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption><em>Les Femmes qui pleurent sont en colère n°4, 2019</em></figcaption></figure>



<p><strong>Dans votre travail vous repoussez les limites du corps en le déformant, le modelant, que ce soit physiquement ou par des outils plastiques, vous mettez-vous des limites dans votre pratique artistique&nbsp;?</strong></p>



<p>Je veux garder ma sérénité, je ne vais pas au-delà mais il me paraît impossible de créer librement à cause de la censure de la nudité&nbsp;: sur <a href="https://www.facebook.com/orlan.aaka.1" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Facebook</a> ou sur <a href="https://www.instagram.com/orlan.officiel" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Instagram</a> quand je publie des œuvres anciennes, comme mes Corps-Sculptures, sur lesquelles on voit un sein ou un sexe, je suis automatiquement censurée et mon contenu, mes œuvres, sont supprimés.&nbsp;</p>



<p>Les temps changent, et ce que l’on a acquis ne l’est jamais définitivement. Il faut toujours se battre pour que les choses les meilleures ne soient pas interdites, censurées, prohibées.</p>



<p><strong>Beaucoup de vos œuvres ont été l’objet de débat, je pense notamment à celle que vous avez présenté à la<a href="https://www.fiac.com/en-gb.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> FIAC</a> de 1977 intitulée «&nbsp;Le baiser de l’artiste&nbsp;» qui montre les deux stéréotypes auquel se confronte une femme dans la société&nbsp;: la sainte, la madone contrastant avec l’embrasseuse, est-ce que vous pensez que ce qu’elle dénonce est encore d’actualité en 2020&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p>En 1975, j’ai créé l’œuvre du Baiser de l’artiste, qui illustrait le texte «&nbsp;Face à une société de mères et de marchands&nbsp;», dans lequel je citais Marie et Marie-Madeleine, deux stéréotypes auxquels on peut difficilement échapper quand on est femme.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="761" height="600" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/baiser03.jpg" alt="" class="wp-image-902" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/baiser03.jpg 761w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/baiser03-300x237.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/baiser03-500x394.jpg 500w" sizes="(max-width: 761px) 100vw, 761px" /><figcaption><em>Le baiser de l’artiste, 1975</em></figcaption></figure>



<p>L’idée était de présenter sur le même piédestal, d’un côté l’image de Sainte-ORLAN grandeur nature devant laquelle il serait possible d’allumer un cierge pour 5 francs, et de l’autre une sorte de distributeur automatique créé avec une photo de mon torse nu, dont j’avais remplacé l’œsophage par un plastique armé de métal avec lequel j’ai construit aussi un pubis triangulaire. Ce dernier arrivait entre mes jambes et pouvait recevoir les pièces de 5 francs et je devenais une sorte de distributeur automatique de French kiss en activant la sculpture.</p>



<p>Plus que jamais, cette œuvre est d’actualité. Plus que jamais on demande aux femmes de choisir, entre Marie et Marie-Madeleine.</p>



<p><strong>On considère la performance comme quelque chose qui advient dans une temporalité donnée, pourtant lors de «&nbsp;surgery performance&nbsp;» vous avez transformé votre corps de manière permanente grâce à la chirurgie esthétique, comment cela vous est-il venu comme idée&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai voulu reprendre les ingrédients de mon travail pour élaborer une performance sans être parjure à moi-même, une performance en continuité de mes démarches précédentes, une performance tournée vers le futur, utilisant des techniques de pointe&nbsp;; suivant une de mes devises préférées&nbsp;: «&nbsp;Souviens-toi du futur.&nbsp;» Une performance radicale pour moi-même et au-delà de «&nbsp;moi-m’aime » &#8230;&nbsp;</p>



<p>C’est à la lecture d’un texte d’Eugénie Lemoine-Luccioni, psychanalyste lacanienne, que l’idée de ce passage à l’acte m’a traversée.</p>



<p>«&nbsp;La peau est décevante (&#8230;) dans la vie on n’a que sa peau (&#8230;), mais il y a maldonne dans les rapports humains parce que l’on n’est jamais ce que l’on a&nbsp;(&#8230;)&nbsp;; j’ai une peau d’ange, mais je suis chacal, une peau de crocodile, mais je suis toutou, une peau de Noir, mais je suis un Blanc, une peau de femme, mais je suis un homme&nbsp;; je n’ai jamais la peau de ce que je suis. Il n’y a pas d’exception à la règle parce que je ne suis jamais ce que j’ai.&nbsp;» En lisant ce texte, j’ai pensé qu’à notre époque nous commencions à avoir les moyens de réduire cet écart ; en particulier à l’aide de la chirurgie&#8230;&nbsp;Il devenait alors possible de ramener l’image interne à l’image externe ou de s’attaquer au masque de l’inné en se re-sculptant.</p>



<p><strong>Cette utilisation de la chirurgie diffère de ses usages traditionnels, était-ce une façon de se poser en opposition de la société moderne et à sa recherche d’uniformité physique&nbsp;?</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="800" height="581" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/orlan-op3.jpg" alt="" class="wp-image-903" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/orlan-op3.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/orlan-op3-300x218.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/orlan-op3-768x558.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2021/01/orlan-op3-500x363.jpg 500w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /><figcaption><em>9éme chirurgie performance, New York, 14 décembre, 1993</em></figcaption></figure>



<p>Je suis la première artiste à utiliser la chirurgie comme médium et à détourner la chirurgie esthétique de son objet&nbsp;: l’amélioration, le rajeunissement. Certaines féministes me reprochent de promouvoir la chirurgie esthétique. Bien évidemment elle ne doit pas devenir obligatoire&nbsp;!</p>



<p>Là encore, la pression sociale ne doit pas prévaloir sur le désir individuel et sur l&#8217;autoportrait.</p>



<p>On m’a souvent rétorqué qu’utiliser la chirurgie n’était pas naturel&nbsp;! Ce n’est effectivement pas naturel qu’elle soit esthétique ou pas et prendre des antibiotiques pour ne pas mourir d’une infection ne l’est pas davantage&nbsp;!&nbsp;C’est une expérience de notre siècle, un des possibles&#8230; au choix… Le maquillage, la teinture des cheveux, la peinture sur corps également ne sont pas naturels, pourtant ils posent bien moins de problèmes et existent dans de nombreuses cultures sous forme de peintures corporelles, de scarifications, de modifications…</p>



<p><strong>En 2020 vous avez sorti un «&nbsp;autoportrait en Clown&nbsp;», quels sont vos projets pour l’année à venir&nbsp;?</strong></p>



<p>Dès le premier jour du confinement, je me suis rappelé ce défi lancé par mon remarquable ami Donatien Grau me suggérant publiquement d’écrire mon autobiographie.</p>



<p>Pour moi c’est semblable à créer une œuvre avec ma vie et / ou à l’organisation d’une rétrospective de mes œuvres : ça permet forcément de faire le point avec distance. Ma biographie sera une œuvre parmi mes œuvres. J’ai le plaisir de vous annoncer qu’elle sera publiée aux Éditions Gallimard pour le 8 Mars, en l’honneur de la journée de la femme. Elle s’intitulera “ORLAN strip-tease : tout sur ma vie, tout sur mon art”.</p>



<p>J’aime considérer la vie comme un phénomène esthétique récupérable, ce confinement m’a servi aussi à créer de nouvelles séries, des dessins, des peauaimes, des photomontages…</p>



<p>Liens utiles&nbsp;:</p>



<p><a href="http://orlan.eu" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Site </a>d’ORLAN&nbsp; </p>



<p><a href="https://www.instagram.com/orlan.officiel" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Instagram</a> d’ORLAN&nbsp;</p>



<p>Lire plus d&#8217;interviews sur le blog de <a href="https://kaleidoscopelab.fr/blog/">KLAC</a></p>
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		<title>Parenthèse onirique : immersion dans le travail du photographe Arnaud Bertrande</title>
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		<pubDate>Tue, 15 Dec 2020 09:12:38 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Interview : Emma Callegarin / Crédits photo&#160;: Arnaud Bertrande La pose longue est l’une des clefs du travail envoûtant d&#8217;Arnaud Bertrande qui lui permettent de saisir des villes où tout semble suspendu, des cascades dont l’eau paraît presque cotonneuse, des crêtes montagneuses au noir et blanc intense, … Par ses<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/arnaud-bertrande/"> Read more</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Interview : Emma Callegarin / Crédits photo&nbsp;: Arnaud Bertrande</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon.jpg" alt="Jokulsarlon, photo d'Arnaud Bertrande " class="wp-image-886" width="580" height="386" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon-300x200.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon-768x512.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon-500x333.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon-800x534.jpg 800w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Jokulsarlon-360x240.jpg 360w" sizes="(max-width: 580px) 100vw, 580px" /></figure>



<p>La pose longue est l’une des clefs du travail envoûtant d&#8217;<strong>Arnaud Bertrande</strong> qui lui permettent de saisir des villes où tout semble suspendu, des cascades dont l’eau paraît presque cotonneuse, des crêtes montagneuses au noir et blanc intense, …</p>



<p>Par ses compositions minimalistes et son regard particulier et pertinent sur la nature et les villes qui nous entourent, ses photos arrêtent le temps et invitent à considérer la réalité sous un nouvel angle.</p>



<p><strong>Vous avez commencé la photo il y a longtemps déjà, est-ce que vous pourriez me parler de votre rapport avec ce médium&nbsp;?</strong></p>



<p>La photo est un hasard plus qu’une suite logique. Lorsque j’étais plus jeune, j’utilisais régulièrement un petit appareil photo pendant les vacances&nbsp;? Avec le temps j’ai décidé d’acheter un appareil plus perfectionné et de faire directement de la technique photo, et non pas de la photo classique. Cette volonté de vraiment me concentrer sur la manière de faire de la photo, sur l’aspect technique vient d’une rencontre que j’ai faite en Angleterre. J’y ai croisé quelqu’un qui faisait de la pose longue et ça m’a surpris, j’en ai discuté avec lui et je me suis rendu compte des possibilités que ça offrait.</p>



<p> J’ai eu envie de tester et c’est cela qui m’a poussé à acheter un appareil au départ. Finalement j’ai travaillé, j’ai exploré cette technique photo et j’ai commencé à me faire plaisir avec des clichés plus minimalistes.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="675" height="450" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Landmannalaugar.jpg" alt="Landman nalaugar, photo d'Arnaud Bertrande " class="wp-image-887" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Landmannalaugar.jpg 675w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Landmannalaugar-300x200.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Landmannalaugar-500x333.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Landmannalaugar-360x240.jpg 360w" sizes="(max-width: 675px) 100vw, 675px" /></figure>



<p><strong>Vous arrivez à vivre de votre art&nbsp;?</strong></p>



<p>Aujourd’hui vivre de la photo peut être compliqué, je gagne ma vie mais je ne peux pas vous dire que c’est grâce uniquement au côté artistique de mon métier. Je vis de ma passion mais pas de mon art.</p>



<p>C’est surtout la prestation qui me fait vivre, ça va être tourné vers l’architecture qui était un sujet qui me plaisait déjà, et je fais aussi des reportages photos.</p>



<p>Je trouve que ce sont deux casquettes qu’il est compliqué de porter en même temps, je n’ai pas le même regard et la même approche pour la photo d’art et les reportages.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large is-resized"><img decoding="async" loading="lazy" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian.jpg" alt="Black guardian, photo d'Arnaud Bertrand " class="wp-image-888" width="343" height="343" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian.jpg 900w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian-300x300.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian-150x150.jpg 150w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian-768x768.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian-500x500.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Black-guardian-800x800.jpg 800w" sizes="(max-width: 343px) 100vw, 343px" /></figure></div>



<p><strong>Lorsque l’on regarde vos photos, elles sont très épurées, minimalistes comme vous le dites. Comment est-ce que vous décririez votre style ?</strong></p>



<p>Je ne pense pas avoir « un style », mon travail est vraiment très diversifié. Je pars dans des directions très différentes, par exemple je peux partir sur de la pose longue avec un travail en noir et blanc plutôt minimaliste, je fais aussi du noir et blanc beaucoup plus intense. Ensuite, j’ai créé des séries sur l’architecture, qui alternent entre couleur et noir et blanc selon mes goûts et les demandes. Mon travail est assez vaste, je me laisse porter par ce que j’ai envie de faire. Il y a toujours cette petite touche de pose longue, ma marque de fabrique, parce que ça amène quelque chose qui me transporte et transporte aussi ceux qui regardent mon travail.</p>



<p><strong>Cette pose longue confère à votre travail une dimension onirique, est-ce que cette technique est un moyen d’appréhender une réalité différente&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui, tout à fait. Mais je pense que c’est propre à chaque photographe qui utilise cette technique, c’est artistique.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="alignleft size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="300" height="450" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Utakleiv-.jpg" alt=" Utakleiv, photo d'Arnaud Bertrande " class="wp-image-889" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Utakleiv-.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Utakleiv--200x300.jpg 200w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></figure></div>



<p>Je crois que chaque œil a sa sensibilité, c’est ce qui fait que l’on a envie de relater une histoire où quelque chose à travers un travail minimal, et ce peu importe le médium, que ce soit par une photo, un dessin ou une technique utilisée pour raconter ça. La richesse de l’art, c’est de transmettre notre ressenti par notre travail.</p>



<p>Vous parlez d’onirisme, je pense que ça dépend de l’approche que l’on a avec la pose longue. Le fait de devoir utiliser des filtres pour que la photo ne soit pas trop claire et de régler le temps de pose de façon à ce qu’il soit plus ou moins long permet de vraiment explorer toutes les possibilités de la photo, il y a des variations presque infinies sur lesquelles on joue en tant que photographe.</p>



<p>La pose longue permet un autre regard sur ce qui nous entoure, en effet c’est quelque chose que l’on ne voit pas de suite. Par exemple vous allez à la mer, vous regardez les vagues se briser sur la plage, en faisant une photo avec la pose longue vous allez avoir des teintes, des contrastes, des mouvements que l’on ne voit pas. C’est la technique photo qui va permettre de les révéler. Contrairement à une photo « classique » où l’on sait déjà ce qu’on va avoir, avec la pose longue on ne connaît pas le résultat, il y a un effet de surprise pour chaque photo prise.  </p>



<p><strong>C’est un processus qui demande de la préparation et donc de l’anticipation, comment construisez-<strong>vous</strong> vos moments créatifs ?</strong></p>



<p>Pour mon travail, il y a deux façons de procéder puisqu’il se divise en deux parties : soit je voyage ou me déplace dans le but de faire une photo, soit c’est le hasard qui me porte. Par exemple je peux voir un endroit à la télévision ou en photo et me dire que j’aimerais y aller parce qu’il y a quelque chose à faire qui me semble intéressant. A l’opposé, je peux aussi être en vacances ou dans un endroit que je ne connais pas, découvrir le paysage et m’y adapter. Après, effectivement la pose longue demande du matériel, que ce soit l’appareil, le trépied ou autre il faut une organisation, la photo se réfléchit a priori. Et ce, d’autant plus que j’accorde beaucoup d’intérêt à la composition. Lorsque l’on fait de la photo, c’est l’une des premières choses que l’on vous apprend : il faut tourner autour du sujet. C’est en l’envisageant sous tous ses angles, en essayant d’y venir à des heures différentes pour en voir les lumières qu’on capture l’ambiance qui va nous plaire. La lumière reste quelque chose d’important, de magique dans le rendu d’une photo.  De cette façon on peut voir un bâtiment de manière complètement différente, le même objet change complètement.</p>



<p><strong>Vous arrivez à renouveler votre regard sur ce qui vous entoure&nbsp;?</strong></p>



<p>Mon humeur et mes envies jouent beaucoup sur l’appréciation de mon environnement. Par exemple, en ce moment je suis un peu lassé de chez moi et des pontons, je sens que j’en ai fait le tour.</p>



<p>C’est compliqué quand on est photographe de se renouveler, de voir les choses autrement par rapport à l’endroit où l’on vit. C’est justement pour ça que je bouge. Le voyage permet de se diversifier un petit peu, d’avoir le regard qui change.</p>



<p>Les rencontres avec d’autres personnes, ou photographes peuvent être un déclencheur aussi. Même parfois des partenariats enrichissants.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="675" height="450" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/la-meca-au-coucher-du-soleil-.jpg" alt="Meca, photo d'Arnaud Bertrande " class="wp-image-890" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/la-meca-au-coucher-du-soleil-.jpg 675w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/la-meca-au-coucher-du-soleil--300x200.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/la-meca-au-coucher-du-soleil--500x333.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/la-meca-au-coucher-du-soleil--360x240.jpg 360w" sizes="(max-width: 675px) 100vw, 675px" /></figure></div>



<p><strong>Vos photos se caractérisent par cette pose longue mais également par le format&nbsp;: la plupart sont de format carré. Pourquoi ce jeu de contraintes&nbsp;?</strong></p>



<p>A mes yeux, ce n’est pas vraiment une contrainte, ça dépend vraiment de mes photos.</p>



<p>Quand je suis en couleur, c’est très rare que j’utilise le format carré, ce n’est le cas presque que pour le noir et blanc.</p>



<p>Je pense que c’est plutôt une manière de voir le sujet que l’on veut photographier et qui m’aide à trouver la composition que je souhaite.</p>



<p>Le format carré est une forme de restriction parce que la taille de l’image est restreinte mais cela permet de changer le travail. Avec le temps c’est devenu une forme d’automatisme, le format carré appelle une photo plus artistique.</p>



<p>Pour vous donner un exemple, j’ai photographié la Méca, et j’ai fait à la fois de la photo au format classique en couleur, et ensuite la même photo plus artistique en noir et blanc format carré avec un travail dessus. On peut donner une autre vision à un même élément grâce à une technique photo. C’est cette dualité de vision, une plus réaliste et une autre plus artistique que j’aime dans mon travail.</p>



<p><strong>Certaines de vos photos présentent un noir et blanc particulier, comment arrivez-vous à ce résultat&nbsp;?</strong></p>



<p>Je shoot avec un appareil numérique, et j’utilise un fichier natif qui permet de travailler un maximum dans les gammes de couleurs, les basse-lumières. L’avantage de ce genre de fichier c’est que ce n’est pas destructif, on peut remettre le fichier à 0 et recommencer, ça laisse des possibilités impressionnantes pour le travail en postproduction. &nbsp; Je ne travaille pas directement en noir et blanc, je trouve que ça ne me correspond pas, il n’y a pas le rendu que je souhaite en termes d’intensité.</p>



<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><img decoding="async" loading="lazy" width="900" height="900" src="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem.jpg" alt="Totem, photo d'Arnaud Bertrande " class="wp-image-891" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem.jpg 900w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem-300x300.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem-150x150.jpg 150w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem-768x768.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem-500x500.jpg 500w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2020/12/Totem-800x800.jpg 800w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></figure></div>



<p><strong>Les technologies bouleversent complètement le monde de la photo, comment est-ce que vous appréhendez ces transformations&nbsp;?</strong></p>



<p>La technologie évolue tellement vite, il y a tellement de flux d’images, ça soulève forcément des interrogations et des remises en question&nbsp;: comment sortir du lot et se dire que l’on va en vivre, que les photos vont plaire et que vous allez en vendre&nbsp;?</p>



<p>On met toujours la différence amateur-professionnel où le professionnel est censé en vivre et donc avoir un très bon niveau mais de nos jours un amateur peut être très bon. Je trouve que c’est quelque chose d’agréable à voir, l’image est démocratisée, accessible. Bien évidemment l’outil aide mais il y a le regard, la perception de l’image et de ce qu’on veut en faire qui est déterminant pour une belle photo.</p>



<p>C’est cette dimension de recherche qui m’intéresse dans la photo&nbsp;: trouver ce qui peut être à raconter, la façon de le faire. C’est pour ça que j’appréhende la vidéo&nbsp;différemment: pour moi elle nous donne tout à voir directement, alors que la photo oblige un regard attentif, c’est une force de l’image que j’aime beaucoup, le spectateur doit être actif.</p>



<p>Je reste ouvert à de nouvelles techniques photographiques mais expérimenter reste aussi un coût parfois, il faut du matériel, un studio, … Mais c’est enrichissant, en tant que photographe je suis tout le temps en train d’apprendre.</p>



<p>Liens utiles&nbsp;:</p>



<p><a href="https://www.abertrande.com/photographies-dart/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Site internet&nbsp;</a>d&#8217;Arnaud Bertrande : </p>



<p><a href="https://www.instagram.com/arnaudbertrande/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Instagram </a>d&#8217;Arnaud Bertrande </p>



<p>Lire les autres articles du blog de <a href="https://kaleidoscopelab.fr/blog/">KLAC</a></p>



<p></p>
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		<title>3 expositions à visiter pour cette rentrée sur Bordeaux et alentours</title>
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		<pubDate>Wed, 12 Sep 2018 08:05:11 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Les vacances sont finies et malheureusement les journées de plage sont (presque pour tous) un souvenir. On voit les élèves qui commencent une nouvelle année scolaire et on se remet peu à peu à suivre nos habitudes de citadins, comme par exemple celle de visiter les expositions qui passent sur<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/3-expositions-a-visiter/"> Read more</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p><img decoding="async" loading="lazy" src="http://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/09/IMG_1898-e1536699107717.jpg" alt="Expo Whang Shu, Arc en rêve" width="636" height="340" class="aligncenter wp-image-287 size-full" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/09/IMG_1898-e1536699107717.jpg 636w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/09/IMG_1898-e1536699107717-300x160.jpg 300w" sizes="(max-width: 636px) 100vw, 636px" /></p>
<p style="text-align: justify;">
<p style="text-align: justify;">Les vacances sont finies et malheureusement les journées de plage sont (presque pour tous) un souvenir. On voit les élèves qui commencent une nouvelle année scolaire et on se remet peu à peu à suivre nos habitudes de citadins, comme par exemple celle de visiter les expositions qui passent sur Bordeaux.</p>
<p style="text-align: justify;">J’imagine bien que vous avez déconnecté avec l’activité culturelle de la métropole bordelaise (sauf pour les festivals auxquels je suis sûr que vous avez assisté). Donc, pour vous reconnecter avec l’actualité culturelle je souhaite vous parler de trois expositions qui m’ont beaucoup intéressé : Deux sur Bordeaux et une dans l’Entre-Deux—Mers.</p>
<p style="text-align: justify;">Donc voici quelques expositions que vous pouvez visiter en cette rentrée :</p>
<p style="text-align: justify;">
<h5 style="text-align: justify;"><strong>Wang Shu &amp; Lu Wenyu, exposition monographique à Arc en Rêve, Centre d’architecture</strong></h5>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" src="http://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/09/IMG_1896.jpg" alt="Maquette Whang Shu" width="640" height="480" class="aligncenter wp-image-288 size-full" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/09/IMG_1896.jpg 640w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/09/IMG_1896-300x225.jpg 300w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></p>
<p style="text-align: justify;">Sans être architecte ni un connaisseur de l’architecture, l’exposition monographique de ces deux architectes chinois m’a frappé. Elle nous montre une autre façon de concevoir l’architecture (qui est en même temps une façon de concevoir le monde). Un regard où la mémoire et l’histoire sont des matériaux importants dans la conception de l’espace au même degré que le béton et la pierre.</p>
<p style="text-align: justify;">La récupération de matériaux et de techniques anciennes sont des éléments importants de la conception de l’architecture de Whang Shu. Un regard innovateur dans un monde contemporain qui semble aller trop vite pour identifier ce que l’on peut garder de nos savoirs anciens, surtout en Chine. Le travail de cet architecte est basé sur une réflexion/approche de l’architecture comme un mode de vie et non sur des questions financières, comme c’est le cas pour une majorité d’architectes chinois (et pas que). Cette conception de l’architecture est aussi confrontée à la destruction massive de villages sacrifiés sur l’autel du progrès. C’est pourquoi il essaie de conserver et de récupérer les fragments des décombres de villages pour les réutiliser dans ses constructions comme pour donner continuité à la mémoire.</p>
<p style="text-align: justify;">Dans cette exposition on peut voir des photos et des maquettes de bâtiments et vidéos qui montrent le travail de l’architecte qui a formé, avec sa femme Lu Wenyu, l’agence Amateur Studio. A visiter jusqu’au 28 octobre à l’Entrepôt 7 rue Ferrère (à l’étage du CAPC).</p>
<p style="text-align: justify;"><span><a href="https://www.arcenreve.com" target="_blank" rel="noopener">https://www.arcenreve.com</a></span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><iframe loading="lazy" width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/SBFLwYCh5nk" frameborder="0" allow="autoplay; encrypted-media" allowfullscreen="allowfullscreen"></iframe></p>
<p>&nbsp;</p>
<h5><strong>Constructions de Martin Szekely au MADD</strong></h5>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" src="http://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/09/IMG_2896-768x1024.jpg" alt="Exposition Constructions " width="351" height="487" class="alignleft wp-image-285 " /></p>
<p style="text-align: justify;">Le Musée des arts décoratifs et du design de Bordeaux est devenu, depuis l&#8217;année dernière, un espace culturel avec des expositions audacieuses et très contemporaines, ce qui contraste avec l’aura de « vieux et bourgeois » qui caractérise généralement les musées des arts décoratifs. Après le succès d&#8217;Oh Couleurs ! (record de fréquentation, devenant ainsi l’exposition la plus visitée depuis l’ouverture du MADD) le musée présente une exposition monographique du designer contemporain Martin Szekely. Même si cette expo est moins « colorée » que la dernière et donc moins grand public, il est toujours intéressant de plonger dans l’univers d’un designer reconnu. Un univers minimaliste, des formes lisses et des matériaux très variés : le bambou et le laiton de la pièce « constructions » qui donne son nom à l’exposition, mais aussi la pierre, le liège et même l’argent. C’est une exposition qui, vue dans son ensemble, montre un équilibre entre solidité et fragilité de pièces qui ont été faites pour le quotidien, toujours dessinées avec des lignes simples pour créer une sensation de sobriété et de familiarité, et en même temps d’élégance.</p>
<p style="text-align: justify;">Un commentaire à part pour l’espace où se trouve l’exposition. C’est derrière le musée, dans l&#8217;ancienne prison maintenant aménagée comme lieu d’expositions très singulier que vous pourrez voir « Constructions ». Cet endroit insolite contraste notamment avec l’élégance sobre des pièces exposées, ce qui donne encore plus de sens à l’exposition.</p>
<p style="text-align: justify;">L’exposition Constructions a été prolongée jusqu’au 7 octobre !</p>
<p style="text-align: justify;">www.madd-bordeaux.fr</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" src="http://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/09/IMG_2907-e1536699564158-1024x768.jpg" alt="Constructions " width="750" height="563" class="aligncenter wp-image-290 size-large" /></p>
<p>&nbsp;</p>
<h5 style="text-align: justify;"><strong>« Détenues » de la photographe Bettina Rheims au Château de Cadillac (l’Entre-deux-mers) </strong></h5>
<p style="text-align: justify;">Le village de Cadillac est un petit village à quelques kilomètres de Bordeaux, où on trouve un excellent vin, un marché hebdomadaire renommé (chaque samedi) et aussi le Château de Cadillac. Ce dernier, monument imposant (bien qu’un peu vide) appartenant au Centre des Monuments Nationaux, est un bâtiment qui après la Révolution Française s’est retrouvé transformé en prison de femmes puis en « école de préservation de jeunes filles », ce qui signifie : prison pour mineures délinquantes. C’est ici, dans ce bâtiment plein d’histoires que la photographe Bettina Rheims a installé son exposition « Détenues ». Une exposition qui montre les images de femmes aujourd’hui incarcérées dans des prisons françaises, et qui cherche à rétablir l’individualité de ces détenues d’âges et d’origines différents à qui la prison a enlevé la voix. Une exposition émouvante qui possède une grande force vitale, à visiter jusqu’au <span>4 novembre 2018.</span></p>
<p style="text-align: justify;"><span><a href="http://www.chateau-cadillac.fr" target="_blank" rel="noopener">www.chateau-cadillac.fr</a></span></p>
<p><span> </span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
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		<title>L’aventure Macla (Muestra d’art contemporain latino-américain)</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jun 2018 12:08:24 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Par Carlos Olivera, Photos : Alain Pelletier La première fois que j’ai entendu parler de MACLA, c’était à la fin de 2015. Je venais d’arriver en France du Pérou et j’ai trouvé sur Facebook cet événement artistique qui rassemblait des artistes latinos qui habitaient en France. L’idée me séduisait, surtout<a class="moretag" href="https://kaleidoscopelab.fr/laventure-macla/"> Read more</a></p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Par Carlos Olivera, Photos : Alain Pelletier</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" src="http://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/04/┬®AlainPelletier_vernissageMacla-0004-1-1024x683.jpg" alt="Vernissage MACLA 2018" class="aligncenter wp-image-8 size-large" width="750" height="500" />La première fois que j’ai entendu parler de <a href="https://www.facebook.com/MACLA2018/" target="_blank" rel="noopener">MACLA</a>, c’était à la fin de 2015. Je venais d’arriver en France <span>du</span> Pérou et j’ai trouvé sur Facebook cet événement artistique qui <span>rassemblait</span> des artistes latinos qui habitaient en France. L’idée me séduisait, surtout parce que très rapidement je me suis rendu compte qu’<span>il</span> (le collectif d&#8217;artistes) s’éloignait des clichés de l’Amérique Latine et de l’image folklorique et facile de l’art latino-américain, et essayait plutôt d’avoir des propositions contemporaines et innovatrices. Depuis ce moment, j’ai commencé à suivre MACLA et à prêter attention à ses <span>événements</span> et expositions.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" src="http://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/06/©AP_macla-3895-1024x683.jpg" alt="Vernissage MACLA 2017, Thème la musique " class="alignleft wp-image-191 " width="449" height="302" />L’année dernière (2017), le thème de son exposition annuelle à l’institut <a href="http://burdeos.cervantes.es/fr/" target="_blank" rel="noopener">Cervantes</a> était la musique, un thème qui m’intéresse spécialement. Comme la première fois, j’ai eu la sensation d’être face à un groupe d’artistes qui présentait une exposition variée en couleurs et visions du monde mais qui se retrouvait dans une conception contemporaine de l’art, un collectif qui avait ses racines bien <span>ancrées</span> dans une Amérique Latine riche et diverse et qui montrait aussi un art global et qui travaillait différentes techniques sur des matériaux divers (des instruments musicaux intervenus, de la peinture, de la gravure, de la photo, de la vidéo etc.).</p>
<p>A ce moment je me suis demandé, pourquoi on n’entendait pas plus parler de ce collectif sur Bordeaux<span> ?</span> <span>Pourquoi</span> ses <span>travaux n&#8217;arrivaient</span> qu’à une partie réduite des <span>Bordelais</span> ? <span>Pourquoi</span> cette population latino, créative et tellement riche culturellement restait presque invisible en France ?</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" src="http://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/06/┬®AlainPelletier_vernissageMacla-0035-1024x683.jpg" alt="Vernissage Macla" class="alignleft wp-image-189 " width="425" height="283" srcset="https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/06/┬®AlainPelletier_vernissageMacla-0035-1024x683.jpg 1024w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/06/┬®AlainPelletier_vernissageMacla-0035-300x200.jpg 300w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/06/┬®AlainPelletier_vernissageMacla-0035-768x512.jpg 768w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/06/┬®AlainPelletier_vernissageMacla-0035-360x240.jpg 360w, https://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/06/┬®AlainPelletier_vernissageMacla-0035.jpg 1080w" sizes="(max-width: 425px) 100vw, 425px" />Quand mon amie l’écrivaine Lise Segas m’a appelée pour me dire que le collectif était en train de se réorganiser, qu’ils avaient besoin d’aide dans cette réorganisation et qu’ils souhaitent me rencontrer, j’ai commencé à réfléchir <span>à toutes les possibilités</span> qu’un collectif tel que MACLA peut avoir. Un collectif <span>avec une qualité artistique bien cimentée</span> et un énorme multiculturalisme interne (qui est une source d’idées et de possibilités de projets) a tout le nécessaire pour réussir, il lui manque simplement de se poser les bonnes questions et de trouver les bonnes personnes pour canaliser cette énergie. Dès nos premières rencontres il a été clair que nous avions une idée commune de pourquoi il fallait continuer et élargir les actions de MACLA : rendre évidente l’énorme force créative qui existe en Amérique Latine, et faire face aux clichés qui existent avec l’art. Un art de qualité et pluriel, qui montre les différentes cultures à l’intérieur de ce qu’on appelle Amérique Latine, un <span>art qui</span> sert aussi pour dénoncer les problèmes. La condition de la femme dans une Amérique machiste, le racisme et la violence sont des sujets clés qui ont été traités dans les expositions de MACLA. La proposition du thème de l’année 2018 « Entre Amérique et Europe, les utopies en transit » était une invitation encore plus intéressante au niveau de la réflexion sur la réalité sociale de différents pays d’Amérique Latine (comme Venezuela et Cuba) et la vision de ces utopies depuis l’Europe.</p>
<p><img decoding="async" loading="lazy" src="http://kaleidoscopelab.fr/wp-content/uploads/2018/06/┬®AlainPelletier_vernissageMacla-9966-1024x683.jpg" alt="Versnissage MACLA 2018" class="aligncenter wp-image-193 " width="677" height="460" /></p>
<p>Je me suis donc engagé avec eux et<a href="http://kaleidoscopelab.fr/index.php/a-propos/"> KLAC</a> est devenu un partenaire pour la structuration du collectif. Nous avons commencé avec une réflexion sur la stratégie à suivre pour développer MACLA. La première étape a été de définir des objectifs pour la période 2018/2019 : donner un cadre légal au collectif, établir les rôles dans le collectif et travailler pour développer son réseau. Durant ses six premiers mois nous avons accompli un labeur dont je suis fier, d’autant plus qu’il s’agit du résultat du travail collectif avec les membres de MACLA. MACLA est maintenant une association de loi 1901, et nous avons commencé à créer des liens avec des institutions importantes de Bordeaux, comme la <a href="http://www.bordeaux.fr/" target="_blank" rel="noopener">Mairie de Bordeaux</a>. Cela nous a permis de commencer à mettre en lumière la communauté latino-américaine, comme par exemple avec le montage d’une exposition dans les salons de l’Hôtel de Ville dans le cadre de la <a href="https://www.semaineameriquelatinecaraibes.fr/" target="_blank" rel="noopener">Semaine d’Amérique Latine</a> et des Caraïbes (visitable jusqu’au 8 juin). Nous avons aussi répondu aux appels à projets de la Quinzaine de l’égalité pour discuter autour des clichés qui existent autour de la notion de &#8220;latino&#8221;. De cette façon, MACLA commence, peu à peu, à se positionner comme un acteur culturel de la ville.</p>
<p>Les plans pour le futur sont vastes et excitants. Plusieurs expositions et événements sont prévus pour la deuxième partie de 2018 et nous avons déjà des expositions planifiées pour 2019 à Bordeaux et en dehors de Bordeaux. L’idée d’un catalogue qui retrace la démarche du collectif qui a déjà 5 ans d’existence mûrit peu à peu et vous en entendrez certainement parler dans les prochains mois. Beaucoup d’autres projets commencent à se mettre en place, résultat de six mois de travail intense et productif et qui nous encourage à travailler de plus en plus pour le futur.</p>
<p>&nbsp;</p>
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